Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 17:30

 

Oui je sais, vous aimeriez que je vous donne à lire la suite de l'article que Bernard Pivot consacre au mot "vieillir" dans son livre "Les mots de ma vie".

Je crois bien que j'ai reçu par courriel l'article entier ou à peu près et c'est vrai que j'aurai encore à en dire ...

 

Mais j'ai acheté le livre en librairie et je l'ai lu. Peut-être pouvez-vous l'emprunter à une bibliothèque ou à un ami ? C'est une lecture agréable et distrayante.

 

Le sujet, lui, entretient des commentaires et des réflexions fort intéressantes.

 

écouter, partager,transmettre, rire ,s'émouvoir....mes grandes amies ont l'une presque 77 ans et l'autre 92 ans...Le corps est parfois las mais la tête tient le coup et tient tête à plus d'un(e)....et tout ce qu'elles ont appris,à leur dépens ou à leurs avantages, n'est pas perdu car elles sont dans le partage, avec humour, ou avec colère,avec distance ,avec philosophie,mais jamais avec résignation....j'espère leur ressembler...si possible....

 

On dit que tant qu'on est curieux de tout, on ne vieillit pas ... toujours s'étonner et s'émerveiller de ce qu'on voit c'est rester jeune ! 
 fanfan

 

vieillir c'est trier...
...quand on se pose la question de savoir si la mise en oeuvre d'une chose vaut la chose en elle-même,
... quand les objets n'ont plus de valeur que les souvenirs qui s'y rattachent
... quand enfin on a accepté que la beauté/la fraîcheur de la jeunesse ont toujours leur place à l'intérieur et qu'il n'importe pas tant que ça que ça se voit à l'extérieur...
... quand on apprécie plus volontiers d'être actif dans l'inaction que d'être inactif dans l'action...

oui, là on sait qu'on vieillit, et qu'on vieillit bien...
parce que si vieillir est incontournable
mal vieillir n'est pas une fatalité

vieillir est une évolution et quand on l'accompagne avec discernement et docilité intelligente, c'est même une promotion!

 

le corps prend de l'âge mais le coeur et l'esprit peuvent rester jeunes

 

On vieillit comme on a vécu. Les revirements brutaux à la vieillesse existent mais ils sont rares. Je pense qu'il y a une forme d'acceptation, mais un désir intense d'apprécier les belles choses que la vie offre au quotidien.

 

Je viens de lire avec bonheur ton très beau texte et les commentaires qui font suite! Bien qu'étant sur mes 84 ans et demi.. je ne me sens pas en "apartheid" du tout!
Des souleurs j'en ai, de l'argent ? ce que le gouvernement veut bien me donner chaque mois,mon coeur est calme heureux Je viens d'aller dire bonsoir à la lune qui est haute et magnifique cette nuit.. puisque je dors mal.. J'ai le blog qui me passionne, des connaissances virtuelles que j'aime rencontrer, retrouver au fils des mots...
Je vis seule, au fil des jours, selon leur disponibilité, j'ai de jeune amie.. dont une très particulière qui se marie samedi prochain et à qui j'ai promis de faire sa pièce montée ! 200 petits choux..
Pour moi l'âge n'est rien, c'est l'état d'esprit qui fait tout.. Je suis sans haine, sans regret.. et c'est bien comme cela ... Je vis encore !

 

Je croyais que la sagesse venait avec l'âge.

 

Il n'y a pas que des inconvénients à vieillir, on est plus serein, un nouveau jour est un petit miracle qu'il faut profiter. Même si l'on ne peut plus faire de grand trajet, le rêve est toujours là.
Je suis dans mes quatre vingt deuxième années.

 

Vieillir... c'est occuper sa vie d'une autre façon que lorsque l'on travaillait. On a tout son temps pour l'enrichir au contraire.....
 patriarch l

 

Qu'est ce que vieillir Jeanne ?????
Les années qui s'accumulent ????
Les rides qui apparaissent ?????
Les petites douleurs par ci, par là ????
Que nenni.... tout se passe dans la tête, et quand la tête garde la jeunesse, la vivacité de l'esprit... la vieillesse ne peut nous atteindre.
 ZAZA

 

Ce n'est pas "chiant", c'est une autre phase de la vie avec comme chacune des avantages et des inconvénients... Ce qui est "chiant" c'est de ne pas accepter de vieillir, alors que de toute façon on n'y coupera pas...

