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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 05:00

 

Dire ou se taire ? ... (1) ; Dire ou se taire ? ... (3)

 

Hervé Cristiani avait choisi d'en parler

de quoi ? de son crabe, de son cancer ou plutôt de son combat contre ...

 

En 2013, Hervé Cristiani avait révélé sur sa page Facebook qu'il souffrait d'un cancer. Il y donnait parfois de ses nouvelles, comme à l'automne dernier, commentant sans détour son combat contre la maladie. « J'ai augmenté les doses... Ça cogne, ça tonne, ça débourrasque le grand tonnerre... J'ai les fibres qui tremblotent, c'est la greluchette dans les poils, le grand affolement des synapses ». Il avait 66 ans. (télérama du 16/07/2014)

 

Ce matin, entre somnolence et réveil, j'ai entendu à la radio que la femme de Robin Williams avait révélé qu'il souffrait de la maladie de Parkinson et que cette révélation l'avait plongé dans une profonde dépression. Lui aurait renoncé à se battre contre un handicap qui peut accompagner longtemps.

 

J'ai connu tôt cette maladie à travers des proches ou des voisins. Ce n'est pas une maladie facile à vivre, encore moins dans un temps où il n'existait pas de traitement capable de la stabiliser. C'est vrai aussi qu'il y a des degrés d'atteinte fort différents. C'est la première fois que j'entends lier parkinson et dépression.

 

Alors c'est peut-être une façon de trouver une justification "acceptable" ou du moins audible à la disparition de Robin Williams. Je pense pourtant à l'efffet que cette déclaration pourrait faire sur ceux qui viennent d'apprendre qu'ils en sont atteint ou qui ont du mal à en supporter les inconvénients.

 

 

Aujourd'hui, ma première intention, avant de relire l'article de Télérama, était juste de vous faire partager ce petit moment de grâce sur France-Inter, où Vincent Delerme a fait découvrir à Pierre Lapointe Il est libre Max ...

Les petites morts de Pierre Lapointe : Vive la liberté !

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 05:00

Réédition du Billet 211 mis en ligne le 1er octobre 2009 pour annoncer une suite restée dans mes brouillons

Comment balayer d'un revers de main l'invitation à dire cinq écrivaines.

C'est
Sarah Frane qui me tire cette fois-ci par la manche, plus précisément ICI (lien obsolète donc supprimé). Je crois que vous avez tous compris que j'aime lire.
Vous avez peut-être compris aussi que si j'aime le genre humain, je ne dédaigne pas à l'occasion de plaider la cause des femmes. Un petit tour
par ici vous conduira vers une auteure hors du commun dont je regrette que ses oeuvres ne soient pas rééditées en ces temps modernes qui semblent faire peu de cas du genre humain.

Alors je vais faire ce tag avec grand plaisir.
Ouh ! C'est plus difficile qu'il n'y parait. Comment choisir cinq femmes écrivains ? Rien que près de mon lit, j'en ai trouvé plus. Des que vous connaissez, que vous avez déjà cité ...

En voilà déjà trois fois cinq, sans hiérarchie, et parce que j'ai leurs livres sous la main, bon, voici un premier lot :

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Elsa Triolet avait déjà publié plusieurs romans quand elle rencontra Louis Aragon qui en fit sa muse.
Roses à crédit, écrit en 1957-1958, dénonce la société de consommation et les dangers du crédit.

Christine Arnothy est l'écrivain au succès international de son roman J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, paru en 1955. Je l'ai connu par ce roman "le jardin noir", où l'héroïne est une jeune femme qui a découvert qu'elle est la fille d'un criminel nazi recherché par une équipe de "vengeurs".

Muriel Barbery, c'est L'élégance du hérisson, un petit bijou de connivence entre une petite fille surdouée et triste et une concierge fort cultivée qui joue à merveille son rôle de concierge benête.
Mais Une gourmandise est aussi d'une belle écriture en posant des problèmes graves et rarement abordés, surtout sous cet angle.

