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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 10:11

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J'ai vu une fois la statue de la petite sirène, lors de notre passage par Copenhague, vers la fin d'un périple d'été dans les pays scandinaves, Il y a ... longtemps, vers la fin de mes études.

J'ai été surprise par sa taille.

Par sa beauté et sa grâce bien sûr, celle que j'avais découvert dans les magazines et les dépliants touristiques certes. Mais dans ce gigantisme des quais de bord de mer, je ne sais pas pourquoi. Je m'attendais à ce qu'elle soit plus grande.

En ces jours d'effroi et de légitime colère contre ces attaques aussi ignobles qu'absurdes, j'ai eu envie de relire le conte

La Petite Sirène, de Andersen, traduit par David Soldi, Hachette 1876 (Wikisource)

illustration de Bertall
illustration de Bertall

Bertall , 1820 - 1882, illustrateur caricaturiste et graveur français

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 11:00

Réédition raffraîchie du billet mis en ligne pour le téléthon de 2008 le 5 décembre 2008

 

roses-et-cynorrhodons---reduc1.jpgdernières roses et cynorrhodons en revenant du marché

 

Ce soir et jusqu'à demain soir (5 et 6 décembre 2014), c'est le week-end pour le téléthon. Quelques années déjà, des polémiques, me semble-t-il déplacées à propos de la recherche du généthon et de fragiles espoirs de progrès dans les thérapeutiques. Plus récemment aussi à propos de la concurrence causée à la campagne contre le Sida.
Certes, il semble tellement dérisoire de collecter ces fonds comme une petite goutte d'eau à côté des milliards dégelés pour le sauvetage de la planète financière !

Peut-être.
Mais ces pratiques entretiennent les solidarités et les partages de proximité.
A partir de ce soir, dans mon village, sera mis en vente comme d'habitude des objets confectionnés par les personnes du club téléthon. Certaines, après avoir acheté les fournitures  et donné de leur temps avec une infinie patience et souvent beaucoup de dextérité, iront même jusqu'à racheter leur produit fini ! Je préférerais dire leur oeuvre.

Et dans une bonne humeur qui déride un instant jusqu'aux plus résolus des égoïstes.
En 2007, j'avais acheté un calendrier perpétuel en tissu brodé et étiquettes à velcro, dans l'espoir fou que ma soeur le mettrait à jour pour lutter contre sa foutue mémoire qui lui refusait de se situer dans le temps.

Effort encore finalement trop difficile pour elle, mais elle est entourée de l'amour et du dévouement des siens et en premier de son époux fidèle et attentif à adoucir ses jours si douloureux. Merci pour tout ce que tu continues à faire pour elle.

La vie et la beauté continuent à embellir leur ordinaire, même si la médecine est impuissante à trouver l'origine de ses misères.

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Revenons un peu en arrière, seulement quatre-vingt ans. Une vie d'adulte à son soir.
Dans les années vingt, je veux dire 1920..., on testait tout juste l'opération de l'ablation de la vésicule biliaire.
Ma grand-mère n'y a guère survécu et ma maman s'est retrouvée orpheline à treize ans.
Aujourd'hui, nous viendrait-il à l'esprit de considérer cet acte chirurgical courant à la lumière de ces premiers essais?

Et je ne parle même pas des débuts de l'anesthésie moderne ou plus récemment de l'accompagnement de la douleur, même si on ne peut pas soulager de tout.

Alors restons vigilants pour que ces progrès demeurent, continuent et soient dotés des moyens décents nécessaires à la médecine et aux soins.


La générosité est peu de chose mais elle peut quelquefois beaucoup lorsqu'elle est mutualisée comme c'est le cas pour les maladies rares. Je préfère cet adjectif à l'expression consacrée qui ne me semble pas pertinente.

        Et faisons le rêve
             que dans beaucoup moins de quatre-vingt ans
                  la plupart de ces maladies ne soient plus un problème
                                 et encore moins une angoisse.


        Rose Fyé pour brodée - reduc1  rose au passé plat empiétant - reduc

Une rose en son jardin d'un mois de juin et une autre rose, brodée par Jacotte au passé plat empiétant d'après les roses de Redouté. Elle les a réunies en un panneau qui constitue une fausse fenêtre d'une merveilleuse poésie. 

