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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 20:35

~ Billet 283 ~

escalier Menton - reduc1


                                       Une rue déserte
                             Dans l'ombre d'un hiver doux,
                                      Une vie, peut-être.
                                                      Jeanne Fadosi, vendredi 4 décembre 2009


Cliché argentique, à Menton, février 1988

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 19:00

~ Billet 279 ~

Brunô, notre Croqueur de mots en chef, a déjà avalé ascenseur, monter, escalier, immeuble, cage, étage, bon, courage.
Pour
écrire sur l'ascenseur, comment va-t-on faire sans ces mots-là ?

Quoique j'ai des doutes sur les deux derniers. Hmmm ... Bon ... Il va en falloir du courage pour aborder les escalades urbaines auxquelles il nous convie.
Parce que ces cabines magiques, encore faut-il qu'elles ne soient pas en panne. Et justement je voulais renvoyer l' ...
zut, j'ai failli le dire, à l'équipe du Parisien dont je reçois la News letter tous les matins depuis que j'ai parlé de leur journal dans mon blog.
Je l'achète chez mon boulanger pour avoir quelques nouvelles de la région, de temps en temps.
Donc cette semaine, j'ai trouvé cette info le 26/11:
"Miracle dans l'[...] fou
Valérie a eu la peur de sa vie. Mardi soir, les câbles de l’[...] de son HLM ont lâché à la fin de la course. Fort heureusement, elle n’a pas été blessée car le système de sécurité, dit parachute, a bien fonctionné."
(Je n'ose pas écrire le mot défendu, même si ce n'est pas moi qui ait rédigé l'article de presse).

J'avais bien aussi déjà eu l'idée de parler pour les Croqueurs de mots de cette mémorable équipée jusqu'au 14ème de leur tour quand j'avais voulu rendre visite à une amie avant la fin de mon congé de maternité.
Au pied des marches et d'une pancarte malvenue, avec mon nourrisson dans la nacelle du landau, le cadet de deux ans et l'aînée de quatre ans, plein de courage (zut, je l'ai dit ...) et de bonne volonté certes ...
Une joyeuse dégringolade résonnèrent en écho sur le béton et les deux filles de mon amie prirent chacune un de mes vaillants lutins dans leurs bras pour les emporter dans les airs tandis que je suivais en hahanant avec mon petit dernier.

Et voilà que je téléphone à ma cousine. La fille de Titine. Je ne sais pas comment elle trouve encore la ressource de sourire de ses galères. Ses dernières chimio ont eu raison de l'énergie qui lui restait et elle m'avait, sans rire, cette fois-là, raconté sa chute en rejoignant son appartement la dernière fois qu'elle s'était rendue à l'hôpital.
Tiens, il y avait panne aussi dans son HLM.
Que nenni ! Longtemps, les habitations à loyer modeste ont méconnu ces élévateurs des beaux quartiers. La loi a fini par les exiger pour les constructions neuves dépassant cinq niveaux. Voilà pourquoi il y a tant de collectifs respectant cette règle, enfin presque. C'est sans doute à ce moment-là qu'on a inventé les entre-sols.

J'étais soucieuse car l'incident, outre les hématomes aux genoux, l'incitait à renoncer à sa prochaine séance de soins.
Alors quand elle m'a expliqué qu'elle y était allée et que pour rentrer, son mari s'était mis derrière elle et l'avait poussé pour l'aider dans son ascension, avec sa gouaille presque habituelle, j'ai balancé entre soulagement, une grande envie de sourire en imaginant la scène, forcément cocasse, et l'impuissance devant l'absurdité de leur situation.

Et pardon de cette note un peu moins souriante, je pense forcément à toutes ces personnes de moins en moins mobiles, qui sont là depuis bien longtemps, ne peuvent pas déménager, et se retrouvent souvent dans l'impossibilité de s'échapper de leur appartement, tout simplement parce que chez eux, il n' a pas cet aménagement devenu si banal ou qu'il est trop souvent en panne.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 17:30

~ Billet 262 ~

Les
Croqueurs de mots ont la folie des grandeurs, aux Mots de Tête n°12, pensez ! Demander "Comment ça va ?" à des célébrités ! Eh, Comment ça va Brunô ? Non je déc...