 

Ce n'est pas l'âge qui rend vieux, ou plutôt rend la vie moins facile. Pour moi, c'est l'asbestose et la myasthénie et encore plus l'asbestose que la myasthénie que j'ai appris à gérer. L'asbestose ne se gère pas et progresse avec les années....

Tu as raison, notre génération a une belle vieillesse en vue... 

 

partage à fleur de peau - reduc1

.

 

Partager cet article
Repost0
17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 18:00

Début, précédent,

 

Si j'ouvre les guillemets sur cette expression qui m'a servi de fin provisoire au texte de Bernard Pivot, c'est pour respecter cette convention trop souvent tombée en désuétude pour les courtes citations. Elles doivent être suivies ou précédées du nom de son auteur et des références aussi précises que possible du texte dont elle est extraite.

Petite remarque que j'avais sans malice pourtant, osé faire en commentaire quelque part sur la toile et qui m'avait valu mon baptême de volées de bois vert sur Internet, pas directement sur mon blog, mais à l'époque, j'en avais été stupidement affectée.

 

Ouvrez les guillemets (1973-1975), c'était la première émission créée par Bernard Pivot à la télévision, sur TF1,  émission qui l'a fait connaitre des téléspectateurs avant même ses émissions culte de Apostrophes (1975-1990) puis de Bouillon de culture (1990-2001) auquel a succédé Double Je (début 2002-2005)

 

"Ouvrez les guillemets", c'est aussi le titre du blog de Robinson. Un blog que Bigornette (celle de la Récré à Bigornette et des parchemins), son épouse, ne s'est pas résolu à fermé depuis son décès, à la fin de l'année 2010.

Je ne l'ai pas connu "en vrai" Robinson mais il fait partie de ceux qui m'ont mis le pied à l'étrier de la "culture" blog et des jeux d'écriture. Sans son commentaire, il n'y aurait pas eu de Non lettre au père-noël ou de Révolution ? ou de Rêvons encore ...

Sans son blog, aurais-je trouvé le chemin de celui de Bigornette et de ses parchemins. et des participants à ces jeux d'écriture ? Pardon Bigornette si tu passes lire ces lignes. J'ai lu que tu prenais depuis quelques mois le chemin de vivre et de profiter comme un cadeau de cette vie qui est devant toi, plus sûrement dans les rencontres de proximité que sur la Toile. J'en suis ravie. 

 

Je m'agace juste de Bernard Pivot qui se plaint, pour de mauvaises raisons me semble-t-il, de vieillir . 

 

"L'apartheid de l'âge" ! Comme vous y allez, Monsieur Pivot ! Une expression outrancière, sauf à ne pas accepter que des plus jeunes depuis longtemps devenus  adultes aient l'envie légitime d'avoir les postes de leurs compétences, ne pas accepter de ne plus être "le maître du jeu" ou de l'être en temps que "sage respecté", ce qui sonne comme une insulte envers vous dans votre texte. Vous devriez en être honoré, pourtant !

 

"Apartheid", dites-vous ? Une chose est, à un âge raisonnable, d'admettre l'indispensable passage de relais, et d'admettre aussi que les façons de faire, de dire, de penser, de converser, évoluent, de faire le spectacle ... Une autre chose est la pratique d'apartheid fondée sur la discrimination. Je trouve que l'usage décalé que vous faites de ce mot, qui désigne une ségrégation intolérable, est tout simplement insupportable.

Et j'espère, pour le coup, que ce dérapage verbal dans la démesure est le fait d'une légère perte d'acuité, bref, un de ces petits travers que produit le fait de vieillir.

 

Cette discrimination liée à l'âge, que je sache, vous ne l'avez pas connue si tôt dans vos fonctions ... Savez-vous ce que c'est qu'être mis au placard à la cinquantaine, ou de ne pas retrouver d'emploi, alors même qu'on recule l'âge où vous serez en retraite ?

