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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:00

 

Oyez, oyez, qu'on se le dise

qu'on le fasse savoir !

 

Eh oui ! c'est le néon de Tricôtine qui a branché Cétautomatix pour ce Défi n°113 des CROQUEURS DE MOTS

dernier de l'année 2013, avant le lancement du prochain le lundi 6 janvier 2014

 

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et en prime vous pouvez faire un petit coucou à Tricôtine

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 06:00

 

C'est Lénaïg qui est à la manoeuvre pour le Défi n°112 des CROQUEURS DE MOTS, sous l'oeil bienveillant de Tricôtine.

 

Voici ma petite participation, librement inspirée de la comédie d'Aristophane, Lysistrata

 

Quand les femmes en eurent assez

d'être confinées au gynécée

et traitées de gallinacées

elles décidèrent toutes en choeur

de cesser de prodiguer leurs faveurs

à leurs maris vaillants guerriers

jusqu'à faire céder le dernier.

impulsé d'Athènes par Lysistrata,

la grève du sexe se propagea

en Grèce dans toutes les cités,

Sur l'air de la solidarité

« Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris »

les va-t-en guerre en étaient bien marris !

Celle qui délie si bien l'armée

a conjugué le verbe aimer

en les privant de leurs charmes,

pour leur faire poser les armes ;

toutes, même les courtisanes,

sous la plume d'Aristophane !

 

lysistrata2.jpg

 

A noter, ce sujet a été traité récemment dans le film La source des femmes, pour mettre notamment l'accent sur la condition féminine dans un village montagnard

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:50

 

 ... chez Lénaïg

 

Tricôtine nous prévient sur La coquille des Croqueurs de mots que

 

ATTENTION SON BLOG SE TROUVE SUR LA NOUVELLE PLATEFORME OB 

DONC LE LANCEMENT DE DEFI N'APPARAITRA PAS SUR LA COMMUNAUTE

RENDEZ VOUS SUR SON BLOG EN SUIVANT LE CLIC CI-DESSUS 

MERCI DE LUI SIGNALER DIRECTEMENT VOS PARTICIPATIONS !

 

et nous annonce aussi la trêve des confiseurs du 23 décembre au 5 janvier

 

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 06:00

 

Non, ce ne sont pas Les Chaises de Ionesco mais les chaises d'Emile, vous savez celles de la brasserie à qui Eglantine-Lilas a donné la parole pour le Défi n°111 des CROQUEURS DE MOTS.

 

- psttt, psttt !

- Ouais !

- Hé, t'en penses quoi toi, du patron ?

- Qui ça ?

- Ben l'Emile, tiens !

- d'Emile ? Je n'en pense rien. L'est pas souvent là. Mais de ce qui l'attend ...

- C'est sûr que prendre une telle succession, ça va pas être facile, facile ...

C'est qu'elle avait sû se rendre populaire, la Madelon : utile, efficace ...

- et affable avec ça !

- ouais, c'est sûr l'Emile, il devrait sourire un peu tout de même.

- C'est pas sa faute, ici, c'est qu'des sauvages

- Chhhhhhhhhhhhhut !

- Ben quoi, c'est vrai, non ?

- Ce sont des taiseux, des gars d'la campagne. Ce qu'il a à faire, c'est les apprivoiser, c'est tout.

- Eh ben ! C'est pas gagné !

- Mais si ! Tu verras ! Laisse-lui un peu de temps. Ne vas pas ajouter ta voix aux langues de vipères. Y en a bien assez comme ça.

- Comment tu l'sais d'abord toi ? Elles ne mettent jamais les pieds ici !

- Encore heureux ! Elles s'raient cap' de commander de l'eau bénite pour allonger leur café !

- Là, tu exagères ! ... Elles ne prennent que de la tisane. Même qu'elle est diurétique.

- Tu sais ça aussi ?

- Ben voui. Figures-toi que dans une autre vie ...

- une autre vie de chaise ?

- Voui ! et crois-moi sur paroles, quand le sermon était un peu long, plus d'une fois j'ai subi des fuites.

- Mama mia ! L'Emile, l'a intérêt à surveiller un peu les débordements. Moi qui suis toute neuve, j'ai pas envie de subir ça !

- T'inquiètes ! t'as vu son enseigne à l'Emile ? Je crois qu'il mise sur la qualité plus que sur la quantité. Un jour ils viendront goûter l'une, un jour l'autre ...

- Ouais, t'as raison, laissons-lui le temps d'apprivoiser ces braves gens. 

Mais souris un peu l'Emile, souris donc !

 

terrassede-cafe---reduc.JPG 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 10:10

 

Eglantine-Lilas dite aussi mère-grand

 

Oyez oyez, qu'on se le dise !

qu'on fasse circuler l'information

plutôt que de rester le ... sur nos chaises

 

La feuille de route des CROQUEURS DE MOTS

est à notre disposition chez Eglantine-Lilas pour le Défi 111

 

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:00

 

Pour Tricôtine et son Cétotomatix créé par son néon pour maintenir à flot la vaillante Coquille des CROQUEURS DE MOTS avec ce Défi n°110.