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 19:00

 

" A fleur de peau" un thème pas si facile proposé pour Entre ombre et lumière ce mardi-là (31 janvier 2012) par Joëlle Colomar qu'elle avait d'ailleurs illustré et mis en mots avec sensibilité

 

Après quelques agacements épidermiques dus aux sites de soins de beauté, massages et piercings et tatouages proposés par Google, le moteur de recherche, incontournable et néanmoins essoreur de neurones, ...

j'avais les nerfs en pelotes !!!!!!!!!!!!!!

Non, même pas, je ne m'embarrasse plus depuis longtemps de ces dérives de notre vie actuelle. Je m'alarme davantage des résultats que ces lobotomies font sur les gens que j'aime.

 

Heureusement, ce moteur de recherche m'a aussi conduit sur Expressio, " A fleur de peau" cette parenthèse dans une émission du petit matin que j'écoutais sur France Inter quand je me suis réveillée prématurément et que je souhaitais me rendormir. Je n'ai pas entendu cette petite parenthèse depuis longtemps, dommage !

A ces heures-là, une lecture ou l'écriture me réveillent complètement et me préparent des somnolences diurnes fort génantes. La fluidité de ces voix ont l'agrément de m'extraire de mes pensées pour écouter, du moins au début, et c'est souvent fort intéressant, et de me bercer. Souvent, pas toujours, je me rendors pour une ou deux heures de bon sommeil.

 

Mais revenons à nos moutons

Non ne rêvez pas, il y a longtemps que compter les moutons ne me fait plus dormir mais vous savez quoi, il m'arrive de dérouler un alphabet des fleurs

Ancolie ; asphodèle ; aster ; 

Bégonia ; bignone ; buddleia ...

Camélia ; capucine ; colchique ...

 

Colchiques dans les prés

fleurissent fleurissent

Colchiques dans les prés

C'est la fin de l'été ...

 

Colchicum_autumnale_Domaine-Public.jpg

colchique d'automne, cliché de wikimedia Domaine public, flore du Vercors

 

"A fleur de peau"

sens premier : à la surface de la peau

sens figuré, devenu sens privilégié : qui réagit à la plus petite sollicitation

 

"La plus grande solitude dit-on, est quand plus personne ne vous touche"

Commentaire déposé par emma sous mon billet A fleur de peau et de regard

 

 

archivé en brouillon le 31/01/2012 à 12:57 et complété dimanche soir 24/08/2014 vers 19h

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 05:00

 

Dire ou se taire ? ... (1) ; Dire ou se taire ? ... (3)

 

Hervé Cristiani avait choisi d'en parler

de quoi ? de son crabe, de son cancer ou plutôt de son combat contre ...

 

En 2013, Hervé Cristiani avait révélé sur sa page Facebook qu'il souffrait d'un cancer. Il y donnait parfois de ses nouvelles, comme à l'automne dernier, commentant sans détour son combat contre la maladie. « J'ai augmenté les doses... Ça cogne, ça tonne, ça débourrasque le grand tonnerre... J'ai les fibres qui tremblotent, c'est la greluchette dans les poils, le grand affolement des synapses ». Il avait 66 ans. (télérama du 16/07/2014)

 

Ce matin, entre somnolence et réveil, j'ai entendu à la radio que la femme de Robin Williams avait révélé qu'il souffrait de la maladie de Parkinson et que cette révélation l'avait plongé dans une profonde dépression. Lui aurait renoncé à se battre contre un handicap qui peut accompagner longtemps.

 

J'ai connu tôt cette maladie à travers des proches ou des voisins. Ce n'est pas une maladie facile à vivre, encore moins dans un temps où il n'existait pas de traitement capable de la stabiliser. C'est vrai aussi qu'il y a des degrés d'atteinte fort différents. C'est la première fois que j'entends lier parkinson et dépression.

 

Alors c'est peut-être une façon de trouver une justification "acceptable" ou du moins audible à la disparition de Robin Williams. Je pense pourtant à l'efffet que cette déclaration pourrait faire sur ceux qui viennent d'apprendre qu'ils en sont atteint ou qui ont du mal à en supporter les inconvénients.

