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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 09:00

 

etoile et vraie lune - reduc1

 

Des envies de friandises chez notre fermière Lajemy qui a besoin de douces calories pour affronter les intempéries.

 Le Casse-tête de la semaine nous renvoie donc aux recettes pour adoucir les papilles du père Noël.

 

Je sais bien qu'il est une mode à laquelle j'ai cédé aussi quand mes enfants étaient petits. A chaque jour de décembre, fenêtre après fenêtre du calendrier de l'avent, se découvrait le plus souvent une ou plutôt chez nous trois friandises.

 

Cette coutume n'existait pas dans mon enfance où les habitudes étaient plutôt de dresser le sapin et la crèche la veille ou l'avant veille de Noël, coutume que j'ai retrouvée en Autriche dont j'ai un souvenir de Noël assez magique.

Pas question de guirlandes et d'objets sophistiqués pour le sapin dressé dans le hall du gîte-château qui nous accueillait pour un séjour de vacances et de danses populaires. Toutes les pendeloques, très décoratives, avaient été confectionnées dans les cuisines et les figurines, biscuits parfumés à la cannelle et au clou de girofle, pains d'épices aux yeux d'angélique et aux lèvres grains de groseille ou pétales de rose, tous ces sujets si réalistes, rois, princesses pères noêl ou lutins, ... étaient destinés à être croqués avec gourmandise après la veillée et la messe de minuit et parfumaient l'air avec bonheur.

Une vraie messe de noël, comme on n'en fait plus à l'heure des médias, dans la neige et en habits du dimanche, avec les choeurs enchantés des chanteurs de la paroisse, avec toutes ces bougies rouges sur chaque rebord de fenêtre, ainsi que sur chaque tombe, pour fêter aussi Noël avec leurs morts. Une trève où tout le monde pouvait donner l'illusion qu'il était en paix avec son voisin.

 

A la maison, la veillée de Noël transformait la cuisine et la salle en ruche affairée : dans la cuisine, mon père et quelques uns d'entre nous, rares, pour confectionner la bûche et les autres plats du repas du lendemain, quenelles façonnées et pochées à la main, ris de veau, chataignes pour la dinde ...

Dans la salle, maman et d'autres ou les mêmes en va et vient, et les boites par kilo des croquettes de chocolat de l'abbaye de Lonlaye, les pochettes, d'abord découpées par économie, puis commandées en même temps que les chocolat, et les préparatifs pour n'en oublier aucun ... sans oublier d'en gouter quelques unes de temps en temps.

Vers la minuit, si la fatigue et le sommeil ne nous avaient pas vaincus, nous ouvrions les recueils de chants de Noël et nous chantions ensemble, a capella.

les traditionnels, les familiaux, quelques uns plus régionaux ...

Et puis nous fêtions la noël avec un minuscule verre de liqueur à la mandarine, au cassis ou à la framboise, liqueurs maison préparées et vieillies avec art et respect.

Le père Noël, qui n'aimait pas trop les réunions de famille, faisait patiemment le tour des maisons où les enfants étaient déjà couchés. Sa discrétion était bien opportune pour envoyer les petits au lit avant de lui laisser le champ libre.

 

Et le matin, c'était la fête pour les enfants !

.

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commentaires

M


de beaux souvenirs, merci



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J


la mémoire a ce privilège d'embellir les souvenirs heureux et d'embrumer ceux qui le sont moins.
merci de ton com et de ton passage.



T


Merci de nous faire partager ces délicieux souvenirs.


Aujourd'hui Noël est devenue une fête trop commerciale !


Bises, bonne soirée



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J


je trouve aussi. Cette mauvaise habitude n'est pas nouvelle mais maintenant cela frise la démesure, même pour ceux qui devraient avoir d'autres priorités.
Bises et belle semaine



C


des souvenirs déliceusement partagés


bonne nuit


clem



Répondre
J


la qualité plutôt que la quantité !


belle semaine



E


j' adore ces noéls d' antan


si authentique


sans kitsch ni lumières laser


bonne soirée


éva



Répondre
J


sourires, j'ai l'impression d'avoir l'âge de Mathusalem ! pourtant j'ai l'impression que c'était hier !


bises et belle semaine



M


Merci de nous faire partager tes souvenirs. Moi je me souviens, nous n'avions pas de cadeaux mais le plus important c'était quand nous étions tous réunis autour de la table avec mes parents, mes
soeurs, mon frère et mes beaux-frères c'était la fête. Bisous bon week-end



Répondre
J


Pas de cadeaux du tout ? étonnant ! mais la fête en famille, c'est déjà un beau cadeau et une source de beaux et doux souvenirs.
bises et belle semaine



O


Merci pour le partage de ces jolis souvenirs Jeanne.... Tes mots relatent bien l'effervescence de ces moments de fête.


Je te souhaite un très bon week-end. Bises à toi !



Répondre
J


Effervescence joyeuse et sans stress ni précipitation. Des moments de détente active et chaleureuse.
bises et belle semaine



C


merci Jeanne pour ces belles description de tes Noël d'enfant. Un période qui fait chaud au coeur.


Je t'embrasse



Répondre
J


l'Autriche c'est une fois et je n'étais plus une enfant et encore une femme libre.
Les autres noëls chez mes parents, la maison était pleine avec petits enfants et c'était la famille avant tout.
bises et belle semaine



Q


Quels beaux souvenirs ! Tu as raison, Jeanne... J'aime ces moments où la famille se réunissait pour confectionner ensemble ce repas de Noël et ces friandises.


 


Aujourd'hui... Je ne sais pas. Il me semble que tout a changé.



Répondre
J


Je ne sais pas si tout a changé. Il y a longtemps que je me suis retirée de ces festivités qui ne me concernent plus. C'est pour moi un très mauvais anniversaire, de ceux que l'on ne peut
effacer.
Mais les noëls sont fêté presque partout où il y a de jeunes enfants même là où cela n'a pas de sens dans leur culture. Je déplore quand même cette fête de l'avoir et du paraître. Il y a bien
trop de cadeaux sous les sapins, et bien trop d'enfants sans cadeaux aussi. 



P


enfants, mes Noëls ont plutôt étaient chiches, nous n'avions pas les moyens de maintenant, bien que pour certains ce sera encore le cas.


 


Bonne journée avec bises x 2



Répondre
J


les miens étaient chaleureux et pas dans le culte de l'avoir ! mais mes frères et soeurs ainés ont connu des noël de guerre bien limités. Mes parents étaient habiles de leurs mains et souvent
c'était des vêtements, retaillés dans des vieux et même des chaussures faites dans des vieux pneus.
Bises à vous deux



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