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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 05:00

 

Dômi, capitaine des CROQUEURS DE MOTS depuis que Tricôtine lui a transmis le témoin de la communauté est pour la quinzaine à la barre du Défi n°132
Le thème général en est d'expliquer à notre sauce personnelle l'origine d'une expression connue.

Ce thème sert de fil directeur pour le choix des poésies du jeudi, tout en nous laissant libre de voguer à notre guise sur les flots de l'imagination.

 

En poésie, le blason est un court poème à rimes plates ou suivies en vogue au XVIe siècle surtout, faisant l'éloge d'un objet ou d'une personne. 

Un genre poétique auquel se sont essayé au XXe siècle notamment André breton ("Clair de terre") et Paul Eluard ("Blason des fleurs et des fruits") , en les adaptant à leur sauce.

Ce que ne fait pas ici Cochonfucius qui m'a déposé récemment (03-10-14) ce sonnet en commentaire sous La tulipe, de Théophile Gauthier, à la façon des sonnets du XVIe siècle mais en surfant sur les différents sens des mots blason, éloge et récompense.

 

Quatorze blasons

---------------

 

D’argent à un fouillis de végétaux de sable ;

D’or à deux régiments de licornes d’azur ;

De sinople à deux trolls assis au pied d’un mur ;

D’hermine à un archange à peu près vénérable.

 

D’azur à un pluvian au chant inimitable ;

De sable à un manchot roulant pour Balladur ;

De brique à deux savants dont l’un s’appelle Arthur ;

De plomb à deux seigneurs jouant cartes sur table.

 

De laine à un sonnet de facture incertaine ;

De neige à cent corbeaux qui parcourent la plaine ;

De cuivre à trois chercheurs qui traquent les bosons.

 

D’ivoire à un tercet qui scrute l’héraldique ;

De marbre à un seul vers dodécasyllabique ;

De papier, à un fou qui apprend le blason.

Cochonfucius, Pays de poésie, Quatorze blasons

 

 

Bonus Le blason, de Georges Brassens

 

crin-givre---reduc1.JPG

.

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commentaires

M
Ardu pour moi aussi, mais je reconnais ton habilité à chercher des textes rares et d'un vocabulaire très riche!
Répondre
J


aucune habileté ici, ce poèem m'a été livré à domicile si j'ose appeler ainsi mon blog sur la Toile. Quant au blason de Brassens, c'est Google qui me l'a servi sans le censurer. Je connaissais la
chanson mais pas le titre



D
Et bien voilà que je découvre ici aussi!!! Tout comme chez Eglantine qui a choisi une fable de La Fontaine très peu connue, je trouve que ce poème est très ardu. Il me faudrait être à côté de mon
dictionnaire pour le décrypter ;)
Je vois que Georges Brassens est passé par ici également ;)
Merci Jeanne pour cette richesse de culture ;)
Bisous
Domi.
Répondre
J


oui, je suis d'accord avec toi. J'ai dû le lire plusieurs fois et faire marcher des auxiliaires ...


Brassens j'adore. Il passera dans les chansons éternelles j'en suis convaincue


bises



M
Une chanson que j'avais oubliée ! Merci du rappel !
Bonne soirée
Monelle
Répondre
J


Brassens lui-même est trop oublié



S
C'est une découverte pour moi aussi merci.
Répondre
J


j'en suis ravie



L
Bonjour Jeanne. Merci beaucoup de nous évoquer les blasons, d'abord par le poème de Cochonfucius qui apporte du cosmique, de la physique quantique dans l'art héraldique et par ton choix de chanson,
agréable moment ! Bizzz.
Répondre
J


c'est vrai qu'il a ratissé large. et Brassens qui chante divinement ce précieux morceau d'anatomie


bises



J
Et bien je découvre, poème et chanson... merci Jeanne, bises de jill ;-)
Répondre
J


j'ai de temps en temps des dépôts de ce genre de la part de ce chercheur en linguistique. Pour la chanson de Brassens, il faut dire qu'elle était censurée et que maintenant c'est carrément tout
Brassens que l'on n'entend plus guère


bises et belle journée



M
Oh merci, merci Jeanne pour avoir diffusé cette chanson de brassens une de ses plus belles chanson hommage aux blasons féminins.... Je l'ai écouté avec plaisir, il y avait longtemps que je ne
l'avais entendue.
Répondre
J


un lien qui apparemment n'a pas plus à tout le monde. Pourtant, comment peut-on s'offusquer de tant de délicatesse pour ce qui est somme toute, comme l'écrivait en titre de son tableau un autre
ostracisé, "l'origine du monde"



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