Les pirouettes de Bigornette, sont d'un genre beaucoup plus léger, elles m'aident à me rendormir quand la nuit me tient éveillée à une heure indue (voir pour cela la recette d'un rire léger). Amis lecteurs, vous connaissez au moins Bigornette pour les prénoms du mercredi.
Elle vient de commettre deux autres livres avec du papier, un dans la suite logique des pirouettes, l'autre davantage à l'intention des enfants. Bon, je ne les connais pas car j'ai eu bien d'autres soucisen tête ces derniers temps.
Si vous habitez du côté d'Angers, vous pourrez la voir le dimanche 4 octobre, renseignements sur son blog où elle fait sa
PUB

Quant à Pearl Buck, j'espère que les jeunes générations ont encore l'occasion de la lire.
C'est vrai que l'Histoire chinoise de la deuxième moitié du XXème siècle a son comptant de pages noires.
Il ne faut en oublier pour autant d'où ils venaient. Et pour comprendre un peu mieux ce qui a rendu possible la fin de l'empire, je viens de le racheter. Vous le voyez sur la photo : il est tout neuf.
Pearl Buck a eu un succès mondial et a été prix Nobel de littérature en 1938.
Si elle a été la première femme à se voir décerner le prix Pulitzer en 1932 pour La terre chinoise, le prix Nobel de littérature avait été attribué à une Suédoise dès 1909 !

Blogs concernés par les livres, je vais maintenant laisser ce tag ouvert à tous les amis des livres qui passeront par ici, si le coeur leur en dit.

Et je vous avais dit que j'en avais bien plus de cinq. J'y reviendrai, pas tout de suite sans doute mais j'y reviendrai.

 

Voilà, la suite n'était jamais venue. Je suis ainsi. Cette fois je vais publier la suite qui était dans mes brouillons

A suivre ici ...

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:00

 

Ce jour-là commençaient cent jours de deuil au Ruanda quand j'ai écrit au brouillon les premières lignes de ce billet.

Cent jours de deuil pour se recueillir et commémorer cette abominable boucherie de cette fin de XXe siècle

Cent jours de deuil pour environ 800 000 victimes, pas seulement tuées, ce qui serait déjà trop, avilies, torturées, violées, massacrées, animalisées, non chosifiées. Hommes, femmes, enfants, par d'autres hommes, d'autres presque encore des enfants, leurs voisins, élèves d'institutrices, patients de médecins ou médecins de patients.

Cent jours d'horreur absolue, de folie collective.

Mais d'une folie collective savamment préparée et programmée. Savamment entretenue par les radios diaboliques.

 

Diable ? Ce serait, sinon une explication, du moins un alibi pour les tortionnaires, un bouc émissaire pour les survivants.

 

Comment vivre après cela ? Comment se cotoyer et reconstruire ?

 

Happée dans une autre folie destructrice, dans un printemps où je pensais encore pouvoir sauver ceux qui m'étaient si chers, j'ai découvert l'existence du génocide bien plus tard. Dans la voix blanche de Daniel Mermet en 1998, quand il revenait (déjà) sur un reportage qu'il avait fait juste après. quand ils avaient découvert Valentine.

 

Est-ce la nouvelle émission de Là-bas si j'y suis qui m'a fait abandonner l'idée de publier un billet le 7 avril dernier ?

J'avais ouvert la page à 9 heures du matin à peine ...

 

Aujourd'hui 10 juin, à 10h20, en complétant ce texte, j'écoute d'un oreille distraite la même radio évoquer un autre diable.

 

La semaine dernière, j'ai lu ce livre saisissant :

Englebert des collines, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 2014

 

jean-hatzfeld-englebert-des-collines.jpg

 

C'est le seul livre que j'ai lu sur ce terrible épisode de l'Histoire récente (il y a vingt ans). J'en lirai sans doute d'autres. Je ne vous en dirai rien de plus. Il faut le lire. C'est peut-être même une bonne entrée en matière. 

