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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:20

~ Billet 318 ~

Pour les jeudis en poésie des Croqueurs de mots, à l'encre des mots anciens pour Brunô, j'avais prévu d'éditer le poème Note, partage que Liedich avait mis sur son blog pour relever un petit défi de novembre.
Mais ce poème a disparu des radars comme l'essentiel de ses parutions depuis qu'il s'était remis à alimenter son blog.
Sa décision lui appartient et je me sens comme beaucoup de ses lecteurs, un peu orpheline de sa poésie.

Alors, je passe directement à mon intention de puiser dans l'anthologie personnelle constituée en 1966 et 1967.
Pour commencer, un poème dont le choix qu'il peut paraître étonnant pour une adolescente de quinze ans qui avait la vie devant elle.

CMdesoimeme.jpgClément Marot

De soi-même, 1544

Plus ne suis ce que j'ai été,
Et ne le saurais jamais être ;
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.
Amour, tu as été mon maître,
Je t'ai servi sur tous les dieux.
Ô si je pouvais deux fois naître,
Comme je te servirais mieux !




Et si vous voulez avoir le poème en entier, car je n'avais noté que ces vers, je vous propose la page de Florilège qui est une belle anthologie de la poésie en langue française (voir le sommaire de Florilège   

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commentaires

I


Tu donnes envie de lire la suite car ce désespoir si jeune me semble bien fatal. En espérant que ce ne fut qu'un passage...
Bon samedi chère Jeanne. Bises



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J

Je n'étais pas désespérée mais sans doute étais-je sensible à celui d'autres et la musique d'autres et j'étais proche des anciens de la famille.
merci de ton passage Indya et belle journée de dimanche


L

Marot, Villon... ils me font  vibrer. J'aimerais parler comme ils le faisaient.
Vivement merci.

PS / je suis de loin, je suis débordé et j'ai des problèmes.

bonne soirée. 


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J

Leur écriture fait rêver mais leur vie était compliquée et bien peu enviable. Ils avaient le courage des rebelles et en ont subi les répressions dans toute leur rigueur.
J'espère que tes problèmes sont surmontables et se résoudront le mieux possible.
Courage.


H

La deuxième strophe est réconfortante, la troisième ambigue ..
Je ne t'ai pas encore souhaité une très bonne année, joie et santé, tels sont mes voeux
Bisous, et merci pour le site de florilège


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J

merci, tous mes voeux à toi aussi. Je ne sais plus si je l'ai fait.
Pour le moment j'aspire à retrouver des vertèbres silencieuses.
Belle journée dans cette froidure.


O

Un texte plein de tristesse et de nostalgie qui semble un peu répondre en écho à l'arrêt du blog de notre ami Liedich...
Les poètes sont souvent des êtres déchirés et leur quotidien n'est pas toujours facile...

Pardonne-moi Jeanne je ne sais plus si je t'ai souhaité une bonne année... Je te présente donc tous mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui démarre.
Bises à toi ! 


Répondre
J

 je ne sais plus mais de toutes façons je me suis incluse dans ceux que tu as écrit sur ton blog.
et tu as raison avec les mots justes je crois pour Liedich. Ce n'est pas par hasard que j'ai choisi ce poème en effet.
Bises, Oxygène et belle fin de semaine dans ce froid "québécois" sur le Vexin français.


B

Un retour interessant sur le fond de la poésie française .
Bonne soirée Jeanne et merci pour le lien.
Bises


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J

ah oui, je le trouve assez bien fait.
Bises Brunô


A

Une nostalgie si bien écrite et que l'on ressent très fort à l'adolescence. AD


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J

c'est sans doute tout à fait cela. Et pourtant les deux autres strophes que je viens de découvrir remettent les pendules à l'heure. Sauf qu'on n'y avait pas accès.


E

ces quelques vers donnent envie de lire la suite donc je vais suivre...la fleche
bonne soirée


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J

j'ai découvert hier ces deux strophes complémentaires et devant ce genre de découverte (qui n'est pas la prmeière), je m'amuse toujours à la pensée que l'on nous a bien formaté dans notre jeunesse,
juste en isolant des mots et des idées de leur tout.
Belle fin de semaine


C

Bonjour
Il y a des gens qui nous copient c'est pour cela souvent que les auteurs enlèvent leur texte, ou alors ils les font publier et dans ce cas, il vaut mieux les supprimer.
Le poème de Marot est profondément triste. Très triste.
bonne soirée
clem 


Répondre
J

tu as raison et ce n'est pas la loi hadopi qui nous protègera de ces indélicatesses, pour le moins. Mais je ne pense pas que ce soit ce qui motive Liedich qui est, me semble-t-il, toujours en doute
de lui-même.
Ces quelques vers sont tristes, c'est un fait. Ceux qui suivent leur répondent d'une autre manière, il me semble.
Belle soirée


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