Vous êtes-vous quelquefois demandé quels étaient les diplômes et les compétences des stagiaires et des intermittents qui faisaient tourner la maison télévision pendant que vous faisiez le show ?

 

Certes, je n'aurai pas la dent aussi dure que la plume de Gilles Deleuze, lequel, soit dit en passant, aurait sans doute apprécié d'aiguiser ses idées et de les développer en livres quelques années de plus.

 

à suivre ...

 

Bernard Pivot sur wikipedia

Gilles Deleuze sur wikipedia, 1925 - 1995, philosophe français

 

 

Partager cet article
Repost0
16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 05:00

 

NB : en faisant un tour dans les brouillons que je n'ai pas publiés, je retrouve ce billet que m'avait inspiré une vaine querelle entre un musée et la mairie de Montreuil, après que la toile ait subi des dommages du fait de gamins au moment de la fête de noël. Je crois que le différend a été résolu maintenant. Drôle de dysharmonie pour un tel tableau. 

Je dédie ce billet à tous les doux rêveurs qui rêvent qu'un monde harmonieux est possible et en particulier à tous ceux qui avaient tant espéré et qui se trouvent une fois de plus dans la tourmente.

 

Une peinture monumentale que j'ai eu le loisir d'admirer lorsque je me rendais aux après-midis du ccefr* à l'Hôtel de ville de Montreuil-sous-Bois avant qu'il ne soit plus accueilli en ces murs lors du changement de municipalité.

 

Un bâtiment lui-même objet de critiques injustifiées envers la municipalité communiste qui s'y est installée ... après la construction de cet édifice de prestige.

 

Le temps d'harmonie, la plus grande toile du peintre Paul Signac (12m2) a été réalisée en 1895 sous le titre

"Le temps d'anarchie" et sous-titrée "L'âge d'or n'est pas dans le passé, il est dans l'avenir", une phrase trouvée par le peintre dans une revue anarchiste de l'époque.

 

Je n'ai pas très bien compris quand l'artiste a remplacé le nom anarchie par celui d'harmonie, il semblerait qu'il l'ait rebaptisé "Au temps d'harmonie" pour l'exposer au salon des indépendants en 1895. (information lue dans Destination Montreuil p7). Si le nouveau titre était moins provocateur, il disait que c'était la même idée.

 

Voilà donc une peinture représentant une société idéale faite de respect, de liberté et dépourvue de toute notion de propriété, fut-elle publique, qui a été donnée ou remise à la municipalité de Montreuil par la veuve du peintre, madame Berthe Signac,  en 1938, le 6 mars, et plus précisément pour saluer l'arrivée des communistes élus en 1935.

 

 Au-temps-d-harmonie_Paul-Signac.jpg

 

liens :

Visions du bonheur dans 1789 - 1945 l'Histoire par l'image

Paul Signac - wikipedia

Destination Montreuil, page 7

le compte rendu de collégiens

 

 

* ccefr : Centre civique d'étude du fait religieux    

 

 

 

Partager cet article
Repost0
12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 17:00

 

Début

 

Vieillir, c'est chiant.

 

J'aurais pu dire : vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel. Mais j'ai préféré « chiant » parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.

 

Eh bien monsieur Pivot, vous et moi n'avons pas les mêmes références à l'évocation de cet adjectif.

De mon temps. Oui, je dis sans rougir "de mon temps", les gros mots se libéraient en cours de récré ou dans Céline, que je n'ai jamais apprécié. Pardon de ne pas être à la mode littéraire, ou dans San Antonio, dont la lecture m'était au contraire jubilatoire. 

Et bien sûr dans certains films de durs à cuire qui me réjouissaient aussi.

 

Adjectif vigoureux dites-vous ? Vous ne devez jamais avoir eu de problèmes de transit pour écrire cela. Au sens propre, rien de plus morne et ennuyeux que cette corvée quotidienne quand ça ne vient pas. Rien de plus gênant et pénible à pleurer que le travers inverse qui vous met les tripes à l'envers et vous conduisait à la diète et au bouillon de légumes.