Court, bien écrit, sans fioriture. Sans concession mais sans la prétention d'analyse. Juste poser ce qui a été. Ce qui est, ici eet maintenant.

L'impossibilité du pardon mais la nécessité de vivre non pas ensemble mais côte à côte.

Impossibilité du pardon ? Non pas impossibilité, c'est le coeur, l'os du concept de pardon qui est, en si peu de mots, bousculé, ébranlé, descendu de son piedestal de statue et statut de remède aux tragédies de l'Histoire.

 

Un petit livre qui n'a pas la prétention d'apporter des réponses, mais qui me conforte dans ma réflexion sur le sens du mot pardon. Une réflexion que j'ai abordée sur un autre propos moins tragique dans "Lettre d'adieu".

 

Une autre présentation de ce livre sur le blog de l'Ecole des lettres

 

En ce moment, d'autres tueries se perpétuent. Pas dans l'indifférence, je dirais plutôt avec un sentiment d'impuissance.

Ressortira-t-il quelque chose d'efficace, quelque chose qui permette d'espérer, de ce sommet sur les violences sexuelles pendant les conflits, qui s'ouvre à Londres aujourd'hui avec plus de cent pays représentés. Sous l'impulsion de l'actrice angelina Jolie et de chef de la diplomatie britannique William Hague, sous l'égide de l'ONU.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:30

 

cafetière et tasse - reduc1

Non ? 

Vous dites ?

C'est la fête des grandmères ?

 

Comment cela ! moi qui croyez qu'on les fêtait comme il se doit le jour de la fête des mères !

Car pour être grandmère, il faut être mère, non ?

 

Mais si bien sûr, c'est la fête du café : En France elle a été inventée en 1987 par une marque de café d'un groupe agro alimentaire célèbre pour ... ses chocolats.

 

C'est donc une fête purement commerciale à son origine

 

Sauf que si la fête des Grandsmères a depuis pris de la popularité ... c'est au profit essentiellement  ...

du commerce mondial de fleurs coupées ...

Je me trompe ? 

 

C'est vrai, il y a encore ici et là des horticulteurs et des fleuristes qui résistent avec pour moteur la passion de ce beau et dur métier.

 

mais l'essentiel des bouquets normalisés qui sont proposés, ils sont faits sur le dos des petites mains (essentiellement féminines) qui y travaillent à l'autre bout du monde pour cultiver, récolter, mettre en bouquets, faire faire bien souvent des milliers de kilomètres par avion, dans des conditions que je n'ose pas imaginer.

 

Allez, le café, j'en consomme une grande tasse après le déjeuner du midi. Jamais le matin depuis près de quarante ans où j'ai abandonné sans aucun regret le café au lait du matin qui m'occasionnait tant de désordres digestifs.

 

Le café, je le préfèrerais cultivé selon des méthodes respectueuses de l'environnement et de ma santé, autrement dit provenant d'une culture biologique, mais pas que.

Le café, je le préfèrerais aussi et peut-être prioritairement, respectueux de celles et ceux qui le cultivent à commencer par le travail des enfants mais pas que. Autrement dit, un café produit et vendu de manière équitable et produit et vendu de manière digne. Mais ça aussi, c'est probablement un voeu pieux. Comment avoir les moyens de vérifier que les clauses éthiques et équitables sont bien respectées ?

 

Allez, je dédie ce billet à toutes les grandmères qui ont vu leurs enfants et petits enfants remplacer la culture du café (ou même des fleurs) par d'autres cultures à peine clandestines, plus vendables, en dehors des clous forcément et pas même mieux rémunérées aux producteurs et qui font pleurer les grandmères de petits enfants qui se grillent les neurones en les consommant dès le collège.

