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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:30

Une date que je ne peux passer sous silence, même si le temps fait son oeuvre non d'oubli et d'acceptation, mais d'estompe et je l'espère de résilience. Ce mot tellement utilisé dans les médias qu'il en devient lui aussi usé.

Quelques formules à bannir
« Il faut, tu dois »— Les personnes qui ont dû affronter des violences ne réagissent pas bien aux impératifs.
« Moi, à ta place »— Franchement, non. Juste. Non. Voilà le meilleur moyen de faire culpabiliser la personne en lui faisant croire que vous feriez mieux qu’elle.
« Absolument, à tout prix »et autres formules jusqu’au-boutistes.
« Je ne te comprends pas »— De loin la pire formule possible. Si vous vous confiiez sur un problème très dur à vivre, vous auriez vraiment envie qu’on vous réponde ça ?

Ministère des familles, de l'Enfance et des Droits des femmes

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:22
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 08:10

Ce lundi 3 octobre 2016, il m'aurait fallu ne pas du tout mais pas du tout écouter les informations pour ne pas être informée du nouveau casse du siècle et du malheur de sa victime. Bien que n'écoutant guère la radio le lundi, je l'ai entendu une bonne dizaine de fois ouvrant tous les flashs d'infos quand ce n'était pas la seule "information".

Certes 9 millions de bijoux, ce n'est pas rien ! C'est quand même 10 smicards pouvant vivre pendant 50 ans.

 

Pendant ce temps Alep recevait pour le nième jour un déluge de bombes dévastatrices dans non pas l'indifférence générale, je ne dirais pas cela, plutôt dans un sentiment d'impuissance et de fatalité.

Pendant ce temps le principal hôpital d'Alep Est était transformé en champ de ruines.

Une fin décembre du début des années 1990, les médias parlaient de Sarajevo. Les médias en parlaient.

Avant les marronniers de la noël.

Un jour ou un lendemain de Noël de solitude, je m'émouvais de l'abandon de Sarajevo assiégé, affamé et livré à la violence des snipers depuis des mois.

Avec pour seuls outils alors mon stylo et du papier, relayé par mon ordinateur personnel et mon imprimante à aiguilles.

Des adresses des enveloppes et des timbres pour tenter de partager mon désarroi avec ceux qui avaient accès à la parole publique et que je pensais susceptibles d'y être réceptifs.

Cette année-là Noël me paraissait bien cruel et dérisoire face à l'inhumanité des humains.

 

Aujourd'hui que les outils pour se faire entendre se sont démultipliés et instantanéisés, il me semble que l'indifférence gênée, le fatalisme, le cynisme, la peur imbécile même dans son égoïsme contre-productif, sont plus que jamais assourdissants à en rendre inaudibles ces voix lucides avant même d'être généreuses.

 

Oui, où va le monde dans cette barbarie acceptée à défaut d'être approuvée ?

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 10:00

Je rêve qu'un jour et tous les jours suivants, tous les enfants du monde puissent s'enthousiasmer pour des Jeux Olympiques ayant trouvé le chemin de l'esprit des jeux pour l'émulation et non contre des adversaires et pour des jeux ayant enfin trouvé le chemin de l'esprit olympique pour toutes et tous.

En mémoire ...

Aujourd'hui, le Brésil est à la fête avec les Jeux Olympiques d'été.

C'est une fête au goût amer qui débute au moment même où les chefs d'Etat qui les ont porté sont traduits en justice, où le chef d'Etat par intérim n'a pas été élu.

C'est une fête au goût amer qui s'ouvrira en l'absence de nombreux chefs d'Etat dont presque tous ceux d'Amérique.

On ne parle guère des années de dictature militaire des années 60-70 et 80.

Ni même des années d'après guerre qui ont porté le Brésil au niveau des "pays émergents", mais à quel prix !

Encore moins des années fascistes d'avant la 2e guerre mondiale.

Plus étonnant, on fait remonter le "retour à la démocratie" à 1985. Certes c'est formellement vrai si l'on réduit la démocratie à un système électoral.

