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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 06:00

un des rares billets de mon éphémère communauté coulisses-contrechamps et contre-chants

 

Quels chemins pour la pensée ?

 

Le sage La Fontaine, par les paroles d'un modeste roseau, tempérait les propos protecteurs du chêne avant que la nature ne vienne lui apporter raison.

 

Un habitant de Flatland prendrait sans aucune doute les herbes folles pour des géantes et le château de Chambord pour une maison de poupées.

 

chateau-de-Chambord---reduc1.JPG

 

Mais que je suis étourdie, qui se souvient encore de Flatland, à part des vieux amateurs de lectures délaissées.

 

Bonne surprise, un film d'animation l'a adapté et, à en voir la bande annonce, cela n'a pas l'air mal.

Evidemment, l'image se substitue à l'imaginaire créé par les mots du texte.

 

Je l'ai lu dans la collection Présence du futur chez Denoël, et je sais bien que je ne le retrouverai pas dans mes étagères car, reçu en cadeau, lu et relu plusieurs fois, j'en ai fait cadeau à mon tour ...

En voici une autre présentation Flatland - Edwin Abbott, 1884

.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 03:00

 

Il y a quelques temps, j'avais terminé mon billet "On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans", par un lien vers un des clips de Jean Gabin Je sais.

 

Quichottine en commentaire a ajouté 

"Il y a plusieurs vidéos...

J'aime bien celle-ci [ ... ]"

 

 

Alors je suis allée l'écouter et la voir  ICI, au lien qu'elle indiquait ... attentivement. J'ai réécouté et revu aussi attentivement, celle que j'avais trouvée.

 

En m'imprégnant des images, en y décelant des références, en me laissant porter par ce qu'elle me suggéraient ...

 

En étant attentive dès le début et jusqu'à la fin, ces bonus que l'on néglige souvent dans notre moderne précipitation taylorienne, d'aller soi-disant à l'essentiel, ... en omettant justement l'essentiel.

 

Aucun mot, aucune formulation, aucune image, aucune association de mots et d'images, ne sont neutres. Même à l'insu de celui qui les a émis.

 

J'en ai encore fait l'expérience ce matin. Et tant pis si je n'ai pas réussi à me faire comprendre.

 

Moi qui, ironie, avais différé la publication de ce billet remodelé depuis, pour ne pas interférer avec l'actualité.

Précaution honorable mais tellement dérisoire !

 

young3.jpg

Caricature publiée par WE Hill en 1915 mais dont l'origine est vraissemblablement plus ancienne.

informations trouvées sur ce site.

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:00

En avant-première d'une autre réédition pour le 1er mai,

voici la réédition d'un ancien billet publié le 8 mars 2009 pour la journée de la femme. Récemment, j'ai entendu une personne connue poser en devinette au ou à l'animateur qui le recevait la signification et l'origine du mot midinette. (je ne sais plus ni qui ni quand)

Apparté : Il disait que ces cousettes sortaient des ateliers de couture à "midi net" pour une pause de 20 minutes, non, elles avaient quand même un peu plus de temps, mais pas assez pour aller jusqu'au jardin du Luxembourg mais aux Tuileries ou aux Champs Elysées.

L'une des joies de ma maman était, avec ses camarades, les jours de grand beau temps, de grimper en haut de l'Arc de Triomphe pour admirer la vue sur Paris.


Si vous faites un micro trottoir en demandant la définition de "midinette", il y a fort à parier que vous obtiendrez aussi bien des hommes que des femmes d'un certain âge celle que j'ai trouvée dans la première occurence de ma recherche google :

"Nom féminin : jeune citadine naïve, sentimentale, frivole".
Et wikipédia semble négliger ce vocable. D'ailleurs, si vous interrogez une gente de moins de trente ou même quarante ans, vous obtiendrez de grands yeux stupéfaits et des aveux d'ignorance.

 

Il serait curieux de connaître par quels méandres la midinette est devenue cet objet de consommation post-moderne !

Car à l'origine, il s'agit d'un condensé qui signifiait littéralement : jeune couturière parisienne, qui à midi, n'avait le temps que de dîner sur le pouce (d'où l'idée de dinette.