 

Et pour terminer sur une image plus souriante, je dédie aussi ce billet à ce très vieux couple chenu qui se tenait par la main en rentrant chez eux d'un pas hésitant, un bouquet (standardisé) dans la main du monsieur ce dimanche matin.

 

Delacroix---fleurs-en-hiver.jpg

Un bouquet de Eugène Delacroix, XIXe siècle

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:36

 

« Chaque minute de cafard vous prive de soixante secondes de bonheur. »

Blas de Otero, poète espagnol, 1916 - 1979

 

voeux-14-saisonstexte---reduc.jpg

 

 

Demain sera autre et pourtant familier

Le temps a ses mystères. Coulent les grains du sablier

avec ses joies et ses peines

ses aléas et ses aubaines,

ses tragédies et ses vétilles.

Pour reprendre l'expression de Jill

que cette année vous soit bienveillante et vaillante

et vous préserve de ses tourmentes

en attendant le jour lointain ou prochain

Soyons fous ! qui fera de tous les humains

un peuple en paix sur cette terre

Il suffirait qu'on se tolère

un peu

qu'on se respecte davantage

et qu'on partage

Quel défi mais quel enjeu !

 

 

 

 

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:00

(ex catégorie chronique des jours d'antan)

réédition du Billet 32 , mis en ligne le 16 décembre 2008, vers 21h50.

Mon programme restera le même en ce noël 2013. 


                                             Terre, Climat presque tempéré, le 16 décembre 2008
 
                                                           
                                                                   Jeanne Fadosi

                                                                              Climat presque tempéré
                                                     Terre
                                                      Galaxie 8748

                                                      à

                                                      Père Noël
                                                     Adresse inconnue au fichier

              Père Noël,

             Je me décide enfin à t'écrire, car là, vois-tu, j'ai la rancune tenace.
J'aurais même envie de vider mon sac en t'écrivant des choses fort désagréables. Mais comme tu as le don d'ubiquité et que tu sais lire dans le cœur, je n'ai pas besoin de te préciser ce dont il s'agit. D'habitude, je suis plutôt du genre à pardonner même l'impardonnable, c'est  sûrement ma plus grande faiblesse, sinon un défaut, mais cette année-là vraiment, tu avais fait très fort dans ta hotte de rosseries ! Depuis, cette période, qui réjouit tant de petits et de grands enfants, je la regarde sur le côté, avec une sensation d'irréalité.


             Je n'arrive pas à fêter ce qui n'est pour moi qu'un anniversaire lugubre. Je peux le dire sans fard à ceux et celles qui m'aiment, me connaissent et respectent mon choix de solitude. Pour les autres, généreux, qui s'efforcent de m'inviter, j'arrive  presque toujours à donner le change.


             Ne crois pas que je me complaise dans la tristesse et l'ascèse, d'ailleurs, tu le sais aussi très bien. Je dîne en tête à tête avec moi-même, en améliorant mon ordinaire pour la réjouissance des papilles, je me prévois une soirée cocon avec des programmes télé que les snobinards ont tendance à décrier mais, sur la quantité de chaînes offertes, il y a presque  toujours l'opportunité de trouver des programmes de qualité pour l'agrément de l'esprit même pas décérébré. Je ressors, à défaut ou en plus, les recueils de chants de noël, les photos des souvenirs heureux, sans pathos, un beau livre de poésie, une vidéo, des disques, pour le plaisir des oreilles, des yeux et du coeur.

J'aime et je savoure cette solitude, quelque temps subie, mais qui m'a apprivoisée et me manque quand on m'en prive. 

             Alors aujourd'hui, Vieux roublard cruel qui nous a fait tant de mal, je peux te regarder droit dans les yeux et te dire : ça suffit !. On a assez morflé comme ça ! Tu pourrais au moins mettre dans nos souliers un peu de rêve, un peu d'espoir, un peu de générosité.


              Qu'est-ce qui t'a pris aussi de leur apporter ces drôles de petites machines à échanger en cachette des messages avec le miroir aux alouettes ? Il te fallait des cobayes inventifs pour ce jouet du diable ?
   