Et l'on occulte les années terriblement cahotiques qui ont précédé l'arrivée au pouvoir par les urnes du président Lula en 2002.

On occulte que c'est à partir de là que l'on n'a plus entendu parler des enfants des rues et de leurs exécuteurs.

(ce qui ne signifie pas qu'ils aient disparu du jour au lendemain ni même qu'ils aient disparu)

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:11

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J'ai vu une fois la statue de la petite sirène, lors de notre passage par Copenhague, vers la fin d'un périple d'été dans les pays scandinaves, Il y a ... longtemps, vers la fin de mes études.

J'ai été surprise par sa taille.

Par sa beauté et sa grâce bien sûr, celle que j'avais découvert dans les magazines et les dépliants touristiques certes. Mais dans ce gigantisme des quais de bord de mer, je ne sais pas pourquoi. Je m'attendais à ce qu'elle soit plus grande.

En ces jours d'effroi et de légitime colère contre ces attaques aussi ignobles qu'absurdes, j'ai eu envie de relire le conte

La Petite Sirène, de Andersen, traduit par David Soldi, Hachette 1876 (Wikisource)

illustration de Bertall
illustration de Bertall

Bertall , 1820 - 1882, illustrateur caricaturiste et graveur français

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:00

Réédition raffraîchie du billet mis en ligne pour le téléthon de 2008 le 5 décembre 2008

 

roses-et-cynorrhodons---reduc1.jpgdernières roses et cynorrhodons en revenant du marché

 

Ce soir et jusqu'à demain soir (5 et 6 décembre 2014), c'est le week-end pour le téléthon. Quelques années déjà, des polémiques, me semble-t-il déplacées à propos de la recherche du généthon et de fragiles espoirs de progrès dans les thérapeutiques. Plus récemment aussi à propos de la concurrence causée à la campagne contre le Sida.
Certes, il semble tellement dérisoire de collecter ces fonds comme une petite goutte d'eau à côté des milliards dégelés pour le sauvetage de la planète financière !

Peut-être.
Mais ces pratiques entretiennent les solidarités et les partages de proximité.
A partir de ce soir, dans mon village, sera mis en vente comme d'habitude des objets confectionnés par les personnes du club téléthon. Certaines, après avoir acheté les fournitures  et donné de leur temps avec une infinie patience et souvent beaucoup de dextérité, iront même jusqu'à racheter leur produit fini ! Je préférerais dire leur oeuvre.

Et dans une bonne humeur qui déride un instant jusqu'aux plus résolus des égoïstes.
En 2007, j'avais acheté un calendrier perpétuel en tissu brodé et étiquettes à velcro, dans l'espoir fou que ma soeur le mettrait à jour pour lutter contre sa foutue mémoire qui lui refusait de se situer dans le temps.

Effort encore finalement trop difficile pour elle, mais elle est entourée de l'amour et du dévouement des siens et en premier de son époux fidèle et attentif à adoucir ses jours si douloureux. Merci pour tout ce que tu continues à faire pour elle.

La vie et la beauté continuent à embellir leur ordinaire, même si la médecine est impuissante à trouver l'origine de ses misères.

 .
Revenons un peu en arrière, seulement quatre-vingt ans. Une vie d'adulte à son soir.
Dans les années vingt, je veux dire 1920..., on testait tout juste l'opération de l'ablation de la vésicule biliaire.
Ma grand-mère n'y a guère survécu et ma maman s'est retrouvée orpheline à treize ans.
Aujourd'hui, nous viendrait-il à l'esprit de considérer cet acte chirurgical courant à la lumière de ces premiers essais?

Et je ne parle même pas des débuts de l'anesthésie moderne ou plus récemment de l'accompagnement de la douleur, même si on ne peut pas soulager de tout.

Alors restons vigilants pour que ces progrès demeurent, continuent et soient dotés des moyens décents nécessaires à la médecine et aux soins.


La générosité est peu de chose mais elle peut quelquefois beaucoup lorsqu'elle est mutualisée comme c'est le cas pour les maladies rares. Je préfère cet adjectif à l'expression consacrée qui ne me semble pas pertinente.