 

 

Aujourd'hui, ma première intention, avant de relire l'article de Télérama, était juste de vous faire partager ce petit moment de grâce sur France-Inter, où Vincent Delerme a fait découvrir à Pierre Lapointe Il est libre Max ...

Les petites morts de Pierre Lapointe : Vive la liberté !

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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 05:00

Réédition du Billet 211 mis en ligne le 1er octobre 2009 pour annoncer une suite restée dans mes brouillons

Comment balayer d'un revers de main l'invitation à dire cinq écrivaines.

C'est
Sarah Frane qui me tire cette fois-ci par la manche, plus précisément ICI (lien obsolète donc supprimé). Je crois que vous avez tous compris que j'aime lire.
Vous avez peut-être compris aussi que si j'aime le genre humain, je ne dédaigne pas à l'occasion de plaider la cause des femmes. Un petit tour
par ici vous conduira vers une auteure hors du commun dont je regrette que ses oeuvres ne soient pas rééditées en ces temps modernes qui semblent faire peu de cas du genre humain.

Alors je vais faire ce tag avec grand plaisir.
Ouh ! C'est plus difficile qu'il n'y parait. Comment choisir cinq femmes écrivains ? Rien que près de mon lit, j'en ai trouvé plus. Des que vous connaissez, que vous avez déjà cité ...

En voilà déjà trois fois cinq, sans hiérarchie, et parce que j'ai leurs livres sous la main, bon, voici un premier lot :

5ecrivaines1 - reduc



Elsa Triolet avait déjà publié plusieurs romans quand elle rencontra Louis Aragon qui en fit sa muse.
Roses à crédit, écrit en 1957-1958, dénonce la société de consommation et les dangers du crédit.

Christine Arnothy est l'écrivain au succès international de son roman J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, paru en 1955. Je l'ai connu par ce roman "le jardin noir", où l'héroïne est une jeune femme qui a découvert qu'elle est la fille d'un criminel nazi recherché par une équipe de "vengeurs".

Muriel Barbery, c'est L'élégance du hérisson, un petit bijou de connivence entre une petite fille surdouée et triste et une concierge fort cultivée qui joue à merveille son rôle de concierge benête.
Mais Une gourmandise est aussi d'une belle écriture en posant des problèmes graves et rarement abordés, surtout sous cet angle.

Les pirouettes de Bigornette, sont d'un genre beaucoup plus léger, elles m'aident à me rendormir quand la nuit me tient éveillée à une heure indue (voir pour cela la recette d'un rire léger). Amis lecteurs, vous connaissez au moins Bigornette pour les prénoms du mercredi.
Elle vient de commettre deux autres livres avec du papier, un dans la suite logique des pirouettes, l'autre davantage à l'intention des enfants. Bon, je ne les connais pas car j'ai eu bien d'autres soucisen tête ces derniers temps.
Si vous habitez du côté d'Angers, vous pourrez la voir le dimanche 4 octobre, renseignements sur son blog où elle fait sa
PUB

Quant à Pearl Buck, j'espère que les jeunes générations ont encore l'occasion de la lire.
C'est vrai que l'Histoire chinoise de la deuxième moitié du XXème siècle a son comptant de pages noires.
Il ne faut en oublier pour autant d'où ils venaient. Et pour comprendre un peu mieux ce qui a rendu possible la fin de l'empire, je viens de le racheter. Vous le voyez sur la photo : il est tout neuf.
Pearl Buck a eu un succès mondial et a été prix Nobel de littérature en 1938.
Si elle a été la première femme à se voir décerner le prix Pulitzer en 1932 pour La terre chinoise, le prix Nobel de littérature avait été attribué à une Suédoise dès 1909 !

Blogs concernés par les livres, je vais maintenant laisser ce tag ouvert à tous les amis des livres qui passeront par ici, si le coeur leur en dit.

Et je vous avais dit que j'en avais bien plus de cinq. J'y reviendrai, pas tout de suite sans doute mais j'y reviendrai.

 

Voilà, la suite n'était jamais venue. Je suis ainsi. Cette fois je vais publier la suite qui était dans mes brouillons

A suivre ici ...