Comment, tu ne savais pas que ce n'était pas un personnage fréquentable ? 

Si, mais tu ne pensais pas qu'ils s'en serviraient pour le pire ?

Tu pensais que ce n'était que provisoire !

Tstt, Tsssttt, Tsssstttt, ... tu sais bien qu'on peut faire de grosses bêtises dans le provisoire dont les conséquences sont définitives !

             Alors tu vois Père Noël, maintenant, je voudrais, mais je voudrais intensément que tu nous lâche les baskets, pour que nous y voyions clair enfin, et que nous puissions, en apprivoisant ce passé sordide, aller vers l'avenir d'un pas plus léger et plus assuré.

Apporte juste , si tu le peux, un chemin, un apaisement, un avenir, bref, le nécessaire pour vivre sans trop d'angoisse. 

             Quoi, ce n'est pas dans ton catalogue ? Mais à quoi sers-tu alors ?

             Hmm ! Je crois qu'il est grand temps que j'arrête cette bafouille, je m'étais promis de rester polie mais j'ai encore du mal à me contenir. Peut-être que si tu fais bien ton boulot, je pourrai t'écrire plus gentiment l'année prochaine. 

              Pour terminer comme il convient, je n'ai pas d'imagination pour une formule de convenance appropriée, mais tu en as certainement sous le coude.

Je te conseille, sinon, le dernier dictionnaire qui vient de paraître : les expressions les plus efficaces de la langue de bois.

                                               A la revoyure,

                                                                            Jeanne Fadosi


Ce texte était proposé à la participation de l'exercice 74  - Lettre au Père Noël, de la Communauté Ecriture ludique dont vous trouverez le récapitulatif à  Ecriture ludique - exercice 74. Comme il s'agit, sans rien dévoiler, d'un vécu très intime, il pourrait aussi me semble-t-il participer à l'exercice 69 Chroniques intimes, résumé de cet exercice :   Ecriture ludique - exercice 69

 

Remarque importante : Le site d'écriture collective Ecriture ludique a changé d'adresse. La nouvelle adresse du blog où l'on peut retrouver les plannings est la suivante : http://ecritureludique.over-blog.com/ tant que le site reste accessible à cette adresse.


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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 08:30

 

Dernière journée d'hommage à Nelson Mandela et inhumation à Kunu dans son village d'enfance

 

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"Se tenir sur les épaules des géants et voir plus loin"

 

La suite ici, à l'écoute de cette magnifique émission Sur les épaules des géants, de ce samedi 14 décembre 2013 par Jean-Claude Ameisen de 11h à 12h

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 10:00

 

L'actualité n'a-t-elle rien d'autre à se mettre sous la dent pour ouvrir tous les journaux d'information sur ce drame épouvantable, c'est vrai sans aucun doute, mais tellement caricaturé?

 

La mère de la petite Adélaïde a avoué, lors de sa garde à vue, avoir intentionnellement abandonné sa fille de 15 mois à marée montante sur la plage d'une ville qu'elle aurait choisie au hasard ...

 

Quelle mère, aimante et attentive jusque là peut faire un tel acte délibéré ?

Quelle femme, faisant des études de philosophie (dit -on), peut "en conscience" faire mourir la chair de sa chair ? condamner à mort un très jeune enfant, l'avenir de l'humanité ?

 

Que sait-on de son "compagnon" ? de sa vie ? de leur vie ?

Pourquoi cette enfant était-elle invisible de la plupart des voisins ?

 

Berck, je n'y suis jamais allée, mais ce nom ne m'est pas inconnu.

Comme il est inconnu de peu de monde ...

 

Il m'évoque les concours internationaux de cerfs-volants ...

 

Il m'évoque surtout la longue spécialisation de Berck-sur-mer dans la prise en charge du handicap, que ce soit pour une rééducation et une réinsertion ou pour la prise en charge de personnes lourdement atteintes.