Ceux qui étaient chiants étaient soit ennuyeux à mourir, tiens de quoi ne pas passer par la cas vieillir, soit franchement importuns et là l'envie pouvaient vous prendre de s'en débarasser vigoureusement. Sauf que ce genre d'énérgumène collant et tenace était du genre usant tel la goutte d'eau sur la pierre. Indéboulonnable de son poste d'emmerdeur.

Mais l'adjectif était plutôt utilisé pour un pensum, une activité ardue, pénible ou simplement ennuyeuse Le genre de chose à faire où l'on va à reculons ... rien qui puisse vous mettre en joie.

 

Et puis quant à fustiger le vieillir, quelle idée d'utiliser un vocabulaire daté qui me semble avoir passablement vieilli.

Quant à la référence à la théorie freudienne, il me semble me souvenir que vous évoquez un stade qui se situe entre 1 ans et 3 ans. Dans ce système de pensée, vous seriez donc en contradiction avec votre affirmation qu'on ne commencerait pas à vieillir si jeune ...

 

Oui, je sais, là je pinaille. Ce sont des radotages de "vieille" bonne femme ...

 

A suivre ...

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 07:30

 

Ce n'est que ce matin que j'ai ouvert ce courriel envoyé hier samedi.  Un de ces courriels que l'on transfère parce qu'il dit de façon séduisante, ce que nous croyons penser.

 

A mes amies et amis dont le cerveau est toujours jeune !

 

La beauté du texte est comme une musique mais Bernard Pivot manie les mots comme un scalpel

avec précision et sans faux-semblants

 

 

Extrait de son livre paru en avril 2011 aux éditions Albin Michel : Les mots de la vie

disponible en livre de poche, février 2013

 

Vieillir, c'est chiant.

 

J'aurais pu dire : vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel. Mais j'ai préféré « chiant » parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.

 

Vieillir, c'est chiant parce qu'on ne sait pas quand ça a commencé et l'on sait encore moins quand ça finira.

 

Non, ce n'est pas vrai qu'on vieillit dès notre naissance. On a été longtemps si frais, si jeune, si appétissant. On était bien dans sa peau. On se sentait conquérant. Invulnérable. La vie devant soi. Même à cinquante ans c'était encore très bien. Même à soixante. Si, si, je vous assure, j'étais encore plein de muscles, de projets, de désirs, de flamme.

 

Je le suis toujours, mais voilà, entre-temps -- mais quand -- j'ai vu le regard des jeunes, des hommes et des femmes dans la force de l'âge qu'ils ne me considéraient plus comme un des leurs, même apparenté, même à la marge. J'ai lu dans leurs yeux qu'ils n'auraient plus jamais d'indulgence à mon égard. Qu'ils seraient polis, déférents, louangeurs, mais impitoyables.

 

Sans m'en rendre compte, j'étais entré dans l'apartheid de l'âge. [ ... ]

 

Ceux qui ont reçu le texte qui circule dans les boites électroniques vont me dire que je le tronque. Que le plus important est ce que j'ai coupé.

 

Ce n'est pas par souci du respect des règles de citation que je tronque son article "Vieillir".

 

Je le tronque parce que je ne suis pas d'accord avec Bernard Pivot.

 

Alors voilà, "Monsieur" Pivot, avec tout le "respect" que "la petite dernière" (de bientôt 63 ans quand même) devrait vous devoir, je ne suis pas d'accord.

 

à suivre ...

A lire ou relire, en contrepoint Etre vieux ?

.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 10:00

 

En écho à Lénaïg pour son petit jeu des sept mots pour raconter

 

Lever le voile, hisser la grand voile ... Deux grands chemins de découvertes.

Ce n'est pas faire traitrise aux mots, quoique les conséquences en soient imprévisibles, s'il y a méprise sur leur genre.

Cela vaut-il une querelle ?

On n'a pas fini d'en faire le tour et je n'ai guère envie de finir ma vie enfermé en haut de la tour moyenâgeuse d'un vieux château croulant.

