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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 07:00

Je reviens juste du blog de Bigornette, alertée par le commentaire de Quichottine. Il va de soi que je dédie le poème ci-dessous à Robinson qui m'a encouragé à écrire Révolution ? après ma non lettre au père Noël et à Bigornette, sans qui ce poème n'existerait sans doute pas.

 

Et à tous ceux qui pensent que cette lucarne et les communautés de blogs sont virtuelles, je dirai que depuis bien longtemps je n'avais plus été capable de pleurer et que c'est les yeux plein de larmes que je complète ce billet par ces premiers mots.

 

Juste celle de continuer à ouvrir les fenêtre sur la vie, je réédite ce poème écrit pour les Parchemins de bigornette en avril 2009 et dont le billet initial est ICI

  reverbere solaire - reduc

Fenêtre sur la vie

 

La première fenêtre ouverte sur le monde

Me protégeait sans doute de l'ardeur du jour

En cette fin d'été bruissant des chants d'arondes

Réunies sur les fils, prêtes pour le retour

Vers des contrées plus douces anticipant l'hiver

Jusqu'au printemps suivant où le soleil trop cru

Les renverraient vers notre terre hospitalière.

 

Au bout d'un long voyage arrivant tant recrues

De fatigue et de vent, sous le hangar branlant,

Entre le mur de pierre et quelques poutres blondes,

Là-haut sous la charpente un doux nid les attend.

 

Au clocher tinte l'heure. Entends le chant du monde,

Nouveau né tout fripé tant pressé de paraître,

De tes jours d'innocence éloignant la vieillesse

De tes parents émus ouvrant grand la fenêtre

A l'avenir heureux d'éternelle jeunesse.

 

Reviendront-elles ces crâneuses messagères ?

Que sont donc devenues toutes ces espérances ?

Secondes par milliards au sablier du temps,

Vous avez fabriqué des passés trop amers,

Fait venir à mes yeux des larmes au non-sens.

Je ne sais plus pleurer de trop de souvenirs

Et, pour vivre debout, je choisis de sourire.

 

La vie est un voyage. C'est banal à dire,

Faite de petits riens et de grandes détresses.

Certains virages flous m'ont conduit vers le pire

Et si tant de chagrins par pudeur contenus

Vous font croire un instant que je ne sais qu'en rire

Ou que j'aurais trouvé un chemin de sagesse,

Si mon âme blessée, je n'ai rien oublié,

J'ouvrirai la fenêtre aux matins à venir.

 

Jeanne Fadosi, achevé le dimanche de pâques 12 avril 2009

  printemps

 

cliché pris au printemps par mon frère Gilou.

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commentaires

T


Nous allons irrémédiablement vers le bout de notre bobine, si le fil pouvait être sans noeuds ça glisserait mieux , il ya des bobines qui ont tous les noeuds en même temps c'est pas juste , j'ai
lu le billet de Quichottine et je te remercie pour avoir dédié ce poème à Robinson et Bigornette gros bizzzoux Jeanne



Répondre
J


Si cela glissait mieux et sans noeuds, peut-être cela nous semblerait aussi glisser trop vite ... Mais quand tout est emmêlé, c'est trop la galère ! Ce n'est que justice ce billet car sans
Robinson, ce poème n'existerait tout simplement pas !
Bises Tricôtine !



N


Ce très beau poème m'a beaucoup émue...C'est un très beau résumé de la vie qui s'écoule avec ses joies, ses peines, ses regrets parfois...mais aussi de grands moments de bonheur que l'on a
tendance à oublier parfois...J'aime bien ton blog qui témoigne de cette vie dense de  l'être humain.



Répondre
J


Ce blog est un peu ma récréation, le lieu où je pose un peu de mes difficultés et de mon regard sur le monde. Mais il m'a apporté bien plus à travers les échanges via les commentaires. Merci de
ton passage et de cette appréciation.



C



Bonjour Jeanne



Je suis venu pour te remercier de ta amitié. Et aussi pour te souhaiter une bonne et heureuse année !



Amicalement,



Cravo


 



Répondre
J


Le français est une langue qui a ses caprices. et je sais que tu apprécieras cette rectification. L'amitié est bien un nom féminin, mais comme il commence par une voyelle, on dit
ton amitié.
Merci beaucoup de tes sympathiques visites et je te souhaite à mon tour une bonne année 2011.
Amicalement,
Jeanne Fadosi



B






Répondre
J


merci pour ce sympathique bonhomme de neige ! J'aurais pu cette année, pardon, l'année dernière, en faire un pour de vrai tant il y a eu de neige !


belle année 2011



M


en lisant les commentaires, je suis "tombée" sur la nouvelle, et je comprends mieux ta tristesse; je croisais Bigornette sur les blogs, je ne la connaissais pas...mais j'ai été
peinée...Souhaitons qu'elle trouve la force de se battre...



Répondre
J


Que te dire, sinon que ma tristesse vient de bien plus loin. Ce départ ajoute une peine supplémentaire. J'espère en effet que Bigornette va se battre. Je crois qu'elle en a le cran



M


la vie est un voyage... J'aime beaucoup cette "définition"..
On porte des espoirs, des envies, des certitudes, on récolte des surprises, des déceptions, des bonheurs, des désillusions....


Très beau poème...
Bonne fin d'année à toi!



Répondre
J


Je l'avais écrit il y aura bientôt deux ans. La vie est faite de hauts et de bas pour tout le monde, mais dans la balnace de ses vacheries, tous les plateaux n'ont pas le même poids. La vie ne
m'a pas épargné.


Belle semaine et beau début d'année



M


Beau poème. Bonne soirée. Bises.