 

Berck-Plage m'évoque aussi la terrible histoire de Vincent Imbert, ce jeune pompier qui a en vain réclamé le droit à un suicide assisté puisqu'il n'était pas en mesure de le faire lui-même, pour avoir le droit de mourir dans la dignité.

 

Alors Berck choisi au hasard ? Je n'en crois rien. Même si ce choix n'a pas été consciemment fait.

 

Quel secret tait-elle ? Quel secret cache-t-il ?

 

Et si c'était, cela me choque et je ne cautionne pas ce geste abominable, qu'on ne s'y méprenne pas, ce geste qui s'argumente au conte du Petit Poucet, un petit Poucet qui n'aurait eu aucune possibilité de fuir la mer ogresse.

 

Et si c'était juste un acte d'amour désespéré devant l'angoisse d'un avenir noir ?

 

2013-sursaut-ete-indien---reduc.JPG

 

Un "dommage collatéral" de la réflexion ignomineuse de la fillette à la banane par exemple ?

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 06:00

 

Journée internationale

pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

 

C'est le 25 novembre 1960, qu'en République Dominicaine, les trois soeurs Mirabal (Patria, Minerva et Maria Teresa) furent sauvagement assassinées  sur les ordres du dictateur.

 

Une voiture attendait la leur en embuscade et elles ont été criblées de balles, achevées à la machette et remises dans leur voiture qui a été précipité dans le vide du haut d'une falaise.

 

Leur tort ? Etre des opposantes politiques.

 

Alors vous me direz, un dictateur, des opposants "extrémistes" ... Qu'est-ce que cela a à voir avec les violences sexistes ?

 

Eh bien, tout. Car ce sont les refus réitérés de l'une des soeurs aux assiduités du dictateur qui avait jeté son dévolu sur la jeune fille qui ont conduit à cet assassinat. Leur engagement politique n'était qu'un facteur aggravant et qui, du moins, a permis à Minerva de se refuser au dictateur.

 

Toute sa famille en a payé le prix fort. (informations Soeurs Mirabal - wikipedia)

 

Et dans toutes les parties du monde, la guerre ajoute à ses horreurs les violences systématiques aux femmes en tant qu'arme de guerre. Et dans cette posture ignoble et ignomineuse, les hommes et enfants soldats de tous les camps sont nominés à la première marche du podium.

 

Incendies, film magnifique de Denis Villeneuve, tiré d'une pièce de théâtre, est emblématique des horreurs dont des hommes sont capables et de leurs tragiques conséquences.

 

Mais nul n'est besoin de brandir les méfaits de la guerre !

A ceux qui se répandent depuis quelques jours dans les réactions et remarques au plan triennal annoncé pour lutter contre les violences aux femmes (et je le souhaite les faire reculer), qui fustigent une fois de plus ces "féministes outrancières et mal baisées" qui osent dénoncer ces violences, je voudrais juste leur dire d'ouvri les yeux et les oreilles et de prendre connaissance de ces quelques exemples ... extrêmes ? si seulement ...

 

En Grande Bretagne : trois femmes séquestrées et réduites en esclavage, dont la plus jeune n'est jamais sortie dehors (article du Parisien)

 

Au Kenya, un exemple parmi d'autres :

Kaia* avait onze ans quand elle a été agressée et violée sur le chemin de l’école. Un professeur l’a emmenée à l’hôpital, mais la police a exigé de l’argent pour enregistrer son témoignage.   

 

Kaia a donc pris une décision incroyablement courageuse. Elle a poursuivi la police devant la justice pour avoir refusé de la protéger. Et ce qui est encore plus extraordinaire, c’est ce qui s’est passé ensuite.   

 

Au Kenya, là où vit Kaia, une femme est violée toutes les demi-heures. La police a l’habitude de faire la sourde oreille, ce qui isole plus encore les jeunes victimes et renforce l’idée que le viol est toléré.   