Sans même ma vieille bouffarde1 de bruyère et avec une bouffe indigne de la plus médiocre gargote2

 

lecteur-a-la-pipe.jpeg

 

1 bouffarde, pipe en langage familier

La pipe était d'usage courant chez les hommes jusque dans les années 1960. Fumer la pipe expose à un risque élevé de cancer. Ce sont les fumeurs de pipe eux-même qui ont contribué à la diminution importante de son usage.

 

2 gargote, restaurant bon marché, et par extension de sens, fournissant une nourriture de qualité médiocre.

Partager cet article
Repost0
3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 11:00

 

Pourquoi je ne fête pas la Fête des grand-mères aujourd'hui ...

 

... ni aucun des autres premier dimanche de mars.

 

Je me souviens de cette première fois où je n'étais pas la seule à résister à cette injonction commerciale.

Même si, à l'époque, je me souviens, je ne dédaignais pas toujours le café GrandMère quand je n'avais pas le temps d'aller me ravitailler à l'une des brûleries qui embaumaient alors le centre de ma ville ou celui du Centre Commercial. La généralisation des cafetières électriques et du café en poudre ont fini par avoir raison de la plupart des échopes artisanales et des moulins à café.

 

Les instits., (on utilisait encore ce raccourci pour ces beaux mots de la langue française "instituteur" et "institutrice", dérivés de "instituer") je me souviens, étaient divisés sur la question :

 

pour des raisons pragmatiques ... encore des colliers de nouilles à gérer au lieu d'instituer les fondamentaux de la lecture et du calcul  et de la belle écriture et ...

 

pour des raisons humaines ... C'était déjà bien compliqué au moment de la Fête des Mères et de la Fête des Pères : souvenez-vous, celles et ceux qui ont vécu ces temps d'interrogations. Certains instits, dont ceux de mes enfants, avaient même substitué la Fête des Parents. comme si cela effaçait les questions dérangeantes que de mettre les poussières de la vie sous le tapis.

 

pour des raisons, là je bute sur le qualificatif à utiliser, alors je n'en mettrai pas : Ceux-là dont j'étais, refusaient de se plier au dictat de plus en plus prégnant de la société de consommation.

 

Au risque de se contredire en omettant le fabuleux coup de pouce de Coca cola pour la promotion du Père Noël. Au moins existait-il un bonhomme cadeau dans les traditions populaires avant cette marque.

 

Et pour la raison d'évidence que les grand-mères étaient des mères et que leur fête était de droit avec la Fête des Mères.

Et non ! ce n'est pas Pétain qui l'a institué en France, elle a été officialisée par le gouvernement français et généralisé à toutes les mères en 1929 mais des traces de célébration des mères existent depuis l'antiquité et depuis le Moyen-âge pour les pères.

 

En 1987, mon boycott était clair envers cette fête purement mercantile. Des deux grand-mères de mes enfants, je ne doutais pas de l'adhésion de la laïque écolo et anti-cléricale, prônant le faire plutôt que l'acheter à notre démarche. Elle rejetait, pour les mêmes motifs que je partageais, les tentatives d'introduction de la fête d'Halloween en France, dont la greffe n'arrivait d'ailleurs pas encore à prendre. J'étais plus circonspecte quant à la réaction de ma mère, dont le coeur, prompt à donner de sa tendresse, était aussi friand de ces petites attentions, sans trop se poser de questions sur le pourquoi du comment. 

 

J'aurais pourtant dû m'en douter ! Je n'ai pas eu besoin de prévenir ma maman qui m'a dit la première son sentiment : C'était en effet ses petits enfants (elle en avait vingt-quatre) qui étaient les premiers à l'associer à la Fête de Mères, grande en sagesse, même si les ans avaient grignoté quelques centimètres à sa taille physique.

Les soucis vinrent, une fois de plus, de celle qui prit cette omission, comme toujours malheureusement, pour une vexation volontaire à son encontre à elle ! 

 

Et voilà bien encore une bonne raison de ne pas dissocier la Fête des grand-mères de la Fête des Mères.