 

J'enfilai mes bottes

Ferai-je d'un pas sept lieues ?

Vers la clé des rêves ?

 

Chat Botté, Petit Poucet 

Tant de contes par le Monde 

Jeanne Fadosi dimanche 3 novembre 2013

 

le chat botté GB - reduc le petit poucet Germaine Bouret - reduc

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Chat Botté et Le Petit Poucet, illustrations de Germaine Bouret

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 19:00

 

Qu'on se le dise, qu'on fasse circuler l'information :

 

Cétotomatix pour le défi n°110

à partir de La Coquille des CROQUEURS DE MOTS,

dès demain matin, lundi 28 octobre 2013, à la première heure !

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 05:00

article programmé, blog en semi-pause

Pour le défi n°109 des CROQUEURS DE MOTS proposé par Fanfan

 

Il avait atteint sans peine le rocher. Contrairement à ses craintes, la mer était devenue d'huile dès le premier coup de rame.

Les carcasses de barques sur le rivage n'étaient guère rassurantes mais la petite voix de feu son grand-père lui soufflant intérieurement

"Ta curiosité te perdra mon garçon !"

ne faisait qu'attiser sa témérité.

D'ailleurs, la porte du phare était grande ouverte, le faisceau tournait à 360° du sommet, comme si les décennies avaient été gommées.

Dès les premières marches, l'air s'emplit de La Truite, de Schubert, comme pour lui faire oublier les toiles d'araignées et les morceaux de squelettes.   

La salle du premier, carrée, ne contenait plus qu'un guéridon sur lequel un téléphone à cadran, relié à un répondeur des années 1970, récitait en boucle le message de Fanfan aux appels incessants :

"vous avez gagné une soirée dans  le phare  des Sanguinaires, avec le gardien, repas compris. Prière d'amener une nappe blanche"

Dans la salle du second, plus petite, des cartes avec des punaises. Un poste à galène des années 1940 diffusait les annonces de Pierre Dac

Tout en haut, en ombres chinoises, au rythme de la lanterne, les silhouettes d'un antique bal de débutantes valsaient sur La bal de Laze de Michel Polnareff

Son audace avait des limites ... Il dégringola aussi vite qu'il le put sans se rompre les os, poursuivi par Les frères Jacques chantant le complexe de la truite, de Francis Blanche, sans prendre garde qu'il s'enfonçait sous terre. Dans le bunker, oui c'en était bien un, des monceaux de bouteilles et de conserves et sur les étagères, un stock à tenir un siège de mille ans. Partout des écrans ultra-modernes visualisant des naufrages, matés par des costumes de SS, de miliciens et autres sinistres exécuteurs d'ordres.

Des enceintes haute définition se mirent à brailler La pince à linge, par les quatre barbus tandis qu'au mur, un portrait d'un feu dictateur à moustache était en pleine discussion avec celui d'un flibustier borgne.

"Réjouissons-nous, confrère, nous la tenons notre revanche sur "Le Bal des maudits".

 

- Francis, Francis, ça va ? tu m'as fait peur ! 

- ben c'est rien Blanche, je me suis empêtré dans la nappe au moment de la mettre sur le fil à linge et le petit du voisin m'a pris pour un revenant. 

- et ?

- il m'a menacé de m'envoyer au phare des Sanguinaires rejoindre son grand-père, tu sais, le dernier gardien.

- et ?

- je me suis endormi ...

 

"Les rêves ont été créés pour qu'on ne s'ennuie pas pendant le sommeil."

 Pierre Dac

corde-a-linge-2---reduc.JPG

 

Bonus déposé par Emma en commentaire et qui me semble bien compléter le tableau : CLIC

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 07:26

 

Défi n°109 :

c'est donc Fanfan qui nous en donne la feuille de route (le sujet) pour les CROQUEURS DE MOTS

qu'ils soient obéiens ou d'ailleurs ...

 

A vos plumes ...

 

et si le coeur vous en dit il est toujours prévu de mettre le projecteur sur la poésie le jeudi,

en mode libre et en toute liberté

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 05:00

 

Pour M'amzelle Jeanne qui a courageusement et avec une bien belle idée pris la barre des CROQUEURS DE MOTS pour mener à bon port le Défi n°108, et nous permettre de repartis avec un(e) autre croqueur(se) vers une autreescale, puis d'autres encore.

 

Comme je manque de temps pour rédiger un inédit, j'en profite pour rééditer ce que j'avais écrit à la marge du sujet proposé au défi n°66 par vertdegrisaille. Le titre et le contenu sont, me semble-t-il, raccords avec le thème de M'amzelle Jeanne : 

 

Au-delà de la fenêtre ...