En Rose de citations extraites de chansons

Vers la fin de 1955, Aldo et Bruno se chamaillent quand Sergio aperçoit Jacques Brel. Les trois mômes éblouis, regrettent illico d'avoir mangé tous leurs bonbons. Alors quand sur la Grand place, près du kiosque à musique, ils arrivent enfin à sa hauteur, les mots leur manquent.

- Comment ça va Grand Jacques ?, lance le plus déluré.
Mais le chanteur fait une moue du diable.

"
Ca va,
Il y a toujours un peu partout des feux illuminant la terre,
Ca va.
Les hommes s'amusent comme des fous
..."

Mais il voit les yeux rougis du plus petit
- Et toi mon petit bonhomme, ça n'a pas l'air d'aller ?
- Moi, c'est Aldo, mon papa n'a pas voulu envoyer notre lettre au Père Noël.

- Ah bon, je le connais le Père Noël !
Que lui demandais-tu ?
Je peux lui transmettre ta demande.

- Ben, dit Bruno, en regardant le bout de ses souliers,
Moi je voulais un violon,
Mais mes jeunes frères,
l'un demandait "un casque" et l'autre même
"Un sabre avec un sac comme en ont les soldats"

Le
violon du soldat a été vendu au diable,
Et il continue à se frotter les mains.
Je reviens de son banquet et croyez-moi,
"Il a tout vu, le diable, il a tout entendu...

Tu auras sans doute une guitare
Pour chanter plus tard,
Sous
les Sunlights,

Et toi, petit Aldo, va donc voir au grenier,
dans les cahiers de ton père,
Tu y  trouveras peut-être
Nejouezpassoldat - reduc1

Les Sunlights sont un groupe belge créé en 1962 par les frères Sergio, Aldo et Bruno Cogoni avec Jean-Paul Van Houte puis Tony Menteau. Je ne les connaissais pas avant de me mettre à écrire ce billet en utilisant le texte ci dessus.

Evidemment, cette rencontre est fictive, tout autant que la filiation avec celui qui a écrit patiemment de sa belle écriture fine. J'ai pris cette liberté pour les besoins de ce billet.

Cette page fait partie d'un cahier de chansons notées par mon père lors de son service militaire au Maroc en 1924.
Il était là contraint et forcé et le choix de ce texte montre combien il avait grandi depuis sa fugue contée dans le billet
Le klaxon (2) : la fugue.

Pour voir le texte de cette chanson antérieure à 1924, je le mets en ligne de façon plus lisible au billet 263.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 15:41

~ Billet 254 ~


Eh bien oui, vous avez peut-être deviné que j'allais faire parler d'Aymard, le klaxon. C'est qu'il en aurait des choses à raconter, s'il pouvait se faire comprendre !
C'est
Brunô, un grand dévoreur parmi les Croqueurs de mots, qui attend nos mots de tête n°11 pour apaiser sa faim.

Faire parler un objet, quand son langage est inconnu, pas facile, n'est-ce-pas ? Et je vous entend d'ici ... Comment a-t-elle fait ? Avec une loupe, en scrutantl a photo, dans les plis de la banquette, j'ai retrouvé un pou de poilu. Et alors là, ce fut lumineux, car il a bien voulu me servir d'interprète. Il avait noté sur des petits carnets les confidences son ami Aymard. Et le pou a eu l'extrême amabilité de me confier ses carnets. Il y en avait quatre, un par année, de 1914 à 1918. Le dernier s'arrêtait au 11 novembre.
Pour brunô, je l'ai ouvert, un peu au hasard :

Un jeudi comme un autre,

Nous approchons d'Epernay,
Le chauffeur a bien roulé.
C'est le moment de donner de la voix,
Car je suis toujours aux abois.
Malgré tout mon tintamare,
Je crains ces deux lascars,
Têtes brûlées,
pleines d'acné.
Faubourgs silencieux.
Ils ont dû rester chez eux.
C'est étrange,
Ce ne sont pas des anges.
Ah les voilà, ces deux ados
Qui complotent dans mon dos.
Je sais bien que vous en rêvez,
Mais c'est pas beau si vous saviez.
Ne montez pas mes amis,
Vous auriez de gros ennuis.
Moi je klaxonne,
en avant, je claironne.
Ces têtes blondes curieuses
Me semblent bien silencieuses.
Derrière, je l'ai deviné.
Sous la bâche ils se sont cachés.
Pour voir le front
Ils ont pris le fourgon.
Sans souci
Ils sont partis.
Leurs parents, c'est une certitude,
Doivent être morts d'inquiétude.
Mon timbre s'en éraille.
Pourvu qu'il n'y ait pas de mitraille !
Ils sont venus.
Ils n'ont rien vu, rien entendu.
Inconscience de la jeunesse,
Regardez, entendez toute cette détresse !
Rentrez chez vous,
La guerre n'est pas pour vous.
          Jeanne Fadosi, le mercredi 11 novembre 2009 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 22:30
~ Billet 241 ~