 

En schématisant beaucoup bien sûr, je dirais qu'il y a deux grandes catégories de grand-mères, celles, trop nombreuses, qui considèrent les mères de leurs petits enfants (y compris quelquefois leurs propres filles, plus rarement que leurs belle-filles, c'est vrai) comme des rivales et celles qui considèrent les mères de leurs petits enfants comme des mères, comme elles l'ont été et le sont toujours et qui s'en montrent solidaires.

 

La Fête des Mères pour toutes les mères, jeunes, grandes, arrière-grandes  et même arrière-arrière-grand (avec l'allongement de la vie) ... sans résoudre tous les problèmes bien sûr, sans éviter certains conflits, avait au moins l'intérêt qu'un jour dans l'année, la conscience de la mère pouvait traverser les générations et même les fédérer dans le meilleur des cas.

 

duvet dans la paume - reduc1

.

Partager cet article
Repost0
19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 16:43

 

Article complété (voir en pied de page)

 

Ne me demandez pas d'expliquer ici pourquoi un énergumène qui montre un exemple affligeant, mais surtout, l'attention qu'on lui accorde, tant de la part des medias que de la part des élites garantes de l'autorité collective, me met particulièrement en colère !

Ce qui me connaissent et passeront sur ces pages comprendront !!!

 

Justement le jour où l'invitée du soir va me conduire, comme rarement, à éteindre ma radio !!!

 

D'abord prendre connaissance ou raffraichir et clarifier ce que l'on croit en savoir de ce qu'est  l'état de la loi et de son traitement en France sur L'autorité parentale (wikipedia)

 

Ensuite, dire et redire haut et fort que les décisions de retirer l'autorité parentale à l'un des parents est tout à fait exceptionnel, qu'elles arrivent le plus souvent tardivement après de longues durées de procédures et pour des faits graves et avérés

 

Me souvenir et rappeler peut-être aux nombreux automobilistes qui passaient quotidiennement sur cette longue descente vers Versailles bordée de platanes pendant des kilomètres, en bordure de la ville où résidait le père de la personne qui m'a conduit à éteindre mon poste de radio ce soir, cette campagne d'affichage sauvage au moment de la campagne pour les élections au Parlement européen de 1994 :

 

Sur chaque tronc d'arbre en alternance était affiché sur l'un un tract  SOS Papa,

sur le suivant un tract Votez pour le Front National.

 

Alors, je dis bravo à SVP Papas (qui n'est pas SOS papa mais une autre association) qui ne soutient pas cette action.

 

Et j'accompagne ma voix à toutes celles des mamans qui en ont assez de cette posture de victimisation qui ne correspond en rien à la réalité des pères dans la très grande majorité des cas !!!

 

En droit français, l'autorité parentale est un ensemble de droits mais également de devoirs, que les parents ont à l'égard de leurs enfants mineurs

 

Je crois, en matière d'éducation des enfants, en la vertu première de l'exemplarité.

Expliquez-moi en quoi un comportement qui consiste à enfreindre une loi (il n'est pas grutier ce monsieur il me semble) de sécurité publique contestée par personne, qui se comporte comme un gosse  irresponsable, est exemplaire pour celui dont il réclame qu'on lui redonne l'autorité parentale !!!!

 

Je garde pour moi ma dernière réflexion. J'espère que cette fois-ci, la sagesse de ceux qui ont en charge la protection des enfants quand les adultes défaillent et déraillent sauront faire preuve de vigilance et de fermeté.

 

Je vous en supplie  Madame Taubira, Monsieur Ayrault, ne vous laissez pas manipuler, ne vous laissez pas impressionner !!!

 

Remarque, je publie cet article avec modération des commentaires.

 

Une précision d'importance, (source Le Parisien dimanche 16 février) :

Le premier père, Serge Charnay, perché dans la grue «Titan» jaune depuis vendredi matin, a été privé de droit de garde mais aussi de droit de visite de son fils depuis deux ans, à la suite d'une condamnation pour, notamment, «soustraction d'enfant»

 

Mise à jour du mardi 19 février 2013.

à écouter, les 2 premières minutes de l'émission "Comme on vous parle", de Pascale Clark sur France inter à 9h et quelque ce mardi.

