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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 07:00

Avec le Défi n°69 chez les CROQUEURS DE MOTS, lancé par son barreur de quart Lilou-fredotte, nous partons à la découverte d'une ville, la nuit.

 

Je vous invite à mettre vos pas dans ceux de Victor Hugo pour quelques strophes ici ou pour une plus grande promenade à lire le poème de Victor Hugo dans son entier.

 

Concorde la nuit

 

C'était la première soirée

 

C'était la première soirée 

Du mois d'avril.

Je m'en souviens, mon adorée. 

T'en souvient-il ?

 

Nous errions dans la ville immense, 

Tous deux, sans bruit,

A l'heure où le repos commence 

Avec la nuit !

 

Heure calme, charmante, austère, 

Où le soir naît !

Dans cet ineffable mystère 

Tout rayonnait,

 

Tout ! l'amour dans tes yeux sans voile, 

Fiers, ingénus !

Aux vitres mainte pauvre étoile, 

Au ciel Vénus !

 

Notre-Dame, parmi les dômes 

Des vieux faubourgs,

Dressait comme deux grands fantômes 

Ses grandes tours.

 

La Seine, découpant les ombres 

En angles noirs,

Faisait luire sous les ponts sombres 

De clairs miroirs.

 [ ... ]

 

Tu disais : " Je suis calme et fière, 

Je t'aime ! oui ! "

Et je rêvais à ta lumière 

Tout ébloui !

 

Oh ! ce fut une heure sacrée, 

T'en souvient-il ?

Que cette première soirée 

Du mois d'avril !

 

Tout en disant toutes les choses, 

Tous les discours

Qu'on dit dans la saison des roses 

Et des amours,

 

Nous allions, contemplant dans l'onde 

Et dans l'azur

Cette lune qui jette au monde 

Son rayon pur,

 

Et qui, d'en haut, sereine comme 

Un front dormant,

Regarde le bonheur de l'homme 

Si doucement ! [...]

Victor Hugo, 1844, extraits du poème LXX C'était la première soirée, publié par Paul Maurice (ou Meurice)  en 1902 dans Dernière gerbe

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commentaires

L

Mais oui ! la poésie c'est ça aussi savoir rechercher celle des autres et qui nous touvhe.


Lilou
Répondre
J


Quand Brunô a lancé ses jeudi en poésie, le mot d'ordre était de mettre en valeur un poème que nous voulions faire connaître, de soi ou d'autres et j'ai pris l'option de revisiter autant que je
pouvais mes classiques. Pour les plus récents cela pose des problèmes de citations. Et une piste que je n'ai pas mis en oeuvre, mais je devrais, c'est (avec leur permission bien entendu) de
publier des poèmes d'autres blogamis.


Belle fin de semaine



L

 La ville, ici, abrite l'amour comme un écrin. Comment parler de l'écriture de Victor Hugo sans dire des banalités? Je me tais. Merci pour le partage.
Répondre
J


Je suis d'accord avec toi. Encore qu'ici, heureusement qu'il y a la musique des mots car je trouve en fait qu'il dit lui-même des banalités. On en est pas encore à ses grands oeuvres mettant en
scène Paris et sa misère.



M

Superbe.
Répondre
J


merci



A

toute ville est belle quand on est deux et que l'on s'aime !!!
Répondre
J


peut-être ... 



M

Il savait décrire la nuit avec beaucoup de douceur !


Belle journée - bisous



Répondre
J


La décrivait-il ou la sublimait-il au bras de celle qu'il aimait ?


Bises et belle soirée



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