C'est Martin du Gard, dans Thibault, en 1922 qui en fait cette jeune fille sentimentale et naïve, ce qu'elle était sans doute grâce au développement du roman de gare, oubliant la condition ouvrière de cette dernière et son rôle social dans les luttes féminines avant même de se revendiquer comme féministes, notions inconnues d'elles.

 

Vous trouverez des explications à la page suivante Midinettes et autres ravissantes (lien actualisé 30/04/2012 : nb si vous suivez ce lien, il y a peu de chance que le poète indiqué en aient rencontré au jardin du Luxembourg, trop loin de leur lieu de travail pour le pause déjeuner)

ainsi que la définition et l'origine du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNTRL)

C'est grâce à ce document envoyé récemment par l'un de mes frères que je revendique à ma manière la journée de la femme.
midinettes sur le vif - reduc
Ce fut une grève charmante, appréciée de tous en ces jours de douleur et de feu, sauf des grands couturiers qui durent accorder à leurs petites et premières mains un des premiers congés payés de l'histoire ouvrière : la semaine anglaise du samedi après midi au dimanche soir ! ainsi qu'un indemnité quotidienne de vie chère pour compenser l'augmentation du prix des encas qui ne s'appelaient pas encore des sandwichs. 

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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 18:00

pour ABC

lettre-Apeint1.jpg lettre-Upeint.jpg  lettre-Epeint.jpg lettre Ipeint   lettre Ypeintlettre Opeint  

 

 

 

 

 

 

d'après des lettres à broder trouvées dans un vieux journal de broderie et que j'ai colorisé tout simplement avec paint.

modele broderie - reduc

 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 09:00

un des rares billets de mon éphémère communauté coulisses-contrechamps et contre-chants

 

Mardi 17 janvier 2012, dix heures du matin

 

En terminant mon billet de ce jour par  "les naufragés de la mer", j'avais la grande naïveté de penser que cette expression pourtant connue suffirait à évoquer les "boat people"* du XXIème siècle. Vous savez, ceux que, depuis les nouveaux textes de la honte, on prive de leur élémentaire recours à l'accès au droit des réfugiés.

 

Mais non, j'aurais dû m'en douter, on pense seulement aux plaisanciers malchanceux  malheureux ...

 

Rage, Honte endossée, Tristesse, Despérance de la laideur de l'âme humaine.

 

* J'utilise à dessein cette expression vulgarisée en 1976  pour désigner les populations du sud-est asiatique qui fuyaient leur pays dans des barques et d'autres bateaux surchargés. C'était loin, ils ne risquaient pas d'échouer sur nos côtes. On pouvait s'offrir le luxe de la compassion verbale !

 

Quand des barques, par chance, ont réussi à traverser la méditerranée et atteignent les côtes de Malte, de Sicile ou de Corse, ce n'est plus la même histoire !

 

Rage, Honte, Désespoir de la laideur de l'âme humaine !

 

02-boat_people-N-1.jpg

J'ai emprunté cette photo au site de Bruz Solidarité, trouvé sur Internet.

Un clic sur l'image pour la retrouver sur ce site

 

post scriptum, mardi 10 avril 2012

Lorsque j'ai écrit ce billet en complément de Il était des petits navires ... le naufrage du Concordia, paquebot de croisière transportant 3200 touristes et un millier de membres d'équipage,  venait de se produire le 13 janvier

 

Il faudrait aussi dire le tribu que les marins -pêcheurs ont de tout temps payé à la mer et, de plus en plus aux gigantesques navires de frêt sur les grandes routes maritimes.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:30

" La meilleure façon de ne pas avancer, c'est de suivre une idée fixe."

Jacques Prévert, extrait de ??????

 

Sur le blog de Monelle aujourd'hui, j'ai glané cette citation de Jacques Prévert

 

" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple. "

Jacques Prévert, Spectacle, 1951, p221 de l'édition folio n°104 de 1972*

 

Comme bien souvent pour les citations que l'on glane sur la Toile, il n'y est pas mentionné d'où cette phrase est tirée.

En cherchant un peu, j'ai eu une première indication, que je n'ai pas les moyens de vérifier, n'ayant pas accès en ligne à ce recueil et ne l'ayant pas dans ma bibliothèque. Pour être précis, il me faudrait une édition et le numéro de la page dans cette édition.

* Merci Quichottine pour ces précisions !

 

En revanche, j'ai évidemment listé un certain nombre d'autres aphorismes de cet auteur aussi célèbre pour l'ensemble de son oeuvre que pour son art des petites phrases incisives ...