 

à lire, l'article du Huffingston Post s'interrogeant sur l'association SOS Papa

.

Partager cet article
Repost0
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 11:00

 

J'écris ce billet pour une mise au point nécessaire.

 

Parce que le détournement de cette belle exclamation me choque et me navre

 

"Nos enfants nous accuseront", repris et détourné en slogan par les promoteurs de la campagne contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe1 est en réalité le titre d'un film documentaire de 2008 de Jean-Paul Jaud 

 

Le thème de ce film porte sur les toxines contenues par nos aliments du fait de l'usage intense de la chimie agricole (pesticides, engrais ...)

Le titre reprenait déjà l'esprit du discours célèbre tenu en 1992 au Sommet de la Terre à Rio de Janeyro par Severn Cullis-Suzuki, qui avait 12 ans à cette époque.

 

Jean-Paul Jaud a d'ailleurs fait en 2010 un autre long-métrage documentaire, Severn, la voix de nos enfants, où il met en perspective le discours de Severn à Rio et le regard qu'elle porte sur le monde en 2010 ; elle a alors 30 ans et va donner naissance à son premier enfant.

 

Ecouter le discours de Severn

au Sommet de la Terre de Rio de Janeyro en 1992

Papillon voyageur2 - reduc

 

 

1 C'est l'intitulé du projet de loi et non ce raccourci inventé je ne sais pas par qui (journalistes pour faire court, partisans, pour faire général et sans mesurer l'usage malveillant qu'on pourrait en faire, ou opposants, dont les experts en communication ont très bien repéré comment broder sur l'expression "pour tous")

 

Le texte intégral du projet de loi est en ligne ainsi qu'une étude d'impact sur le site public de l'Assemblée Nationale pour ceux qui voudraient prendre le temps, en conscience, de s'informer vraiment avant de prendre, en conscience, position pour ou contre ce texte.

 

En revanche, je n'ai pas encore trouvé où prendre connaissance, sans fioritures, des 5 362 amendements déposés, de leurs auteurs et de leurs signataires.

 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:00

un des rares billets de mon éphémère communauté coulisses-contrechamps et contre-chants

 

Quels chemins pour la pensée ?

 

Le sage La Fontaine, par les paroles d'un modeste roseau, tempérait les propos protecteurs du chêne avant que la nature ne vienne lui apporter raison.

 

Un habitant de Flatland prendrait sans aucune doute les herbes folles pour des géantes et le château de Chambord pour une maison de poupées.

 

chateau-de-Chambord---reduc1.JPG

 

Mais que je suis étourdie, qui se souvient encore de Flatland, à part des vieux amateurs de lectures délaissées.

 

Bonne surprise, un film d'animation l'a adapté et, à en voir la bande annonce, cela n'a pas l'air mal.

Evidemment, l'image se substitue à l'imaginaire créé par les mots du texte.

 

Je l'ai lu dans la collection Présence du futur chez Denoël, et je sais bien que je ne le retrouverai pas dans mes étagères car, reçu en cadeau, lu et relu plusieurs fois, j'en ai fait cadeau à mon tour ...

En voici une autre présentation Flatland - Edwin Abbott, 1884

.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Fa Do Si
  • : Au fil de mes réflexions, en partant du quotidien et ou de l'actualité, d'une observation, ou à partir de thèmes des communautés de blogs ...
  • Contact

Sur les blogs, les jeux d'écriture témoignent de la vitalité

de la langue française sans tapage

Recherche

 

 Ephéméride de ce jour

 

et chaque jour

je n'oublie pas Anne-Sophie

les yeux dAnne-sophie

et ses compagnes d'infortune :

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015 ; 123 en 2016 et en 2017 ; 121 au moins en 2018 ; 150 en 2019 (au moins 122 confirmés)

(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

trop vite ou trop lentement,

sans retour possible

N'oubliez pas que

"Tous les matins du monde sont sans retour"

Métiers improbables

TheBookEdition - Les anthologies Ephémères

La 6ème anthologie est parue en mai

Informations sur 

 Les anthologies éphémères