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 09:00

 

Ce jour-là commençaient cent jours de deuil au Ruanda quand j'ai écrit au brouillon les premières lignes de ce billet.

Cent jours de deuil pour se recueillir et commémorer cette abominable boucherie de cette fin de XXe siècle

Cent jours de deuil pour environ 800 000 victimes, pas seulement tuées, ce qui serait déjà trop, avilies, torturées, violées, massacrées, animalisées, non chosifiées. Hommes, femmes, enfants, par d'autres hommes, d'autres presque encore des enfants, leurs voisins, élèves d'institutrices, patients de médecins ou médecins de patients.

Cent jours d'horreur absolue, de folie collective.

Mais d'une folie collective savamment préparée et programmée. Savamment entretenue par les radios diaboliques.

 

Diable ? Ce serait, sinon une explication, du moins un alibi pour les tortionnaires, un bouc émissaire pour les survivants.

 

Comment vivre après cela ? Comment se cotoyer et reconstruire ?

 

Happée dans une autre folie destructrice, dans un printemps où je pensais encore pouvoir sauver ceux qui m'étaient si chers, j'ai découvert l'existence du génocide bien plus tard. Dans la voix blanche de Daniel Mermet en 1998, quand il revenait (déjà) sur un reportage qu'il avait fait juste après. quand ils avaient découvert Valentine.

 

Est-ce la nouvelle émission de Là-bas si j'y suis qui m'a fait abandonner l'idée de publier un billet le 7 avril dernier ?

J'avais ouvert la page à 9 heures du matin à peine ...

 

Aujourd'hui 10 juin, à 10h20, en complétant ce texte, j'écoute d'un oreille distraite la même radio évoquer un autre diable.

 

La semaine dernière, j'ai lu ce livre saisissant :

Englebert des collines, de Jean Hatzfeld, Gallimard, 2014

 

jean-hatzfeld-englebert-des-collines.jpg

 

C'est le seul livre que j'ai lu sur ce terrible épisode de l'Histoire récente (il y a vingt ans). J'en lirai sans doute d'autres. Je ne vous en dirai rien de plus. Il faut le lire. C'est peut-être même une bonne entrée en matière. 

Court, bien écrit, sans fioriture. Sans concession mais sans la prétention d'analyse. Juste poser ce qui a été. Ce qui est, ici eet maintenant.

L'impossibilité du pardon mais la nécessité de vivre non pas ensemble mais côte à côte.

Impossibilité du pardon ? Non pas impossibilité, c'est le coeur, l'os du concept de pardon qui est, en si peu de mots, bousculé, ébranlé, descendu de son piedestal de statue et statut de remède aux tragédies de l'Histoire.

 

Un petit livre qui n'a pas la prétention d'apporter des réponses, mais qui me conforte dans ma réflexion sur le sens du mot pardon. Une réflexion que j'ai abordée sur un autre propos moins tragique dans "Lettre d'adieu".

 

Une autre présentation de ce livre sur le blog de l'Ecole des lettres

 

En ce moment, d'autres tueries se perpétuent. Pas dans l'indifférence, je dirais plutôt avec un sentiment d'impuissance.

Ressortira-t-il quelque chose d'efficace, quelque chose qui permette d'espérer, de ce sommet sur les violences sexuelles pendant les conflits, qui s'ouvre à Londres aujourd'hui avec plus de cent pays représentés. Sous l'impulsion de l'actrice angelina Jolie et de chef de la diplomatie britannique William Hague, sous l'égide de l'ONU.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 17:30

 

cafetière et tasse - reduc1

Non ? 

Vous dites ?

C'est la fête des grandmères ?

 

Comment cela ! moi qui croyez qu'on les fêtait comme il se doit le jour de la fête des mères !

Car pour être grandmère, il faut être mère, non ?

 

Mais si bien sûr, c'est la fête du café : En France elle a été inventée en 1987 par une marque de café d'un groupe agro alimentaire célèbre pour ... ses chocolats.

 

C'est donc une fête purement commerciale à son origine

 

Sauf que si la fête des Grandsmères a depuis pris de la popularité ... c'est au profit essentiellement  ...

du commerce mondial de fleurs coupées ...

Je me trompe ? 

