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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:04

~ Billet 96 ~ (ex catégorie poésie)
pour les parchemins de Bigornette


A Gribouille,

 

Dernier chaton chétif

De nombreuses portées,

D'agacés coups de griffes

Tu étais rabrouée !

 

Privée d'une portée

La mettant en danger,

La chienne débonnaire

T'accueille en sa tanière.


Dans son panier d'osier

Tu venais la téter

Elle était toujours prête

A faire ta toilette.

 

Ce doux compagnonnage

Qui nous attendrissait

A continué à l'âge

De ta maturité.

 

Quand notre douce chienne

Est morte, que de peine,

On te crut disparue !

Gribouille, où étais-tu ?

 

Mais au fond du jardin

Sur son talus de terre,

Tout transi de chagrin,

Tu veillais sur ta « mère ».

 

Quand la mort et la vie

D'ici nous éloignèrent,

Tu es restée ainsi

Vers le moulin l'hiver

 

Revenant aux beaux jours,

Dès que tu pressentais

De maman le retour

En ses quartiers d'été.

 

Et quand ce fut ton tour

D'écouter la faucheuse,

Sur ton talus d'amour,

Tu rendis l'âme, silencieuse.

Jeanne Fadosi, dimanche 12 avril 2009

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commentaires

F
Merci pour ce joli poème qui m'a émue
Répondre
J
l'histoire que je raconte ici est vraie et tu as vu les deux protagonistes en photo sur mon autre blog photo qui t'a amené ici. Merci
L
Gribouille, rescapée, aimée, libre, souffrant de voir disparaître les êtres chers autour d'elle, disparue à son tour mais qui revit par la magie de tes mots, je suis émue, merci beaucoup, Jeanne.
Répondre
J


Celle qui a partagé l'essentiel de mon adolescence. Elle a vécu très vieille et dans une grande liberté. Son lien avec la chienne était touchant



P

Nous avons connu ce genre de comportement et pourtant c'était chat et chien. Pas de tétée mais à la fin du chien le chat s'est mis à manger d'une manière étonnante. Je me demande même si cela n'a
pas été sa manière à lui de partir plus vite.


Ils savent aimer les animaux.
Répondre
J


Un chat boulimique de chagrin, c'est tout à fait possible en effet. Une manière de compenser l'absence. Mais oui, les animaux savent aimer, à leur manière, pas en calquant ou en singeant nos
manières 



M


j'ai réagi moi aussi de deux façons différentes. Je  premier  m'a fait chaud au coeur et sourire,   mais  le second ...  sur Gribouille  m'a  prise au dépourvu
un matin de Toussaint à 8h45, et les  larmes me sont  montées  aux yeux.
Bien sûr  tu as raison, il s'agit d'un grand amour entre deux animaux  mais tes mots  pour  le dire  sont vraiment  touchants. bravo à toi


 bonne  journée et bises



Répondre
J


je crois que les animaux aussi sont capables de sentiments ... l'histoire de Gribouille, y compris l'endroit où on l'a retrouvé quand il est mort, est vraie.


Bises et belle journée



O
Jeanne, je viens de lire tes deux articles au sujet du sourire et si j'ai beaucoup souri et été attendrie par tes petits mots tendres écrits, à la plume, pour ta maman, je viens de perdre ce sourire en relisant ce beau texte (mais si triste) écrit pour Gribouille... Je vais relire tes articles souriants pour finir sur une note plus gaie...
Répondre
J

Faut pas être triste, c'était un beau témoignage d'attachement après un nombre d'années de maternage assez conséquent. J'espère que tu as trouvé des clins d'oeil souriants ...


A
Celui-là ... j'ai des larmes ... c'est poignant .. quel amour de Gribouille pour sa mère de coeur ...
Répondre
O
Ton premier poème, Minouche; m'a émue, mais celui-ci me touche particulièrement car le Sweepy dont je parle sur mon blog était aussi le dernier d'une portée. Il s'entendait très bien avec notre chien et quand celui-ci est mort, Sweepy est allé se rouler dans la terre fraîchement remuée qui recouvrait le corps de notre petit toutou prénommé...Oxygène....Je vais lire ton troisième hommage et je me demande si tu ne vas pas finir par me faire monter les larmes aux yeux.... 
Répondre
J

c'est une histoire d'affection entre animaux entièrement vraie et effectivement assez couramment partagée, comme tu le racontes si bien dans ton commentaire.


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