 

Kaia et dix autres jeunes victimes ont dit "non". Le jour du jugement, ignorant les menaces physiques et malgré l’inaction des forces de police, elles ont défilé de leur foyer au tribunal en criant « haki yangu », « j’exige que l’on respecte mes droits » en kiswahili. Et le juge a rendu sa décision: les filles ont gagné ! 

* le prénom a été changé

 

et le 30 octobre, une réaction contre ces violences

Une manifestation est prévue aujourd'hui à Nairobi pour protester contre la remise en liberté des agresseurs de «Liz», une adolescente de 16 ans victime d'un viol collectif. (source Libération du 30 octobre)

 

 

Pendant ce temps, dernières les portes closes et les cloisons poreuses ou étanches, les violences ordinaires et l'abjection des tortures les plus rafinées se déclinent sur toute la gamme de la gravité et de l'imagination barbare.

Dans la masure mal close comme sous les ors des demeures de prestige.

 

 

Je suis juste une personne dont la famille a été profondément atteinte par la mort d'un jeune femme de 24 ans, qui était ma petite nièce, du fait de son compagnon, à l'issue d'un long calvaire où elle a juste dit une fois, quelques mois avant ce dénouement dramatique

 

"Je suis au fond de l'enfer"

 

sans que pesonne ne soit arrivé à la convaincre de sortir de cet enfer.

 

Toujours elle disait, ça va mieux, il va changer

 

 

Anne-Sophie, nous ne t'oublions pas

 

800px-L'Âge Mûr Camille Claudel

 

Merci à Yves Jamait, à Pierre Perret, à Yves Duteil, et tous les autres, qui portent haut la parole de ceux qui pensent que cette lutte est affaire de tous ensemble.

 

Pour ne pas rester sur cette note morose, n'oublions pas aussi que le 25 novembre est le jour des Catherinettes.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 08:00

 

15 ans de réclusion criminelle assorti de 7 ans de suivi socio-judiciaire et 3 ans de prison ferme en cas de manquement à ce suivi. C'est la décision prise par le Jury au bout de trois heures de délibéré.

 

15 ans, le prix d'une vie ...

 

Non pas le prix d'UNE vie, le prix de DEUX vies et plus encore :   qu'est-il advenu de l'enfant qu'Anne-Sophie portait depuis au moins sept mois dans son ventre ? Comme l'a pu être daté les restes de placenta  prélevés et analysés dès les premières heures de son admission à l'hôpital.

 

... Et plus encore ..., bien sûr je pense en premier lieu à ce petit garçon qui grandit sans sa mère, dont on sait maintenant qu'il a assisté à toutes les violences, visuellement  pour certaines et entendant tout le reste. Ce petit garçon qui va grandir avec son père en prison, son père dont les coups multiples, intenses, répétés sur plusieurs années, ont conduit à la mort.

 

Mais je pense aussi aux soeurs et aux frères d'Anne-Sophie, un peu plus jeunes qu'elle, qui vont devoir vivre avec son absence, et le souvenir de tout ce qu'elle a pu souffrir sous les mauvais traitements. Car il s'agit de maltraitance bien plus large que des coups.

 

Je n'évoque même pas ses parents. On ne se remet jamais de la mort de son enfant. Ce n'est pas dans l'ordre des choses ! Alors de la mort de son enfant dans de telles circonstances ...

 

Quand tous les alertes, en particulier de sa mère et de sa soeur cadette, toutes les mains tendues à Anne-Sophie, y compris par une association d'aide et d'écoute, pour qu'elle sorte de cette spirale de la violence sont restées vaines, tant elle était persuadée qu'elle "faisait le bon choix en lui donnant une nouvelle chance", que ça allait aller mieux, qu'il pouvait changer, "qu'il allait changer" ...