 

Et comme un écho à une multitude de faits d'actualité, celle-ci :

 

"Les sorciers, lorsqu'ils font de terrifiantes conneries,

on accuse toujours l'apprenti." 

Jacques Prévert, Fatras, 1966

 

Pour d'autres divagations de votre jeanne Fadosi à propos de Prévert
rendez-vous au billet Hommage à un jardinier de la Terre
et y suivre mes liens

1849 - Karikatur Die unartigen Kinder

caricature allemande de 1849 du domaine public (clic sur l'image pour informations) empruntée à l'article de wikipedia - le bonnet d'âne

 

Et je tiens à rassurer les très nombreux amis des ânes : si cette punition est aujourd'hui un symbole d'humiliation, il en était tout autrement à l'origine.

L'âne, animal considéré comme intelligent, devait par son bonnet, transmettre un peu de son intelligence à cet élève qui semblait en avoir besoin ...

 

Je crains qu'on ait également perverti gravement les usages des instruments de mesure, de repérage et d'évaluation ...

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 22:15

un des rares billets de mon éphémère communauté coulisses-contrechamps et contre-chants

 

Coulisse(s) : le plus souvent avec un s (allez savoir pourquoi) : partie d'un théâtre derrière et sur les côtés de la scène derrière les décors et hors de la vue du public. Au sens figuré, côté secret d'un domaine.

Contrechamp : terme de  cinéma indiquant le plan ou la technique de caméra opposé au plan précédent.

Contrepoint : terme musical,  thème secondaire se superposant au thème principal ou la technique musicale consistant à superposer plusieurs thèmes

Contre-chant : contrepoint composé sur les harmonies du thème principal et lui répondant.

 

♪ ♪♪♪ ♪

 

A 11heures et demie, mardi, je viens de visiter la déclinaison de pimprenelle sur la proposition de Lilie et tout à coup, elle fait écho à mes propres observations.

 

Et soudain me vient une illumination au tréfonds de mon esprit embrumé !

 

Depuis quelques années, mais cette année particulièrement, les déco des centres commerciaux et des vitrines mettent en valeur le blanc et les ours polaires ...

 

Il y a peu, abonnée aux lettres d'information d'Avaaz, j'ai reçu un bulletin qui montrait cette photo

1821_article-1267613431136-0887DDCC000005DC-568731_636x300_.png

en illustration pour le sommet de l'environnement de Durban en Afrique du sud (clic sur l'image pour accéder à l'article)

 

Et je me demande ...

les entreprises montrent-elles la magie des ours sur la banquise pour nous fair oublier la marche de la planète sous les coups de nos civilisations prédatrices et suicidaires ou le font-elles pour que l'on y pense et ... accessoirement, que l'on pèse sur ce qui se joue ou refuse de se jouer, dans l'égoïsme collectif planétaire !

 

 

♪ ♪♪♪ ♪

 

Quel rapport entre les décorations de Pimprenelle, l'ours en danger sur son ilot fondant et les mots égrenés en début de billet ?

 

C'est que, il y a bientôt un an, dans la pénombre des coulisses de mon blog, me venait la frustration de ne pouvoir prolonger un article fait pour une communauté, ou rebondir sur les commentaires, prolonger la réflexion, faire des pas de côté, des digressions ...

Mais aussi alourdir la communauté en question en étant hors sujet.

 

Alors, sans trop réfléchir ni à son lancement, ni à son contenu, encore moins à l'incongruité de la date de création, un 31 décembre, j'ai créé la communauté Contre-chants et contrechamps.

 

Ce qui devait arriver arriva ... Le lancement a fait un flop, ...

 

... enfin presque. 

 

car 

 

Un flop total serait plus facile : je pourrais me contenter de fermer boutique. Eventuellement d'ouvrir une autre communauté et d'en faire de la pub.

 

Mais ce serait dommage pour les articles de grande qualité qu'Harmonie, Quichottine et Fanfan y ont publié en plus de mes propres publications.

 

Alors, nous essayons de relancer la machine à réfléchir et rebondir à partir de nos publications ? Chiche ?

