Actus et Astuces
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en poésie des CROQUEURS DE MOTS c'est LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE je m'occupe des autres communautés ou je fais relâche |
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et aussi ... La mde95 en danger ; Veillée contes (suite) ; Daisy, telle une demoiselle à la licorne
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Après avoir suivi les oiseaux en poésie puis des chapeaux à aimer pour le défi n°75 de Lénaïg pour les CROQUEURS DE MOTS
Celles et ceux qui connaissent mon blog se souviennent peut-être du cahier noir de mon père dans lequel il consignait les chansons entendues sur un poste radio pendant son service militaire à Agadir en 1920
DU GRIS
Paroles: E. Dumont, musique: F. L. Benech
Hep! Monsieur, une cigarette!
Une cibiche, ça n'engage à rien,
Si je te plais, on fera la causette,
T'es gentil, t'a l'air d'un bon chien.
Tu se rais moche, ça serait la même chose,
Je te dirais quand même que t'es beau,
Pour avoir, t'en devines bien la cause,
Ce que je te de mande, une pipe, un mégot.
Ah, non! Pas l'anglaise, ni le bout doré,
Ces tabacs-là c'est du chiqué.
Du gris, que l'on prend dans ses doigts
Et qu'on roule
C'est fort, c'est acre, comme du bois,
Ça vous soûle.
C'est bon et ça vous laisse un goût
Presque louche
De sang, d'amour et de dégoût,
Dans la bouche.
Tu fumes pas, ben t'en a de la chance,
C'est que la vie, pour toi, c'est du velours,
Le tabac, c'est le baume de la souffrance,
Quand on fume, le fardeau est moins lourd.
Y'a l'alcool, me parle pas de cette bavarde,
Qui vous met la tête à l'envers,
La rouquine qu'était une pocharde,
À vendu son homme à Deibler.
C'est ma morphine, c'est ma coco,
Quoi? C'est mon vice à moi le perlo.
Du gris, que l'on prend dans ses doigts
Et qu'on roule
C'est fort, c'est acre, comme du bois,
Ça vous soûle.
C'est bon et ça vous laisse un goût
Presque louche
De sang, d'amour et de dégoût,
Dans la bouche.
Monsieur le docteur, c'est grave ma blessure?
Oui je comprends, y a plus d'espoir,
Le coupable, j'en sais rien je vous le jure,
C'est la rue, le métier, le trottoir.
Le coupable, au fait, je vais vous le dire,
C'est les femmes avec leur amour,
C'est le coeur qui se laisse séduire,
La misère qui dure nuit et jour.
Ah, et puis je m'en fous, te nez, donnez-moi,
Avant de mourir, une dernière fois,
Du gris, que dans mes pauvres doigts
Je roule
C'est bon, c'est fort, ça monte en moi,
Ça me soûle.
Je sens que mon âme s'en ira,
Moins farouche
Dans la fumée qui sortira
De ma bouche.
l'écouter chantée par Berthe Sylva en admirant Marlène Dietrich avec toutes sortes de chapeaux, à croire que la vidéo a été mise en ligne exprès pour ce billet
En 1920 et sans doute avant,
on savait déjà que la fumée du tabac était redoutable pour les poumons
***
Tu as raison, Francine, le tabac tue ! Mais je n'aime pas l'utilisation qui en a été faite sur les paquets de cigarettes, contreproductive, il me semble. Je m'en explique dans Vrai débat ou rideau de fumée ? en avril 2009
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