Pour les
Croqueurs de mots,Brunônous demandait de siffler un tautogramme en S, pour lemots de tête n°9, cette semaine.

Permettez-moi d'en profiter pour vous souffler une idée de sortie si vous aimez comme moi les livres et la lecture.
J'ai entendu le son Ssss qui peut être t ou c et non la lettre S qui peut aussi être zz


Surtout, ne pas se précipiter,
Sur le seuil de la salle Labrouste,
Suspendre un instant son geste.
Se laisser surprendre par le sombre du lieu
L'embrasser de son regard, vaste et circulaire,
Surprendre le bruissement des feuilles dessinées,
dans le sillon d'un éclat de soleil,.
Sous les arceaux de plein cintre ciselés
Se laisser caresser par les sons susurrés,
Venant s'entrelaçer secoués en tous sens,
Sentir s'amplifier les enceintes  jusqu'à saturation,
Savourer la majesté de l'éclairage progressif ;
Saisir au vol des parcelles de sens ;
Rebondissant sur les rayons sans poussière
Suivre le sillage des spots vers la scène 
qui s'anime soudain sur les plis d'un tissu suspendu,
En quelques scènes de films, se souvenir de titres,
Se délecter aux citations semées en sillonnant les allées,
S'asseoir sur un siège ciré et soulever ce pupitre de mystère,
S'évader sur l'écran avec la lectrice
Dans une histoire singulière ;
Oublier ces autres sons sifflant à ses oreilles ;
Se perdre dans tous ces signes donnés à voir et à entendre,
En oublier les secondes et l'heure au sablier.
S'imaginer ces silhouettes concentrées et studieuses
Et soudain c'est l'évidence du silence 
Surgissant dans cette vaste salle
rendue à sa destinée de lecture sereine
Par la puissance de son imagination ...

Toute cette magie, si vous aimez les livres, si vous avez le temps, si vous aimez ceux qui lisent à haute voix, vous la trouverez en visitant l'exposition

Choses lues, choses vues
à la Bibliothèque Nationale, site Richelieu,
58 rue Richelieu,
Paris IIème
jusqu'au 31 janvier 2010

J'y ai passé un moment bien agréable.
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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 16:20

~ Billet 230 ~

Pour les
Croqueurs de mots qui se nourrissent de mots de tête en vers par trois en triolets reliant un animal, un fragment de paysage, un moment de la journée, à une sensation, un mouvement.

Je recycle pour la circonstance en les reliant, des petits vers posés sur la gourmandise de petites bêtes.



Le bourdon vorace
Aspire avec gourmandise
La sève exquise








Petites bêtes pas bêtes
Le parfum guide au nectar
Suc ou bientôt miel







Au temps des asters
Une abeille est de retour
Avec le paon du jour





Jeanne Fadosi, 7 décembre 2008, 23 juillet 2009, 21 octobre 2009


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17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 15:50

~ Billet 226 ~

Brunô, le directeur de la collection Les mots de tête,
aux éditions
Croqueurs de mots se penche sur la mauvaise conscience du consommateur. Mais grâce à nos boites à outils universelles, ce malaise passager devrait très vite disparaître au grand bénéfice de ...

1ère leçon :
Le dimanche, c'est vraiment bat'  pour faire les courses,
C'est bien mieux qu'au champs de courses.

2ème leçon :
Point n'est besoin de labeurer à faire ta liste :
Ce n'est pas un scrutin de liste.

3ème leçon :
Les emplacements réservés sont squattés ?
Il te reste l'issue des pompiers.

4ème leçon :
Tu veux connaître les dernières infos ?
Ton coin lecture est au rayon journaux.