 

Je voudrais encore vous dire que si je cite de temps à autre des ONG ou autres associations, je ne suis inféodée à aucune et revendique un eclectisme qui frôle la dispersion, voire les contradictions, comme tout le monde quoi et je reste convaincue qu'il est possible d'améliorer le monde en confrontant les idées, y compris dans la controverse, en prenant garde aux manipulations, à la mauvaise foi, aux mauvais coucheurs, à celles et ceux qui comprennent tout de travers, ou qui ne savent pas entendre ou écouter, qui croient tout savoir ou tout ignorer et bien entendu en se défiant de glisser vers la polémique, les insultes, les coups bas, les blessures et les dénigrements qui sont autant d'obstacles à une discussion fructueuse.

 

Je sais bien que ce n'est pas évident de faire le tri entre les maladresses et les qui-proquo et le reste et que je suis moi-même une grande gaffeuse prompte aux malentendus. ...

 

 

Toujours chiche pour nous rejoindre dans  Contre-chants et contrechamps ?


trop tard ! entre-temps ...

contrechamps contre-chants fini - reduc1

 avant d'être définitivement fermée !

.

 

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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 16:00

Au beau milieu d'une semaine de novembre 2011 grise et triste (du 14 au 20), les facéties de Jill Bill sur une image improbable (clic sur la première image pour la retrouver dans son contexte chez Jill Bill) ont réussi à me faire sourire ...

mannequinFarceurJB.jpg

A cet instant de flânerie bloguesque, l'article de Jill s'arrêtait à 

"Va-t-elle sourciller ?"

 

Une immersion rapide dans mes archives photos pour retrouver des sourcils sourcilleux vieux de plus de soixante ans.

y-a-des-coups-de-pied-au---JPG

Ne sachant pas ni qui était ce monsieur, ni ce qu'il avait fait pour susciter ce courroux, ...

 

... je lui ai voilé la face.

 

Comment rebondir avec finesse sur l'article de Jill quand je n'arrive pas à m'amuser de gestes inconvenants ?

 

Un petit tour sur Internet pour vous donner des définitions plus détaillées de fondement et de tête ... Grrrrr, pas le courage de résumer, d'ailleurs pourquoi vous priver des détails par mon filtre, forcément réducteur et subjectif ?

 

Par quels détours la langue française a cheminé de la cruche vide au génie ? de la racine ou du sous-sol à la raison, à l'idée abstraite (qui siègent dans la tête comme on le croit sinon le sait) en passant par le fessier ?

 

Une lecture des premières citations données par Evene pour fondement et pour tête ont eu raison de mon envie de légèreté.

 

Celle de Françoise Héritier m'a plongé dans un abîme de perplexité :

« C'est l'observation de la différence des sexes qui est au fondement de toute pensée, aussi bien traditionnelle que scientifique. »

Françoise Héritier, extrait de la revue Le Monde de l'éducation - Juillet - Août 2001

 

A oublier cette phrase sensée de Marcel Proust, on en arrive à croire Drieu la Rochelle que ses idées n'ont pas géné pendant l'occupation allemande ...

« Il n'y a guère que le sadisme qui donne un fondement dans la vie à l'esthétique du mélodrame. »

Marcel Proust, Le temps retrouvé 

 

« La mort violente est le fondement de la civilisation, du contrat social, de n'importe quel pacte. C'est la seule certitude. »

Pierre Drieu La Rochelle, Evene ne cite pas l'origine de la citation

 

Pour la tête, ce n'était guère plus réjouissant

 

Allez haut les coeurs avec Teilhard de Chardin (même si je ne donne sûrement pas à sa phrase le sens qu'il lui a donné)

« Ce n'est pas d'un tête-à-tête ni d'un corps à corps, c'est d'un coeur à coeur que nous avons besoin. »

Pierre Teilhard de Chardin

 

Et pour finir retrouvons la raison et le sourire avec Marcel Achard :

« Celui qui n'a jamais perdu la tête, c'est qu'il n'avait pas de tête à perdre. »

Marcel Achard, Gugusse

 

et le sourire et le fondement de ce billet avec Frédéric Dard :

« Selon les sondages, les Français consomment cinquante-huit rouleaux annuels de papier hygiénique par tête. Qu'est-ce qu'ils entendent par tête ? »

 Frédéric Dard

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 06:00

A la devinette posée dans mille et un billets...

 

iris et carabe vert - reduc

 

Le carabe a dit

Que ton suc est succulent !