 

C'est vrai, il y a encore ici et là des horticulteurs et des fleuristes qui résistent avec pour moteur la passion de ce beau et dur métier.

 

mais l'essentiel des bouquets normalisés qui sont proposés, ils sont faits sur le dos des petites mains (essentiellement féminines) qui y travaillent à l'autre bout du monde pour cultiver, récolter, mettre en bouquets, faire faire bien souvent des milliers de kilomètres par avion, dans des conditions que je n'ose pas imaginer.

 

Allez, le café, j'en consomme une grande tasse après le déjeuner du midi. Jamais le matin depuis près de quarante ans où j'ai abandonné sans aucun regret le café au lait du matin qui m'occasionnait tant de désordres digestifs.

 

Le café, je le préfèrerais cultivé selon des méthodes respectueuses de l'environnement et de ma santé, autrement dit provenant d'une culture biologique, mais pas que.

Le café, je le préfèrerais aussi et peut-être prioritairement, respectueux de celles et ceux qui le cultivent à commencer par le travail des enfants mais pas que. Autrement dit, un café produit et vendu de manière équitable et produit et vendu de manière digne. Mais ça aussi, c'est probablement un voeu pieux. Comment avoir les moyens de vérifier que les clauses éthiques et équitables sont bien respectées ?

 

Allez, je dédie ce billet à toutes les grandmères qui ont vu leurs enfants et petits enfants remplacer la culture du café (ou même des fleurs) par d'autres cultures à peine clandestines, plus vendables, en dehors des clous forcément et pas même mieux rémunérées aux producteurs et qui font pleurer les grandmères de petits enfants qui se grillent les neurones en les consommant dès le collège.

 

Et pour terminer sur une image plus souriante, je dédie aussi ce billet à ce très vieux couple chenu qui se tenait par la main en rentrant chez eux d'un pas hésitant, un bouquet (standardisé) dans la main du monsieur ce dimanche matin.

 

Delacroix---fleurs-en-hiver.jpg

Un bouquet de Eugène Delacroix, XIXe siècle

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:36

 

« Chaque minute de cafard vous prive de soixante secondes de bonheur. »

Blas de Otero, poète espagnol, 1916 - 1979

 

voeux-14-saisonstexte---reduc.jpg

 

 

Demain sera autre et pourtant familier

Le temps a ses mystères. Coulent les grains du sablier

avec ses joies et ses peines

ses aléas et ses aubaines,

ses tragédies et ses vétilles.

Pour reprendre l'expression de Jill

que cette année vous soit bienveillante et vaillante

et vous préserve de ses tourmentes

en attendant le jour lointain ou prochain

Soyons fous ! qui fera de tous les humains

un peuple en paix sur cette terre

Il suffirait qu'on se tolère

un peu

qu'on se respecte davantage

et qu'on partage

Quel défi mais quel enjeu !

 

 

 

 

 

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:00

(ex catégorie chronique des jours d'antan)

réédition du Billet 32 , mis en ligne le 16 décembre 2008, vers 21h50.

Mon programme restera le même en ce noël 2013. 


                                             Terre, Climat presque tempéré, le 16 décembre 2008
 
                                                           
                                                                   Jeanne Fadosi

                                                                              Climat presque tempéré
                                                     Terre
                                                      Galaxie 8748

                                                      à

                                                      Père Noël
                                                     Adresse inconnue au fichier

              Père Noël,

             Je me décide enfin à t'écrire, car là, vois-tu, j'ai la rancune tenace.
J'aurais même envie de vider mon sac en t'écrivant des choses fort désagréables. Mais comme tu as le don d'ubiquité et que tu sais lire dans le cœur, je n'ai pas besoin de te préciser ce dont il s'agit. D'habitude, je suis plutôt du genre à pardonner même l'impardonnable, c'est  sûrement ma plus grande faiblesse, sinon un défaut, mais cette année-là vraiment, tu avais fait très fort dans ta hotte de rosseries ! Depuis, cette période, qui réjouit tant de petits et de grands enfants, je la regarde sur le côté, avec une sensation d'irréalité.


