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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 10:02

Lilie, de l'île de Lilie est à la barre de la coque de noix des Croqueurs de mots cette quinzaine et, pour le jeudi en poésie, 

 

c'est selon notre bon plaisir ...

 

tout en nous proposant de ...

 

tourner autour de l'école. 

 

 

J'avais obéi à la suggestion.

J'avais programmé un poème de René-Guy Cadou pour la rentrée.

 

Je ne peux pas. Vous le verrez jeudi prochain car j'ai décalé sa date de parution.

 

Pour la "petite" et pour les siens

 

pens-e-blanche2.jpgAujourd'hui, tout à l'heure,

on conduira en terre

une toute jeune femme.

 

Aujourd'hui, tout à l'heure,

ses jeunes frères et soeurs

manqueront leur premier jour de classe,

Pour elle ! 

Ce ne sera pas l'excuse de mauvais goût

d'un mauvais élève.

 

Aujourd'hui, tout à l'heure,

Ses parents, ses grand parents,

Ses tantes,t ses oncles, ses cousins

Ceux qui peuvent

Se soutiendront dans cette épreuve

Et je n'y serai pas

 

Aujourd'hui, tout à l'heure,

un bambin d'à peine deux ans

ne saura sans doute pas

Pas encore,

qu'il ne la reverra plus jamais

elle, sa maman.

 

Aujourd'hui, tout à l'heure,

un bambin d'à peine deux ans ne saura pas,

Pas encore, qui est responsable

De ce malheur infâme.

Quand le lui dira-t-on ?

Comment lui dira-t-on ?

 

Aujourd'hui, tout à l'heure,

Je ne pourrai être auprès d'eux.
Je l'ai espéré longtemps.

Mes pensées sont là-bas.

Ce n'est pas assez

Je le sais et j'enrage,

Dans cette  invisible cage,

Qu'est devenue ma maison.

 

Reposes en paix petite, c'était trop tôt,

Mais le temps a choisi.

De délier tes ficelles de pantin.

       Jeanne Fadosi, le mercredi 1er septembre 2010 pour jeudi 2 septembre

 

C'est pour toi, petite, que j'ai mis Ronsard en ligne jeudi dernier et c'est en pensant à toi que j'avas écrit pour le défi n°36 sur le non-sens

 

Quand j'ai écrit, aux premiers mois de ce blog, A nos chers défunts, j'étais loin d'imaginer que je pourrai hélas de nouveau lire ce poème anonyme pour une petite nièce, et dans des circonstances aussi lugubres.

 

 

 

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commentaires

Quichottine 05/11/2017 10:00

Je t'avais écrit alors : je ne sais que dire...
C'est toujours vrai.
Je ne comprends pas la violence, d'où qu'elle vienne et quelle que soit la personne qui en subisse les conséquences. Je ne comprends pas que les coupables ne soient pas sévèrement punis, car le mal qu'ils ont fait se répercute sur toute une famille, et bien plus encore.
Les enfants ne peuvent pas toujours exprimer leur peine, mais ils la subisse de plein fouet.
Dieu fasse qu'ils puissent malgré tout se construire... sans violence et sans haine.
Je t'embrasse fort.

Jeanne Fadosi 07/11/2017 15:40

l'auteur a été condamné à 15 ans de prison. Son fils grandit, mal informé de ce qui s'est passé. Je ne sais pas comment il va grandir avec ce flou et ces non dits

Azalaïs 21/09/2010 11:25



je découvre ce drame qui t'affecte et je suis toujours épouvantée devant les propos et les actes de certains hommes, mais bien souvent hélas, ce sont leurs propres mères les responsables car
elles en ont fait de petits mâles tellement sûr de leur supériorité qu'ils ne se sentent plus!


Cette violence des actes mais aussi des mots est tellemnt présente partout! L'autre jour, mon propre frère se plaignait parce qu'une "conne de femme" avait traumatisé son pauvre chérubin (1m 90,
ceinture noire de judo et rugbyman!!) à un entretien d'embauche!! je suis certaine que si un patron avait tenu des propos grivois à sa fille il n'en n'aurait pas été choqué!


bises et je pense à toi



Jeanne Fadosi 22/09/2010 22:32



C'est un vaste sujet et les habitudes millénaires ne peuvent sans doute pas évoluer radicalement du jour au lendemain. Pas facile de rompre une transmission de génération en génération. Mais j'ai
quand même l'impression que nous sommes dans une phase de recul.
Quant au rôle des femmes, je serais plus nuancée.