Et l'iris l'a ouï, 

ravi.

Jeanne Fadosi, jeudi 27 octobre 2011

 

 

Je ne vous fais pas languir plus longtemps. 

Mais j'espère que le petit poème prenant des libertés avec le haïku vous a éclairé ou au moins mis sur la voie.

 

En faisant des mots fléchés l'autre jour, en 3 lettres : entendu ! ... et par extension c'est d'accord ...

Sauf qu'à l'origine, j'ai entendu n'entrainait pas automatiquement l'assentiment, d'où la confirmation par oui da (oui c'est d'accord, bon, là, je brode peut-être ...)

 

Eh oui ! Oui est tout simplement le participe passé du verbe ouir, qui a été détrôné au XVIIème siècle par le verbe entendre.

 

Ouir ou ouïr vient lui même de l'ouie (l'audition) : percevoir par l'ouie.

Son utilisation est certes devenue plutôt rare, mais il se rencontre au détour d'un texte un peu plus ancien, en poésie et ... les cruciverbistes le connaissent bien à l'infinitif.

 

Ceci n'invalide en aucune manière la réponse de Monelle que j'ai également trouvé sur le Net :

De l’ancien français oïl, du latin hoc ille est (« c’est cela ») racine latine plustransparente dans òc de la langue d’oc.

 

Ce qui me plait dans cette dernière explication, c'est la parenté que l'on peut faire au OK américain qui viendrait d'une déformation du oc occitan. (désolée pour l'absence d'accent, c'est un peu compliqué d'insérer des caractères spéciaux sur ma machine à clavier standard azerty)

 

Dérivés connus oui-dire : entendu dire

inoui : qui est incroyable littéralement inentendable ou inentendu

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 22:00

Juste comme une matière supplémentaire à fournir à notre réflexion sur le silence, 

 

 

La parole vous est donnée, vos paroles, je les bois (Harmony37)

 

Un jour peut-être je vous dirai (Quichottine)

 

Dans le silence des mots tus (sur ce blog)

 

Alors que je cherchais le début et les références bibliographiques du poème de Victor Hugo, Ô jeunes gens, que j'ai mis en ligne aujourd'hui, et que je n'ai pas trouvé*, j'ai en revanche trouvé un autre texte du poète qui s'intitule Jeunes gens

 

 

 

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites

 

Jeunes gens, prenez garde aux choses que vous dites**.

Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes.

Tout, la haine et le deuil ! - Et ne m'objectez pas 

Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas... -

Ecoutez bien ceci :

 

Tête-à-tête, en pantoufle,

Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,

Vous dites à l'oreille au plus mystérieux

De vos amis de coeur, ou, si vous l'aimez mieux,

Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire, 

Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,

Un mot désagréable à quelque individu ;

Ce mot que vous croyez que l'on n'a pas entendu,

Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre,

Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre !

Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin.

Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,

De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;

- Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle ! -

Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera.

Il suit le quai, franchit la place, et caetera,

Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,

Et va, tout à travers un dédale de rues,

Droit chez l'individu dont vous avez parlé.

Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,

Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, 

Entre, arrive, et, railleur, regardant l'homme en face, 

Dit : - Me voilà ! je sors de la bouche d'un tel. -

 

Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.

 

Victor HUGO (1802-1885), recueil Toute la lyre

 

* Je suis toujours preneuse de renseignements complémentaires sur le dit poème.

** dans un registre comique, le film Menteur, menteur (1997) avec Jim Carey dans le rôle principal fait une démonstration magistrale que tout n'est pas bon à dire !

 

Paroles entendues cette semaine dans une émission sur le secret, (ce qui est une des formes du silence mais pas la seule) : ce n'est pas le secret en lui-même qui est problématique mais lorsque le secret s'accompagne de souffrance qui toujours transparait dans l'infime de nos réactions. et c'est cette souffrance, ce poison qu'il faut extirper ou adoucir.

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 Ephéméride de ce jour

 

et chaque jour

je n'oublie pas Anne-Sophie

les yeux dAnne-sophie

et ses compagnes d'infortune :

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015 ; 123 en 2016 et en 2017 ; 121 au moins en 2018 ; 150 en 2019 (au moins 122 confirmés)

(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

trop vite ou trop lentement,

sans retour possible

N'oubliez pas que

"Tous les matins du monde sont sans retour"

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