             Je n'arrive pas à fêter ce qui n'est pour moi qu'un anniversaire lugubre. Je peux le dire sans fard à ceux et celles qui m'aiment, me connaissent et respectent mon choix de solitude. Pour les autres, généreux, qui s'efforcent de m'inviter, j'arrive  presque toujours à donner le change.


             Ne crois pas que je me complaise dans la tristesse et l'ascèse, d'ailleurs, tu le sais aussi très bien. Je dîne en tête à tête avec moi-même, en améliorant mon ordinaire pour la réjouissance des papilles, je me prévois une soirée cocon avec des programmes télé que les snobinards ont tendance à décrier mais, sur la quantité de chaînes offertes, il y a presque  toujours l'opportunité de trouver des programmes de qualité pour l'agrément de l'esprit même pas décérébré. Je ressors, à défaut ou en plus, les recueils de chants de noël, les photos des souvenirs heureux, sans pathos, un beau livre de poésie, une vidéo, des disques, pour le plaisir des oreilles, des yeux et du coeur.

J'aime et je savoure cette solitude, quelque temps subie, mais qui m'a apprivoisée et me manque quand on m'en prive. 

             Alors aujourd'hui, Vieux roublard cruel qui nous a fait tant de mal, je peux te regarder droit dans les yeux et te dire : ça suffit !. On a assez morflé comme ça ! Tu pourrais au moins mettre dans nos souliers un peu de rêve, un peu d'espoir, un peu de générosité.


              Qu'est-ce qui t'a pris aussi de leur apporter ces drôles de petites machines à échanger en cachette des messages avec le miroir aux alouettes ? Il te fallait des cobayes inventifs pour ce jouet du diable ?
   

Comment, tu ne savais pas que ce n'était pas un personnage fréquentable ? 

Si, mais tu ne pensais pas qu'ils s'en serviraient pour le pire ?

Tu pensais que ce n'était que provisoire !

Tstt, Tsssttt, Tsssstttt, ... tu sais bien qu'on peut faire de grosses bêtises dans le provisoire dont les conséquences sont définitives !

             Alors tu vois Père Noël, maintenant, je voudrais, mais je voudrais intensément que tu nous lâche les baskets, pour que nous y voyions clair enfin, et que nous puissions, en apprivoisant ce passé sordide, aller vers l'avenir d'un pas plus léger et plus assuré.

Apporte juste , si tu le peux, un chemin, un apaisement, un avenir, bref, le nécessaire pour vivre sans trop d'angoisse. 

             Quoi, ce n'est pas dans ton catalogue ? Mais à quoi sers-tu alors ?

             Hmm ! Je crois qu'il est grand temps que j'arrête cette bafouille, je m'étais promis de rester polie mais j'ai encore du mal à me contenir. Peut-être que si tu fais bien ton boulot, je pourrai t'écrire plus gentiment l'année prochaine. 

              Pour terminer comme il convient, je n'ai pas d'imagination pour une formule de convenance appropriée, mais tu en as certainement sous le coude.

Je te conseille, sinon, le dernier dictionnaire qui vient de paraître : les expressions les plus efficaces de la langue de bois.

                                               A la revoyure,

                                                                            Jeanne Fadosi


Ce texte était proposé à la participation de l'exercice 74  - Lettre au Père Noël, de la Communauté Ecriture ludique dont vous trouverez le récapitulatif à  Ecriture ludique - exercice 74. Comme il s'agit, sans rien dévoiler, d'un vécu très intime, il pourrait aussi me semble-t-il participer à l'exercice 69 Chroniques intimes, résumé de cet exercice :   Ecriture ludique - exercice 69

 

Remarque importante : Le site d'écriture collective Ecriture ludique a changé d'adresse. La nouvelle adresse du blog où l'on peut retrouver les plannings est la suivante : http://ecritureludique.over-blog.com/ tant que le site reste accessible à cette adresse.


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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 08:30

 

Dernière journée d'hommage à Nelson Mandela et inhumation à Kunu dans son village d'enfance

 

pensee-givree---reduc.JPG

 

"Se tenir sur les épaules des géants et voir plus loin"

 

La suite ici, à l'écoute de cette magnifique émission Sur les épaules des géants, de ce samedi 14 décembre 2013 par Jean-Claude Ameisen de 11h à 12h

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 Ephéméride de ce jour

 

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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

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