 

17 octobre 1968 : je frissonne en sortant des couvertures. Mon premier élan est de regarder par la fenêtre.

Voilà à peine un mois que je suis dans cette minuscule chambre de bonne et déjà une sourde tristesse s'immisce dans mon quotidien.

 

Le thermomètre affiche vaillamment un modeste 17° et le radiateur ne produira rien de plus.

 

Dans ce quartier cossu aux façades avenantes, je fais l'apprentissage de voisins pauvres. La dernière marche avant la misère car ils ont un toit solide, trop froid, sans confort à part l'eau courante, souvent froide. Il y a un wc à la turque pour tout l'étage. L'eau chaude, il faut aller la chercher au dernier étage, encore au-dessus.

 

Mes parents m'aideront à atteindre mes rêves, en se privant un peu plus sur le quotidien. Mais nous ne sommes pas à plaindre.

 

J'ai acheté un minuscule carnet et j'apprends à compter les moindres dépenses. Je ne suis pas à plaindre. J'ai juste froid, j'ai juste la rage de découvrir ces vieux qui vivent avec le minimum vieillesse, ces employées de maison (on dit encore bonnes à l'époque) qui travaillent du matin au soir six jours par semaine pour un salaire (on dit encore gages aussi) de misère ... ces portes fermées sur le logis d'autres étudiants qui cumulent leurs cours et un travail souvent peu rémunérateur, pour financer leurs études, et que je ne croise jamais ...

 

17 octobre 1969 : la pièce de 8 m2 n'est pas plus grande que ma chambre de bonne de Neuilly l'an dernier. Pourtant,l'espace est bien agencé, les murs sont propres et la lumière rentre à flots tandis que le chauffage central assure une douceur confortable. Le bureau est sous la large baie qui occupe toute la largeur de la chambre.

 

Entre deux pages étudiées, je lève les yeux pour voir ce ciel qui s'assombrit des pluies d'automme. 

 

Mon visage s'assombrit lorsque mes yeux quittent le ciel. Le paysage est barré sur ma gauche par le bâtiment des garçons de la cité universitaire, sur ma droite par un enchevêtrement des bretelles en béton de la prochaine autoroute. Il y a aussi des rails, à l'infini. Je ne me souviens plus bien où dans mon champs de vision. Ce dont je me souviens, ce qui m'étreignait le coeur chaque jour, sans accoutumance, c'est l'autre côté de la rue. Derrière les palissades qui le masquent aux piétons et aux voitures, mon regard se porte sur la fragilité des planches et des tôles mal jointes, la fumée qui s'échappe de simples tuyaux de poêles surmontant des toits en carton goudronné pour une étanchéité approximative.

 

De l'autre côté de la rue, c'est le bidonville de Nanterre.

Le 17 octobre ne m'évoque rien. En 1969, on fait encore silence sur cette terrible nuit. On se souvient surtout de Charonne.

 

Si on me l'avait appris, cette vue m'aurait-elle été plus insupportable encore ?

 

Combien de ces malheureux, hommes mais aussi femmes et enfants, étaient-ils partis ce 17 octobre 1961, pour défiler pacifiquement et avec confiance pour défier le couvre-feu qui venait de leur être imposé ?

 

Combien de femmes et d'enfants ne sont jamais revenus de cette marche sur Paris ?

Combien d'hommes, maris, pères, ne sont jamais revenus au bidonville ?

 

Si on me l'avait appris, cette vue m'aurait-elle été plus insupportable encore ?

 

Mais ce jour-là, je sais en revanche qu'en rentrant de mes menues courses pour la fin de semaine, (je compte toujours le moindre centime), un ou deux enfants seront sur mon passage, me demandant un morceau de pain.

J'ai pris l'habitude d'en acheter un peu plus, pour eux. Et tout à l'heure, je leur achèterai une tablette de chocolat.

 

17 octobre 2011 :  journée mondiale du refus de la misère.

 

Je ne sais pas s'il est ou non pertinent de rapprocher ces deux événements. Mais moi, ces mois passés à Nanterre, j'ai juste appris à cotoyer une misère qui restait digne, en mesurant mon impuissance devant ce qui s'étalait pudiquement au-delà de la palissade.

 

17 octobre 2011, alors même que, dans la dignité, les survivants veulent se recueillir sur le Pont de Neuilly de sinistre mémoire, ils devront se contenter d'un autre lieu car on leur en a refusé l'autorisation.

 

*****

 

Post scriptum (mise à jour du 25 octobre 2012) : 17 octobre 2012 vers 6 heures du soir

communiqué de presse de Monsieur François Hollande, Président de la République Française,

tel qu'il est lisible sur le site officiel de l'Elysée

 

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression. La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes."

François Hollande, Président de la République, 17 octobre 2012

 

 

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