        Et faisons le rêve
             que dans beaucoup moins de quatre-vingt ans
                  la plupart de ces maladies ne soient plus un problème
                                 et encore moins une angoisse.


        Rose Fyé pour brodée - reduc1  rose au passé plat empiétant - reduc

Une rose en son jardin d'un mois de juin et une autre rose, brodée par Jacotte au passé plat empiétant d'après les roses de Redouté. Elle les a réunies en un panneau qui constitue une fausse fenêtre d'une merveilleuse poésie. 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:00

 

" A fleur de peau" un thème pas si facile proposé pour Entre ombre et lumière ce mardi-là (31 janvier 2012) par Joëlle Colomar qu'elle avait d'ailleurs illustré et mis en mots avec sensibilité

 

Après quelques agacements épidermiques dus aux sites de soins de beauté, massages et piercings et tatouages proposés par Google, le moteur de recherche, incontournable et néanmoins essoreur de neurones, ...

j'avais les nerfs en pelotes !!!!!!!!!!!!!!

Non, même pas, je ne m'embarrasse plus depuis longtemps de ces dérives de notre vie actuelle. Je m'alarme davantage des résultats que ces lobotomies font sur les gens que j'aime.

 

Heureusement, ce moteur de recherche m'a aussi conduit sur Expressio, " A fleur de peau" cette parenthèse dans une émission du petit matin que j'écoutais sur France Inter quand je me suis réveillée prématurément et que je souhaitais me rendormir. Je n'ai pas entendu cette petite parenthèse depuis longtemps, dommage !

A ces heures-là, une lecture ou l'écriture me réveillent complètement et me préparent des somnolences diurnes fort génantes. La fluidité de ces voix ont l'agrément de m'extraire de mes pensées pour écouter, du moins au début, et c'est souvent fort intéressant, et de me bercer. Souvent, pas toujours, je me rendors pour une ou deux heures de bon sommeil.

 

Mais revenons à nos moutons

Non ne rêvez pas, il y a longtemps que compter les moutons ne me fait plus dormir mais vous savez quoi, il m'arrive de dérouler un alphabet des fleurs

Ancolie ; asphodèle ; aster ; 

Bégonia ; bignone ; buddleia ...

Camélia ; capucine ; colchique ...

 

Colchiques dans les prés

fleurissent fleurissent

Colchiques dans les prés

C'est la fin de l'été ...

 

Colchicum_autumnale_Domaine-Public.jpg

colchique d'automne, cliché de wikimedia Domaine public, flore du Vercors

 

"A fleur de peau"

sens premier : à la surface de la peau

sens figuré, devenu sens privilégié : qui réagit à la plus petite sollicitation

 

"La plus grande solitude dit-on, est quand plus personne ne vous touche"

Commentaire déposé par emma sous mon billet A fleur de peau et de regard

 

 

archivé en brouillon le 31/01/2012 à 12:57 et complété dimanche soir 24/08/2014 vers 19h

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 05:00

 

Dire ou se taire ? ... (1) ; Dire ou se taire ? ... (3)

 

Hervé Cristiani avait choisi d'en parler

de quoi ? de son crabe, de son cancer ou plutôt de son combat contre ...

 

En 2013, Hervé Cristiani avait révélé sur sa page Facebook qu'il souffrait d'un cancer. Il y donnait parfois de ses nouvelles, comme à l'automne dernier, commentant sans détour son combat contre la maladie. « J'ai augmenté les doses... Ça cogne, ça tonne, ça débourrasque le grand tonnerre... J'ai les fibres qui tremblotent, c'est la greluchette dans les poils, le grand affolement des synapses ». Il avait 66 ans. (télérama du 16/07/2014)

 

Ce matin, entre somnolence et réveil, j'ai entendu à la radio que la femme de Robin Williams avait révélé qu'il souffrait de la maladie de Parkinson et que cette révélation l'avait plongé dans une profonde dépression. Lui aurait renoncé à se battre contre un handicap qui peut accompagner longtemps.

