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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:00

Le défi n°50 des Croqueurs de mots est piloté par Lilie cette quinzaine et à l'approche de la journée de la femme, elle nous invite à mettre la femme à l'honneur en poésie. Je choisis de donner la parole à une poétesse, elles ne sont pas si nombreuses à être éditées.

 

L

Deux amis, joints par étroite amitié,

Eurent, sans plus, une dissension :

L'un soutenait - par raison la moitié -

Que le Thuscan* a plus d'affection :

L'autre disait - par résolution -

Que le Français parle plus proprement.

Pour les vouloir mettre d'appointement,

Je dis qu'ils sont tous deux beaux à décrire :

Mais, pour en faire au vrai le jugement,

Celui dépeint ce que cestui veut dire.

Pernette du Guillet, Rymes, Epigramme L,

extrait de Louise Labé, Oeuvres poétiques, nrf, Poésie/Gallimard, p64

*Il s'agit de la langue toscane, en concurrence avec le Français au XVIème siècle, notamment dans la région de Lyon qui se trouve au carrefour de l'influence italienne et de l'influence française.
Je ne connais pas assez Pétrarque pour y voir une allusion. 

L'allusion à l'homme de lettres qu'elle aimait en secret est sans doute plus transparente : Pernette du Guillet a en effet été l'élève et l'inspiratrice de Maurice Scève

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commentaires

M


Désolée pour l'erreur Jeanne.


Merci pour ta réponse


Belle soirée à toi


Martine ( nom du blog: Les voyages immobiles)



Répondre
J


Quelle erreur ? voir et interpréter les choses différemment fait le sel de la vie, pourvu que l'on se comprenne et qu'il n'y ait pas d'agressivité.
Belle fin de semaine 



M


Bonjour Jeanne,


Je découvre, j'apprends et j'en suis ravie. Merci pour ce partage très intéeressant


Bonne soirée Jeanne


A bientôt


Martine


 



Répondre
J


le lien vers le site contient une erreur


Comme je connais plusieurs Martine sur les blogs je ne peux pas te rendre ta visite.
Merci de ton commentaire. Pernette du Guillet mérite d'être davantage connue
A bientôt 



T


bonsoir Jeanne,je ne connaissais pas du tout !! et j'apprends par la même occasion ces différences de langage ou d'écriture !  merci pour la leçon !! bonne fin de semaine !!  bizzzoux



Répondre
J


je ne connais pas l'italien et ne puis vérifier si elle a raison ou non quand elle dit, je simplifie bien sûr, que le français serait le langage de la raison et l'italien celui de l'émotion tout
en liant les deux aspects de notre vie "mentale" dans une belle complémentarité. 
Bises 



F


j'ai étudié Pétrarque quand j'apprenais l'italien  au lycée ,mais je ne connaissais pas du tout cette poétesse; j'aime beaucoup ce petit texte ;Combien de femme talentueuses comme elle,
ont-elles été oubliées !


Bises



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J


Alors tu pourras apprécier ses poèmes en italien car elle écrivait indifféremment dans les deux langues.
Bises 



Q


Merci beaucoup... Je ne la connaissais pas. :)


 


Passe une bonne fin de semaine.



Répondre
J


On trouve ses textes dans une publication titrée Louise Labé que j'ai mentionné et pourtant ils occupent à plus de place que les siens. Va comprendre ...
A


Moment bien agréable en lisant ce texte. Bises



Répondre
J


J'imagine qu'il a été un peu modernisé. La langue française de l'époque n'était pas tout à fait celle-là. Elle a écrit aussi de très beaux poèmes en italien, auquel je n'entend rien heureusement
qu'ils sont traduits. 
Bises et j'espère que le printemps vient jusqu'à vous tout doucement et sûrement 



C


Un poème subtil pour une poétese qui ne l'était pas moins.



Répondre
J


Combien de poèmes ainsi perdus de femmes léttrées qui écrivaient en cachette ...?



T


Belle découverte merci du partage.


Bisous, bonne soirée



Répondre
J


C'est une poétesse découverte récemment mais que j'apprécie de mieux en mieux 



M


Une découverte, d'une dame à la belle plume!


merci et bonne soirée!



Répondre
J


j'ai choisi le plus court car la dame écrit des poèmes très longs et difficile à mettre en ligne car il est toujours dommage de les couper.
Bises et belle fin de soirée 



J


Belle découverte ....


Merci pour ce partage et bonne soirée



Répondre
J


Je l'ai découverte en achetant le recueil de Louise Labé qui contient ses poèmes. Elle mériterait mieux que ce second rôle



L


Belle idée de donner à lire une poètesse si peu connue. Je découvre qu'à Lyon il n' y avait pas que Louise Labé ! Et j'aime ce rappel que le français se mêlait à d'autres langues.



Répondre
J


Elle étaient à peu près de la même époque et sans doute se connaissaient-elles. Les cercles intellectuels sont otujours finalement assez restreints et quand il s'agit de femmes qui sortent de
leur rôle encore plus.
La france dans nos frontières actuelles et parlant le Français d'une seule voix est une création des nationalistes de la fin de XIXème siècle. Et si l'école de Jules Ferry a été d'un grand
progrès dans l'éducation des enfants, garçons et filles, l'interdiction de parler à l'école les langues vernaculaires a hélas contribué au déclin voire à la quasi disparition des langues
régionales telles que le breton ou l'occitan mais aussi des nombreux patois et je ne parle même pas des accents. 



P


Je connais très peu ce poète et humaniste italien, il faut dire qu'au XIII ème siècle, la rivalité entre les deux régions était assez forte...


 


Bises et belle journée.



Répondre
J


Je préfèrerais dir carrefour d'influence plutôt que rivalité car ces influences multiculturelles ont été le berceau de la renaissance et de l'essor des arts et des lettres, sans oublier les
inventions telles que l'imprimerie qui conduira à la réforme et le tissage qui conduira aux révolutions industrielles.


Bises et belle fin de soirée



M


J'avoue ne pas connaître cette poétesse, par contre Louise Labé, oui, étant lyonnaise et à qui j'ai consacré un billet.


Le langage employé est plus dur pour nous qui ne l'employons plus mais qui reste poétique.


Bisous et






Répondre
J


J'ai découvert Pernette du Guillet sur le livre des poésies de Louise Labé (grands caractères sur la couverture) ET de Pernette du Guillet (plus petits) et comme le titre est
trop long, lorsqu'on cite cet ouvrage, on zappe systématiquement cette poétesse qui, est de la même génération et qui est aussi Lyonnaise et qui a participé au débat d'idées de cette
effervescente renaissance.
Bises 



A


Tu as mis en valeur une femme poète que j'ignorais, merci pour la découverte...



Répondre
J


Je l'ai découvert pour avoir voulu en savoir plus sur ... Louise Labé et je trouve désolant qu'elle continue à être eclipsée par elle, comme si il n'y avait pas de place pour deux femmes de
lettres au XVI siècle ! Il faut dire que tout en respectant les règles sociales de son temps (sa poésie lui servait de sublimation pour les supporter) elle était une féministe (dans son sens le
plus noble), une femme dans le débat d'idées sur la modernité, reconnue par ses pairs masculins comme un grand intellectuel (j'écris un volontairement) et il faut croire qu'elle dérange encore
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