Merci, en tous cas de ce message



:0010: Liliflore :0091: 05/09/2010 19:21



triste de lire ce poignant poème, je plains cet enfant car le chagrin de  ne plus avoir l'amour d'une maman est pour moi douloureux souvenirs d'enfance. Bonne fin de week end.
Bisous  



Jeanne Fadosi 08/09/2010 18:34



Sa vie devra faire avec. Ce ne sera sûrement pas simple !



fanfan 05/09/2010 13:18



La révolte et la peine se comprennent à travers tes mots ; cela m'émeut beaucoup


Bises



Jeanne Fadosi 08/09/2010 18:32



La révolte restera longtemps. Le sentiment d'impuissance aussi, de ne pas avoir pu empêcher ce drâme



Tricôtine 02/09/2010 23:24



Tu as bien fait de décaler ta poésie sur l'école, je suis de tout coeur avec toi ... sans trouver les mots  . ... pleure ne garde pas de larmes ça fait de gros dégâts.bizzoux Jeanne



Jeanne Fadosi 04/09/2010 19:11



Je ne sais plus trop pleurer. Mais je ne bride pas mon désarroi !
merci de tes mots, tricôtine ! Je n'arrive pas à me concentrer sur la ponctuation. Il me reste demain matin. ce n'est pas acquis !
Bises



Lilie 02/09/2010 10:53



Je sais la mort trop tôt, la vie qui continuera "sans"... et les mots inutiles...


On découvrira ton choix de René-Guy Cadou plus tard, l'important ce sont les mots que tu avais besoin de dire. Aujourd'hui est un jour pour ces mots de souffrance... Mes pensées.



Jeanne Fadosi 04/09/2010 19:02



Merci Lilie. Maintenant je n'ai plus les mots, même pas pour tous ces mots gentils. Pardon



timilo 02/09/2010 07:14



Quand cela arrive , c'est difficile à chaud de commenter


Douce journée


Bisous



Jeanne Fadosi 04/09/2010 18:30



J'ai un moment pensé à invalider l'écriture des commentaires pour ce billet. Je comprend très bien, il me manque les mots à moi aussi !



cricket1513 01/09/2010 23:12



pas besoin de savoir les circonstances


pour savoir que c'est affreux ...


pauvre petit orphelin ....du moins sans mère....


 



Jeanne Fadosi 04/09/2010 18:22



Ce ne sera pas facile mais il aura sa vie à construire. Ce sera très dur, je le crains pour ses parents notamment.



harmonie37 01/09/2010 19:28



Juste de gros bisous pour toi, rien à dire devant ta colère si justifiée. Ne t'en veux pas de trop de ton absence.


 


Gros bisous Jeanne



Jeanne Fadosi 04/09/2010 18:20



Je n'ai guère l'esprit à bloguer.
Merci de ta compréhension.



Eglantine-Lilas 01/09/2010 16:01



j'ai cru comprendre au fil de tes articles qu'il y un individu quelque part responsable de cette mort et des souffrances et ça c'est horrible


une pensée pour cette inconnue bien trop tot disparue.



Jeanne Fadosi 01/09/2010 16:32



Tu as bien compris.



fabienne 01/09/2010 15:13



j'ai suivi les liens. tout est extrêmement poignant


de gros bisous :)



Jeanne Fadosi 01/09/2010 18:08



absurde, tristement absurde !



Quichottine 01/09/2010 14:45



Cela me bouleverse, Jeanne.


Pardon de ne pas savoir que dire.


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


 


Je t'embrasse fort.



Jeanne Fadosi 01/09/2010 16:23



Je ne comprenais pas pourquoi tu étais revenue aujourd'hui mercredi sur mon poème Dis-lui. Je m'aperçois que dans mon trouble, je n'ai pas programmé la date et l'heure de parution.

Je ne sais du coup, quoi faire de ce billet. Le Aujourd'hui vaut pour jeudi puisqu'il devait paraître demain. et je sais que je n'aurai pas le coeur et le courage d'ouvrir l'ordinateur.
 Il n'y a rien à dire. C'est comme ça, hors sens.
Je t'embrasse, Quichottine



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