 

J'ai connu tôt cette maladie à travers des proches ou des voisins. Ce n'est pas une maladie facile à vivre, encore moins dans un temps où il n'existait pas de traitement capable de la stabiliser. C'est vrai aussi qu'il y a des degrés d'atteinte fort différents. C'est la première fois que j'entends lier parkinson et dépression.

 

Alors c'est peut-être une façon de trouver une justification "acceptable" ou du moins audible à la disparition de Robin Williams. Je pense pourtant à l'efffet que cette déclaration pourrait faire sur ceux qui viennent d'apprendre qu'ils en sont atteint ou qui ont du mal à en supporter les inconvénients.

 

 

Aujourd'hui, ma première intention, avant de relire l'article de Télérama, était juste de vous faire partager ce petit moment de grâce sur France-Inter, où Vincent Delerme a fait découvrir à Pierre Lapointe Il est libre Max ...

Les petites morts de Pierre Lapointe : Vive la liberté !

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 05:00

Réédition du Billet 211 mis en ligne le 1er octobre 2009 pour annoncer une suite restée dans mes brouillons

Comment balayer d'un revers de main l'invitation à dire cinq écrivaines.

C'est
Sarah Frane qui me tire cette fois-ci par la manche, plus précisément ICI (lien obsolète donc supprimé). Je crois que vous avez tous compris que j'aime lire.
Vous avez peut-être compris aussi que si j'aime le genre humain, je ne dédaigne pas à l'occasion de plaider la cause des femmes. Un petit tour
par ici vous conduira vers une auteure hors du commun dont je regrette que ses oeuvres ne soient pas rééditées en ces temps modernes qui semblent faire peu de cas du genre humain.

Alors je vais faire ce tag avec grand plaisir.
Ouh ! C'est plus difficile qu'il n'y parait. Comment choisir cinq femmes écrivains ? Rien que près de mon lit, j'en ai trouvé plus. Des que vous connaissez, que vous avez déjà cité ...

En voilà déjà trois fois cinq, sans hiérarchie, et parce que j'ai leurs livres sous la main, bon, voici un premier lot :

5ecrivaines1 - reduc



Elsa Triolet avait déjà publié plusieurs romans quand elle rencontra Louis Aragon qui en fit sa muse.
Roses à crédit, écrit en 1957-1958, dénonce la société de consommation et les dangers du crédit.

Christine Arnothy est l'écrivain au succès international de son roman J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, paru en 1955. Je l'ai connu par ce roman "le jardin noir", où l'héroïne est une jeune femme qui a découvert qu'elle est la fille d'un criminel nazi recherché par une équipe de "vengeurs".

Muriel Barbery, c'est L'élégance du hérisson, un petit bijou de connivence entre une petite fille surdouée et triste et une concierge fort cultivée qui joue à merveille son rôle de concierge benête.
Mais Une gourmandise est aussi d'une belle écriture en posant des problèmes graves et rarement abordés, surtout sous cet angle.

Les pirouettes de Bigornette, sont d'un genre beaucoup plus léger, elles m'aident à me rendormir quand la nuit me tient éveillée à une heure indue (voir pour cela la recette d'un rire léger). Amis lecteurs, vous connaissez au moins Bigornette pour les prénoms du mercredi.
Elle vient de commettre deux autres livres avec du papier, un dans la suite logique des pirouettes, l'autre davantage à l'intention des enfants. Bon, je ne les connais pas car j'ai eu bien d'autres soucisen tête ces derniers temps.
Si vous habitez du côté d'Angers, vous pourrez la voir le dimanche 4 octobre, renseignements sur son blog où elle fait sa
PUB

Quant à Pearl Buck, j'espère que les jeunes générations ont encore l'occasion de la lire.
C'est vrai que l'Histoire chinoise de la deuxième moitié du XXème siècle a son comptant de pages noires.
Il ne faut en oublier pour autant d'où ils venaient. Et pour comprendre un peu mieux ce qui a rendu possible la fin de l'empire, je viens de le racheter. Vous le voyez sur la photo : il est tout neuf.
Pearl Buck a eu un succès mondial et a été prix Nobel de littérature en 1938.
Si elle a été la première femme à se voir décerner le prix Pulitzer en 1932 pour La terre chinoise, le prix Nobel de littérature avait été attribué à une Suédoise dès 1909 !

