Au fil de mes réflexions, en partant du quotidien et ou de l'actualité, d'une observation, ou à partir de thèmes des communautés de blogs ...
Par Jeanne Fadosi
Jeudi en poésie avec Lilou pour la première étape du défi n°62 des CROQUEURS DE MOTS
Les chemins de campagne
Ils m'évoquent inévitablement ces longues promenades des premiers temps de la retraite de mes parents, dans les chemins creux, riches en toutes sortes de faune et de flore, peu de temps avant que le remembrement les démantèle et avec lui le bocage patiemment construit pendant un millénaire d'apprivoisement du paysage par des hommes et des femmes qu'on a longtemps appelé avec respect, paysans.
Mon père nous évoquait ses premiers temps de découverte lorsqu'il était venu ici pour travailler.
Ma mère nous y racontait ses vacances de parisienne, le train, les trajets en charrette depuis la gare, et l'âne de ma Tante et de mon oncle.
Alors les chemins de campagne, même s'ils sentent la noisette comme dans la chanson de Jean Nohain et de Mireille*, me renvoient à mon imaginaire d'alors, quand je rêvais cet âne fidèle et, disait-elle, têtu.
Aidée dans mon esprit par ma toute première récitation apprise à l'école maternelle, premier contact aussi avec l'écrit sur un tableau, premiers pas dans l'apprentissage intuitif de la lecture pendant que les grands y étaient initiés. Une version très écourtée, et par la même en grande partie dénaturée, du texte de Jammes.
Qui ne se souvient en effet de
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il prend garde aux abeilles
et bouge ses oreilles ;
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours.
Ses yeux sont en velours.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx.
Francis Jammes,
avec une ou deux strophes en plus éventuellement
Et maintenant, le poème dans son entier. Si, je vous assure, il est important de tout lire ICI
* il est possible que le lien vers la chanson de Mireille ne fonctionne plus, mais ce serait dommage
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