Répondre
J


merci. Bises et belle semaine



C


"La vie est un voyage" dites-vous et votre fenêtre s'ouvre sur le dernier  de Robinson. Que la pensée émue des Croqueurs de Mots l'accompagne pour cet ultime départ.



Répondre
J


merci Catheau. Je suis sûre que ce message parviendra à Bigornette, via Milodu par exemple.



B


Merci d'ouvrir cette fenêtre en poésie pour tous ces coeurs meurtris et désespérés mais la vie poursuit son cycle et le réconfort de tes derniers mots Bigornette y sera sensible et y puisera un
peu de la force necessaire à vivre.


Merci, même si tout ça me chamboule un peu.


gros bisous



Répondre
J


La vie est devant, toujours, vaille que vaille. Et pour plagier quelqu'un de célèbre dont je ne me souviens pas le nom, le pire n'est jamais certain.
Bises Brunô et merci d'être sur la toile même si d'autres activités t'appellent aussi, dont tu nous présentes quelquefois les résultats.
Un beau début d'année



B


Merci de ta réponse Robinson je crois l'avoir croisé et Bigornette nous nous lisions j'avais été surprise de ne plus la voir mais comme se sont les vacances et je n'ai pas de liens chez moi donc
après il faut que je cherche.Le cancer pour connaître ça je connais décidément ça n'arrête pas p**** de maladie, 


Il est dur d'apporter un soutien à des personnes qui traversent ces moments, il y a déjà une période de replis souvent, les mots sont impuissants tant qu'on ne peut les entendre .....Ses amis lui
seront d'un grand soutien...Encore merci pour ta réponse



Répondre
J


Je ne la connais pas personnellement, mais je crois savoir qu'elle est bien entourée par sa famille et ses amis.



F


bonjour


j'ai appris aussi pour Robinson et la maldie de bigornette et cela aussi m'a affligée, ton poème est très beau et émouvant



Répondre
J


2010 l'a beaucoup malmené. Je lui souhaite une année 2011 plus douce, malgré sa peine et cette maladie contre laquelle elle doit se battre.



B


Très beau ce poème et tellement vrai qu'il touche.


J'ai vu quelques part peut être chez Quichottine je ne sais quelque chose mais je n'ai pas compris sur Robinson, je ne sais si j'aurai le temps d'aller chez Bigornette 


Tu peux m'éclairer STP.


En tous cas tout à fait d'accord avec toi enfin je crois, le virtuel est juste pour ceux qui cachés derrière leur clavier et leur écran ne sont que des robots, ceux que rien ne touchent, pour moi
qui me suis mise en colère tellement j'en ai "soupé" de ce mot, le virtuel c'est quoi, qui écrit sans mettre une part de soit pour moi et seulement pour moi quelqu'un qui ne m'intéresse
pas....Oups pardon virtuel ça m'énerve


Pour en revenir à ton poème, âme blessée ou en souffrance rien n'est oublié et il faut arriver à ouvrir sa fenêtre au lendemains qui sont là...


 



Répondre
J


Robinson vient de décéder. C'était le mari de Bigornette et ils avaient tous deux presque en même temps découvert cet été, qu'ils avaient un cancer. Chacun avait un blog, Bigornette en a un
deuxième de photos. Je crois que j'ai les liens vers les deux blogs à droite du mien. C'est Robinson qui m'a ouvert la porte des jeux d'écriture communautaires.



A


Bonjour Jeanne,


Ton message m'a emmené chez Bigornette, que je connaissais en lecture virtuelle, car c'est une grande figure dans les communautés, et je lisais aussi le blog de Robinson, plein de gaité, je suis
très triste pour eux et te remercie de m'avoir informée.La fenêtre sur la vie,qu'elle s'ouvre toujours pour Bigornette qui en a bien besoin pour elle et pour eux. Amitiés



Répondre
J


Pour mon blog, je dois beaucoup à Bigornette et je lui souhaite tout le courage nécessaire
Amicalement



L


Bonjour Jeanne


Ce poème est très touchant !


La vie est un long voyage avec de plus ou moins belles escales


Toutefois, il faut garder sa fenêtre ouverte sur elle pour en continuer le chemin


en espérant de jolis lendemains


Belle journée, bises, Lyly



Répondre
J


Je viens de prendre connaissance de la nouvelle que nous annonce Bigornette. Mon coeur est triste et mes pensées vont vers elle et sa famille. Je sais, j'espère, qu'elle aura le cran d'ouvrir la
fenêtre vers la vie. Il faut qu'elle se batte, elle aussi.



Q


Il vient à point, Jeanne.


 


... tu es au courant pour Bigornette ???



Répondre
J


Merci de m'avoir alerté, Quichottine. Non, je n'étais pas au courant. J'étais passée sur son blog il y a deux ou trois jours et reçu des nouvelles via Midolu avant ce dénouement si rapide.
Je ne les connaissais qu'à travers leurs blogs et les échanges de commentaires, et je lis toujours les pirouettes de Bigornette quand j'ai besoin de m'aérer l'esprit. Alors j'ai de la peine.



C


un poème très agréable et qui montre une réalité de la vie avec beaucoup d'espoir, de joie aussi.


bonne soirée


clem



Répondre
J


Mince, clem, c'est ton commentaire qui m'a fait comprendre que je me suis plantée dans la programmation de ce billet. Normalement le jeudi en poésie c'est ... le jeudi


Je sauvegarde ton commentaire et ma réponse pour le cas où ils disparaitraient dans ma manoeuvre de reprogrammation.
belle soirée
Jeanne Fadosi



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