 

7 juillet 2010, 21 octobre 2013 :

Trois ans, trois mois et demi. C'est le temps qui sépare le jour où Anne-sophie a été trouvée agonisante par les services de secours et la police (au bout d'au moins deux jours sans soins) et le premier jour du procès en Assises.

 

21 - 23 octobre 2013 : trois jours où la justice a, en Cour d'assises, regardé dans le rétroviseur, pour comprendre, pour juger, avec autant de pertinence que possible. Trois jours évidemment pénibles pour toute la famille de la victime, qui n'oublie pas, qui après l'effroi, essaye de vivre ... malgré tout ... en regardant devant.

 

Trois jours pour des années de souffrance. Pour des faits d'une infinie complexité dans leur abjection. Et dans leurs conséquences.

 

Trois jours pour rendre un verdict.

 

Le prix de DEUX vies et plus encore. J'aurais pu écrire TROIS au lieu de DEUX. Car ce jeune homme qui a causé la mort d'Anne-Sophie, il a détruit aussi sa vie à lui, mais au moins, lui, il lui reste un futur pour la reconstruire.

 

Ce qui ne sera pas donné à Anne-Sophie. Dans la vraie vie, ce n'est pas comme dans les jeux vidéos, on ne peut pas s'acheter de nouvelles vies ...

 

Quant à sa famille à lui, je n'en parle pas car c'est la grande absente. Non pas absente des débats, je parle de leur absence physique au procès. Même si son père et sa soeur aînée, convoqués pour déposer à la barre, sont restés sur demande de la Cour une partie d'une des demi-journées d'audience après leur déposition.

 

Ils ont découvert alors une petite partie de l'horreur à laquelle ils ont toujours refusé de faire face. C'est compréhensible. C'est pourtant nécessaire et ils n'en feront l'économie qu'au risque de conséquences souterraines imprévisibles.

Je n'excuse pas leur cécité. Mais je les plains.

 

Voici une collecte de liens de la presse régionale, sachant que ces présentations ne sont qu'un pâle reflet de ce qui a pu être dit devant la Cour de ces années barbares et que ce qui a pu être dit dans cette salle n'est qu'un reflet très incomplet de ce qui s'est réellement passé, avec des silences assourdissants.

 

http://www.larep.fr/loiret/actualite/2013/10/21/tuee-sous-les-coups-de-barre-de-fer-de-son-compagnon_1736935.html

 

http://www.larep.fr/loiret/actualite/2013/10/22/remi-teulat-frappait-regulierement-sa-compagne_1739219.html

 

http://centre.france3.fr/2013/10/21/orleans-la-violence-conjugale-jugee-aux-assises-342887.html

 

http://centre.france3.fr/2013/10/22/proces-de-la-violence-conjugale-2e-jour-d-audience-343683.html

 

http://centre.france3.fr/2013/10/23/proces-de-la-violence-conjugale-20-ans-de-reclusion-requis-344341.html

 

http://centre.france3.fr/2013/10/24/proces-de-la-violence-conjugale-15-ans-de-reclusion-344703.html

 

Je publie ce billet pour CROQUEURS de MOTS, car c'est pour le défi n°34 (Dis-lui) que j'avais pu mettre quelques mots sur le drame dont l'épilogue était en train de se jouer sur un lit d'hôpital et pour le défi n°36 (ça n'a pas de sens) où j'ai bien malgré moi, projeté sur l'écran des mots la dernière scène de ce théâtre de l'absurde.

 

Des mots qui, à l'issue de ce qui a été décrit pendant ces trois jours d'audience, paraissent un reflet vrai, mais tellement pâle et loin, loin, en-deça de  toute l'horreur de cette réalité dévoilée, qui n'est elle-même qu'une représentation minorée de ce qui s'est réellement passé, dans la durée, dans l'intensité, dans la répétition.     

 

 

 L'accusé et le ministère public ont 10 jours pour faire appel de ce jugement . Les parties civiles peuvent faire appel en ce qui concerne les dommages et intérêts. (Informations : Justice / Cour d'Assises)

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