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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 05:30

Le jeudi en poésie des CROQUEURS DE MOTS sous le commandement de l'Amirale Hauteclaire est dédié aux légendes sur terre pour la deuxième semaine du défi n°52.

 

Comme vous le lirez, dans ce poème, la terre n'est pas loin de la mer.

 

Deux versions d'une même oeuvre ... J'ai mis l'original en ligne ICI.

 

Mais quand un poème de cette qualité est traduit par un autre poète de la qualité de Gérard de Nerval, en voici le résultat.

 

Il était un roi de Thulé

À qui son amante fidèle

Légua, comme souvenir d’elle,

Une coupe d’or ciselé.

 

C’était un trésor plein de charmes

Où son amour se conservait :

À chaque fois qu’il y buvait

Ses yeux se remplissaient de larmes.

 

Voyant ses derniers jours venir,

Il divisa son héritage

Mais il excepta du partage

La coupe, son cher souvenir.

 

Il fit à la table royale

Asseoir les barons dans sa tour ;

Debout et rangée alentour,

Brillait sa noblesse loyale.

 

Sous le balcon grondait la mer.

Le vieux roi se lève en silence,

Il boit, — frissonne, et sa main lance

La coupe d’or au flot amer !

 

Il la vit tourner dans l’eau noire,

La vague en s’ouvrant fit un pli,

Le roi pencha son front pâli…

Jamais on ne le vit plus boire.

Gérard de Nerval, poèmes divers, 1827,

traduction de Der König in Thule, de Goethe

 

voir l'article Der König in Thule - wikipedia

ainsi que celui sur Thulé (mythologie)

 

Vous pouvez aussi en écouter la ballade du roi de Thule, dans l'adaptation de Gounod, chantée par Conchita Supervia en 1931 ICI sur le blog musical de Colinearcenciel

 

300px-Thule_carta_marina_Olaus_Magnus.jpg

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Published by Jeanne Fadosi - dans jeudi-en-poésie-etc
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commentaires

Oxygène 07/04/2011 20:50



Bonsoir Jeanne et merci pour cette belle traduction de Gérard de Nerval. Bien qu'ayant fait allemand première langue je suis bien incapable de traduire, ne serait-ce qu'une seule ligne de ce
poème et je trouve que c'est bien dommage. Je n'ai plus pratiqué l'allemand après la terminale et ai absolument tout oublié, hélas...


J'ai donc apprécié de découvrir ce beau texte avec la traduction. Merci et gros bisous à toi !



Anne Le Sonneur 07/04/2011 18:27



Une très belle traduction et la mer toute proche en effet.



Dominique 07/04/2011 15:13



Bonjour Jeanne,


Je ne peux lire le poème de Goethe et pour cause...Mais que la traduction de Gérard de Nerval est
belle !  


Si je n'aimais déjà ce poète, je crois bien que ce poème-ci me l'aurait fait aimer. Merci Jeanne car je ne le
connaissais pas.


Amitiés


Dominique



Jeanne Fadosi 07/04/2011 17:16



Et moi, c'est Goethe et wikipedia qui m'a fait découvrir cette traduction.


Amicalement



Alice 07/04/2011 14:55



Merci de nous apporter ces belles musiques et paroles en ce jeudi. La légende est très romantique ! Amitiés



Jeanne Fadosi 07/04/2011 17:23



Ici, ce sont les sons qui me plaisent. L'histoire est triste. Est-ce cela le romantisme ? Je n'ai jamais vraiment bien su le définir.



Eglantine-Lilas 07/04/2011 11:32



merci pour la traduction...je n'aurais pas eu le plaisir de découvrir ce  poème autrement, avec infiniment de
bonheur...ça continu de chanter a mes oreilles


je dois être sans doute un peu bizarre mais lorsque un poème me touche ou me plait c'est avec les oreilles que je l'entends bien que le lisant en silence...


bises



Jeanne Fadosi 07/04/2011 17:25



Je me doutes bien que ce n'est pas une langue pratiquée par tous et je suis bien incapable de le traduire en entier sans aide maintenant. 


Je suis comme toi, c'est la musique des mots qui chantent dans ma tête quand je lis en silence.
Bises 



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