5ème leçon :
Les sous-tifs sont en promo, t'en mets trois lots dans ton cabas ;
La prostituion des enfants est pire que ce travail-là.

6ème leçon :
Au rayon frais, tu fais couper dix-sept tranches.
Pour dire : "finalement je préfère le bondrange".

7ème leçon :
Dans la cohue savamment tu joues des roulettes
avec ton caddy pour naviguer dans la superette.

8ème leçon :
A la caisse moins de 10 articles, comme t'as pas la priorité,
Tu fais des grimaces au petit enfant : ça tamuse de le terrifier.

9ème leçon :
Evidemment, tu n'as pas compté. Des produits tu en as beaucoup.
Tu payes avec un très gros billet et te débarrasses de tous tes p'tits sous.


10ème leçon :
Bien sûr tu as discrètement oublié de vider ton cabas.
Comme ici tu es un Monsieur, on ne te contrôle pas.

Auteur du manuel : Jeanne Fadosi,
Imprimé sur les presses de Over-blog, le samedi 17 octobre 2009.
N°7 de la collection


Note importante :
Il est utile de rappeler que toute ressemblance avec des faits ou des personnes existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.

"Si nous n'avions point de défauts, nous ne prendrions pas tant de plaisir à en remarquer dans les autres."
L'encyclopédie de Diderot et D'Alembert, de l'écriture

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 23:42

~ Billet 220 ~

Pour la communauté des
Croqueurs de mots en ses sixièmes mots de tête occasionnés par l'enigme d'un testament particulier, sur les traces duquel Brunô a lancé ses fins limiers (nous), voici ma petite contribution, subtil mélange de rêve et de réalité.(pas modeste, la blogueuse ...)

L'indice : l'auteur du testament est celui qui ne possède rien mais donnera beaucoup.

Avis important : historiquement, si le testament évoqué existe bien, ce que je laisse supposer de son contenu, et de sa rédaction sont le fruit de mon imagination, même si c'est plausible. En revanche, tout le reste est véridique.

En ce jour sombre du 5 septembre de l'an 1658, voilà plus d'un an que la gente Dame Marthe de la Perrière garde le lit, affligée d'une langueur inguérissable.
Lasse de ne pas recouvrer la santé, elle se décide, en ce jour triste, à faire venir le clerc du notaire d'à côté, et fait préparer son écritoire avec tout ce qu'il fallait d'encre, de plume et de velin, le tout de la meilleure qualité.

Elle désespèrait de reprendre un jour son ouvrage, les médecins ne lui avaient laissé aucun espoir.
Qu'importe qu'elle n'ait rien de tangible à léguer, elle va mourir, une autre fille doit reprendre le fil.

La rédaction du testament fut longue et laborieuse. Le brave clerc n'entendait rien aux mots qu'elle lui dictait et Marthe ne lui était d'aucun secours, n'ayant elle-même qu'une connaissance minimale des lettres et de l'écrit.
Le testament était destinée à la personne qui lui succéderait dans son activité et devrait ainsi être transmis de génration en génération.
Son contenu devait impérativement en être tenu secret.

Fort heureusement, elle finit par se rétablir et eut encore le temps d'apporter des améliorations à sa première création, le "vélin" qui faillit bien être la seule. En 1660, sa ville eut son point. Celui-ci devint vite si réputé que le Grand Colbert y créa la manufacture royale en 1665, laquelle eut l'exclusivité de la fabrication du point de France jusqu'en 1675.
Pendant ce temps Madame de la Perrière continua de perfectionner son propre point et  d'en organiser la fabrication clandestinement, en en protègeant le secret par une division du travail poussée. Chaque dentellière n'avait la parfaite connaissance que d'une seule étape du processus.

Dès 1903 une école dentellière est créée pour perpétuer ce précieux travail et au mileu du vingtième siècle la soeur dentellière Marie du Sacré coeur, dépositaire du secret de fabrication, décide de permettre à toutes les dentelières d'en connaitre la totalité des étapes.
En 1976, à la suite d'une nouvelle menace de disparition, l'Ecole Dentellière est transformée en Atelier National du Point d'Alençon, composé d'une douzaine de dentellières.

