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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 06:00

Pour les besoins d'une devinette posée dans le billet précédent, j'ai provisoirement modéré les commentaires pour la journée. Ne soyez donc pas étonnés de ne pas les voir s'afficher immédiatement.

 

1er jeudi en poésie de ce défi n°67 des CROQUEURS DE MOTS, et c'est Enriqueta qui nous a préparé la feuille de route et qui propose le cap à tenir sur l'océan des médias.

 

Bien difficile de poétiser sur les médias, pour moi du moins car je suis sûre que je vais avoir de belles surprises et il ne me vient pas à l'esprit de texte poétique ou de chanson sur le sujet.

 

J'ai cependant eu l'occasion d'écrire ceci pour ce blog

 

silence5vercors-g240509.jpg

 

 

 

Sur les journaux de nos vies

 

Sur les journaux de nos vies

Se lisent rires et douleurs

Paillettes, jeux et peurs,

Rarement ce qu'est la vie

Jeanne Fadosi,

lundi 20 juillet 2009

 

Suite d'une réflexion autour d'un texte de Charles Baudelaire, que j'avais mis en ligne avec c'est le printemps de Prévert comme solution d'une des devinettes posées Quand la colère se fait fête dont voici la note complète.

 

« Il est impossible de parcourir une gazette quelconque, de n'importe quel jour, ou quel mois, ou quelle année, sans y trouver, à chaque ligne, les signes de la perversité humaine la plus épouvantable, en même temps que les vanteries les plus surprenantes de probité, de bonté, de charité, et les affirmations les plus effrontées relatives au progrès et à la civilisation.

Tout journal, de la première ligne à la dernière, n'est qu'un tissu d'horreurs. Guerres, crimes, vols, impudicités, tortures, crimes des princes, crimes des nations, crimes des particuliers, une ivresse d'atrocité universelle.

Et c'est de ce dégoûtant apéritif que l'homme civilisé accompagne son repas de chaque matin. Tout, en ce monde, sue le crime: le journal, la muraille, le visage de l'homme.

Je ne comprends pas qu'une main pure puisse toucher un journal sans une convulsion de dégoût. » 

 

Source :

CHARLES BAUDELAIRE, Mon coeur mis à nu, in Oeuvres complètes, Paris, NRF/Gallimard, 1954, «Bibliothèque de La Pléiade», p. 1231 

 

Je ne suis pas d'accord avec Baudelaire qui se comporte avec les médias comme le dandy qu'il est et que la fureur du monde importune, ce qui nous a valu des textes magnifiques bien sûr, mais essentiellement centrés autour de sa personne.

 

Voir aussi La gazette de Baudelaire

 

C'était avant cette intrusion dans nos vies (un clic sur le journal pour comprendre que le sujet de cette quinzaine me soit difficile)

Anne-Sophie journal - reduc

 

 

Sur les journaux de nos vies

J'aurais voulu qu'un jour

On n'ait plus de raison d'écrire

Ces vies qui se fracassent

Jeanne Fadosi,

mercredi 26 octobre 2011

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commentaires

L


Bravo, Jeanne, pour ta combativité et ta forte volonté de faire la part des choses, par exemple dans les media, oui. Point de vue intéressant sur Baudelaire et un texte de lui que je ne
connaissais pas (ou alors je l'avais oublié). Je peux comprendre son point de vue, cependant, car il fait bien de dénoncer que les gazettes se font du fric sur les turpitudes du monde et que les
lecteurs en sont friands. Malgré tout, ces turpitudes doivent être dénoncées. Bises.



Répondre
J


Être informé est essentiel en effet et les médias prennent des formes différentes au cours de l'Histoire. Plusieurs graves écueils à cette information : la plus courante chez nous, les choix
moutoniers et les dictats des pouvoirs financiers (quoiqu'on en dise), la censure, officielle ou plus sournoise, la diffusion de ces infos, leur clarté, et de plus en plus, la pléthore qui
empêche de distinguer l'important de l'accessoire, l'immédiateté qui fait négliger les vérifications nécessaires et aussi le suivi, ce qu'il advient après ...


Bises



E


J'aimerais des médias qui ne nous annoncent que les bonnes nouvelles et nous aident à voir la vie en rose et ne nous parlent que des bons citoyens qui se bougent pour des causes valables.


Merci pour ta participation.