Blogs concernés par les livres, je vais maintenant laisser ce tag ouvert à tous les amis des livres qui passeront par ici, si le coeur leur en dit.

Et je vous avais dit que j'en avais bien plus de cinq. J'y reviendrai, pas tout de suite sans doute mais j'y reviendrai.

 

Voilà, la suite n'était jamais venue. Je suis ainsi. Cette fois je vais publier la suite qui était dans mes brouillons

A suivre ici ...

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:00

 

Ce jour-là commençaient cent jours de deuil au Ruanda quand j'ai écrit au brouillon les premières lignes de ce billet.

Cent jours de deuil pour se recueillir et commémorer cette abominable boucherie de cette fin de XXe siècle

Cent jours de deuil pour environ 800 000 victimes, pas seulement tuées, ce qui serait déjà trop, avilies, torturées, violées, massacrées, animalisées, non chosifiées. Hommes, femmes, enfants, par d'autres hommes, d'autres presque encore des enfants, leurs voisins, élèves d'institutrices, patients de médecins ou médecins de patients.

Cent jours d'horreur absolue, de folie collective.

Mais d'une folie collective savamment préparée et programmée. Savamment entretenue par les radios diaboliques.

 

Diable ? Ce serait, sinon une explication, du moins un alibi pour les tortionnaires, un bouc émissaire pour les survivants.

 

Comment vivre après cela ? Comment se cotoyer et reconstruire ?

 

Happée dans une autre folie destructrice, dans un printemps où je pensais encore pouvoir sauver ceux qui m'étaient si chers, j'ai découvert l'existence du génocide bien plus tard. Dans la voix blanche de Daniel Mermet en 1998, quand il revenait (déjà) sur un reportage qu'il avait fait juste après. quand ils avaient découvert Valentine.

 

Est-ce la nouvelle émission de Là-bas si j'y suis qui m'a fait abandonner l'idée de publier un billet le 7 avril dernier ?

J'avais ouvert la page à 9 heures du matin à peine ...

 

Aujourd'hui 10 juin, à 10h20, en complétant ce texte, j'écoute d'un oreille distraite la même radio évoquer un autre diable.

 

La semaine dernière, j'ai lu ce livre saisissant :

Englebert des collines, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 2014

 

jean-hatzfeld-englebert-des-collines.jpg

 

C'est le seul livre que j'ai lu sur ce terrible épisode de l'Histoire récente (il y a vingt ans). J'en lirai sans doute d'autres. Je ne vous en dirai rien de plus. Il faut le lire. C'est peut-être même une bonne entrée en matière. 

Court, bien écrit, sans fioriture. Sans concession mais sans la prétention d'analyse. Juste poser ce qui a été. Ce qui est, ici eet maintenant.

L'impossibilité du pardon mais la nécessité de vivre non pas ensemble mais côte à côte.

Impossibilité du pardon ? Non pas impossibilité, c'est le coeur, l'os du concept de pardon qui est, en si peu de mots, bousculé, ébranlé, descendu de son piedestal de statue et statut de remède aux tragédies de l'Histoire.

 

Un petit livre qui n'a pas la prétention d'apporter des réponses, mais qui me conforte dans ma réflexion sur le sens du mot pardon. Une réflexion que j'ai abordée sur un autre propos moins tragique dans "Lettre d'adieu".

 

Une autre présentation de ce livre sur le blog de l'Ecole des lettres

 

En ce moment, d'autres tueries se perpétuent. Pas dans l'indifférence, je dirais plutôt avec un sentiment d'impuissance.

Ressortira-t-il quelque chose d'efficace, quelque chose qui permette d'espérer, de ce sommet sur les violences sexuelles pendant les conflits, qui s'ouvre à Londres aujourd'hui avec plus de cent pays représentés. Sous l'impulsion de l'actrice angelina Jolie et de chef de la diplomatie britannique William Hague, sous l'égide de l'ONU.

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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

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