Ces informations ont été compliées sur la page du point d'Alencon de netenvies.free
ICI , ou encore ICI ICI ou ICI
sans oublier le recours à wikipédia, Dentelle d'Alençon

Le maire d'Alençon a annoncé en 2009 la candidature de la dentelle d'Alençon comme patrimoine culturel immatériel de l'Unesco.

Si vous avez encore un peu de temps, une visite virtuelle au
Musée des Arts et de la Dentelle d'Alençon vous montrera quelques échantillons des merveilles que l'on doit à cette Dame qui n'avait rien à léguer en 1658.

Et en prime, un petit bout de dentelle d'Alençon encadrée par ma soeur, Jacotte, cliché de son mari (avec son aimable autorisation).

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 06:15

~ Billet 205 ~

Pour les
mots de tête n°4 Itinéraires, de Brunô pour les Croqueurs de mots


- Voilà le carrefour, qu'est-ce qu'on fait ?
- On tourne à droite.

- Voilà le carrefour, qu'est-ce qu'on fait ?
- On tourne à droite.

- Voilà le carrefour, qu'est-ce qu'on fait ?
- On tourne à droite.

- Voilà le carrefour, qu'est-ce qu'on fait ?
- On tourne à droite.

- Dis ?
- Oui ?
- Tu n'as pas l'impression qu'on tourne en rond ?

Un clic sur l'image vous conduira au début de l'itinéraire.


Penly24 aout08 - reduc1

- Ils sont fous ces humains !

.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:28

~ Billet 200 ~

Pour le Mots de tête n°3 de Brunô pour les Croqueurs de mots, et comme j'ai d'autres projets dans la vie et pour le blog, Brunô me donne l'occasion de rééditer le trompe l'oeil peint par ma soeur Jacotte pour un fond de couloir aveugle.
Bigornette ne nous en voudra pas, ni à Brunô, ni à moi, si j'en profite pour republier ici le poème que j'avais écrit pour son jeu d'avril.

Il vous suffit de cliquer sur la fenêtre pour revoir l'image dans son contexte initial et sur le titre du poème pour revisiter ma contribution aux parchemins de Bigornette

trompeloeilcouloir4 - reduc

 

Fenêtres sur la vie

 

La première fenêtre ouverte sur le monde

Me protégeait sans doute de l'ardeur du jour

En cette fin d'été bruissant des chants d'arondes

Réunies sur les fils, prêtes pour le retour

Vers des contrées plus douces anticipant l'hiver

Jusqu'au printemps suivant où le soleil trop cru

Les renverraient vers notre terre hospitalière.

 

Au bout d'un long voyage arrivant tant recrues

De fatigue et de vent, sous le hangar branlant,

Entre le mur de pierre et quelques poutres blondes,

Là-haut sous la charpente un doux nid les attend.

 

Au clocher tinte l'heure. Entends le chant du monde,

Nouveau né tout fripé tant pressé de paraître,

De tes jours d'innocence éloignant la vieillesse

De tes parents émus ouvrant grand la fenêtre

A l'avenir heureux d'éternelle jeunesse.

 

Reviendront-elles ces crâneuses messagères ?

Que sont donc devenues toutes ces espérances ?

Secondes par milliards au sablier du temps,

Vous avez fabriqué des passés trop amers,

Fait venir à mes yeux des larmes au non-sens.

Je ne sais plus pleurer de trop de souvenirs

Et, pour vivre debout, je choisis de sourire.

 

La vie est un voyage. C'est banal à dire,

Faite de petits riens et de grandes détresses.

Certains virages flous m'ont conduit vers le pire

Et si tant de chagrins par pudeur contenus

Vous font croire un instant que je ne sais qu'en rire

Ou que j'aurais trouvé un chemin de sagesse,

Si mon âme blessée, je n'ai rien oublié,

J'ouvrirai la fenêtre aux matins à venir.

Jeanne Fadosi, achevé le dimanche de pâques 12 avril 2009

.

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 Ephéméride de ce jour

 

et chaque jour

je n'oublie pas Anne-Sophie

les yeux dAnne-sophie

et ses compagnes d'infortune :

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015 ; 123 en 2016 et en 2017 ; 121 au moins en 2018 ; 150 en 2019 (au moins 122 confirmés)

(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

trop vite ou trop lentement,

sans retour possible

N'oubliez pas que

"Tous les matins du monde sont sans retour"

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