Répondre
J


Il faudrait des deux ...Belle soirée



E


J'aime beaucoup tes 2 quatrains... BRAVO ! Bisous



Répondre
J


Le premier, je ne suis pas sûre que je l'écrirais maintenant



F


les journaux sont des rapaces


mais peuvent transmettre aussi des appels au secours de populations ruinées par la famine, et autres désolations humaines sur notre planète


comme en tout, il faut déchirer les pages qui ne servent à rien, et les petits encarts qui transmettent des valeurs


c'est comme dans la vie, il faut faire le tri


je t'embrasse Jeanne


françoise



Répondre
J


Je suis complètement d'accord avec toi, les médias sont indispensables mais ils transmettent plus souvent les mauvaises nouvelles quand les situations sont devenues inéluctables et moins souvent
des occasions d'espérer. Mais pour être honnête il y en a qui le font, sans pour autant verser dans l'angélisme.


Et je trie comme toi. Je déplore surtout leur manque d'indépendance par rapport aux pouvoirs de l'argent.


Nises et belle soirée



H


J'avoue être d'accord avec Baudelaire, les nouvelles terribles sont le plus souvent mises en avant, rien sur ce qui est de nature à faire espérer ou même avancer.


Je comprends, cela dit, que ce sujet te sois plus que difficile.


Bisous Jeanne






Répondre
J


Je serai plus sévère que toi. Les mauvaises nouvelles (comme les bonnes) ce ne sont quelquefois que celles qui sont supposés intéresser dans notre environnement immédiat ...


j'ai été choquée dimanche soir que le journal soit presqu'entièrement consacré à la coupe du monde de rugby et pratiquement rien (rien même il me semble) sur le séisme à l'erst de la Turquie.


Bises et belle soirée



E


très vrai et terrible constatation que des millénaires n'aient pas réussi à civiliser l'homme. Mais le bonheur s'affiche rarement, ou alors c'est celui des people , qui dure le temps d'une photo



Répondre
J


Je pense qu'il y a des danses de civilisation où l'on avance et l'on recule ... Progresse-ton ? Globalement peut-être quand même ! Nous serions surpris de nous aventurer dans les coupe-gorge du
Paris du début du XXème siècle, mais chaque reculade est décourageante et les nouvelles ne sont pas bonnes. Est-ce pour autant qu'il faille se mettre, comme Baudelaire, la tête dans le sable pour
ne pas entendre les mises en garde qui nous parviennent ?


La presse qui parle des stars, je ne la lis que dans les salles d'attente...


Bises et belle soirée



M


Il y a beaucoup trop de drames dans les journaux, qu'il soient écrits ou parlés et quand l'un de ces drames nous touche de près c'est l'horreur, je le sais !


Bonne journée – bisous


Monelle


 



Répondre
J


Faut-il les taire ou au contraire parler des situations avant que les événements ne se dégradent à ce point ?


Bises



O


Bonjour Jeanne. J'ai relu le calvaire d'Anne-Sopie et j'ai de nouveau souffert pour elle et sa famille. C'est trop dur... Insupportable...


Je n'ai pas les mots, pardonne-moi. 



Répondre
J


Ses parents et ses frères et soeurs apprennent à vivre au quotidien avec ce terrible événement. Ses grand-parents s'occupent et en parlent peu. La toussaint est un moment difficile.


Les préoccupations vont vers l'enfant d'Anne-Sophie qui grandit dans une famille d'accueil à la hauteur de la situation et qui semble lui apporter une certaine sécurité affective et morale. Ses
grand-parents maternels le voient, avec joie, trop peu à leur goût, bien sûr.


 


Merci pour tes mots Oxygene



P


Oui, les journaux.... Mais ils sont utiles parfois, quand ils ne sont pas partiaux... belle journée avec bises



Répondre
J


Papier ou sur internet maintenant, ils sont utiles et je ne saurais m'en passer longtemps


bises et belle soirée



M


Belle participation.



Répondre
J


merci



Q


Je suis d'accord avec toi. Nous aimerions tous ne jamais être sur les pages d'un journal de cette façon.


Je t'embrasse, passe une belle journée malgré tout.


 


(En famille en ce moment, j'ai du mal à être sur le blog... j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.)



Répondre
J


C'est une horreur quand le malheur atteint et une double peine quand elle s'étale dans les journaux. Il m'arrive aussi de penser à ses parnets à lui. Je crois que le monde a dû s'écroulé aussi
pour eux !


 


Les vacances des autres quand on est retraité, sont l'occasion de les passer souvent en famille voire d'être sollicités pour s'occuper des plus jeunes. Ce qui est fait de grand coeur.


 


Au niveau global, cette économie si utile à la société, n'est pas prise en compte. Je crois que sans les "seniors" l'activité économique et sociale serait bien perturbée !!!



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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

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