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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 15:15

Pierre Henry est mort cette nuit, à quelques heures de l'ouverture du Festival d'Avignon, à quelques jours des cinquante ans de la création en juillet 1967 du ballet du chorégraphe Maurice Béjart sur la musique de Messe pour le Temps présent qu'il avait spécialement commandé à Pierre Henry et Michel Colombier, dans la Cour d'honneur du Palais des Papes.

Les dépêches titrent le "compositeur", "père de la musique concrète" ou "père de la musique moderne" "grand-père de la techno" ...

"Compositeur", c'est bien peu dire pour ce musicien hors norme qui a su à la fois capter l'air du temps et le projeter dans la post-modernité, en évitant l'écueil de l'éblouissement des phares du trop grand succès et l'enfermement idéologique du penser et faire nouveau à tout prix.

« Les compositeurs travaillent avec des sons à tout faire, l’équivalent des notes de musique. Moi, je n’ai pas de notes. Je n’ai jamais aimé les notes. Il me faut des qualités, des rapports, des formes, des actions, des personnages, des matières, des unités, des mouvements. /…/ C’est insuffisant, les notes. Ça n’est rien. Ça se perd. C’est bête. On ne peut pas travailler avec les notes. Les notes, c’est bon pour les compositeurs. »
Pierre Henry, Journal de mes sons, Actes Sud, 2004

wikipedia - Pierre Henry

« Il faut prendre immédiatement une direction qui mène à l'organique pur. À ce point de vue, la musique a été beaucoup moins loin que la poésie ou la peinture. Elle n'a pas encore osé se détruire elle-même pour vivre. Pour vivre plus fort comme le fait tout phénomène vraiment vivant. »
Pierre Henry, Pour penser à une nouvelle musique, 1950

wikipedia - Pierre Henry

1949 - 1950, Pierre Henry a 25-26 ans et collabore à l'écriture de Symphonie pour un homme seul, de Pierre Schaeffer, chorégraphiée par Maurice Béjart en 1955

le film premier prix au festival mondial de Rio de Janeiro en 1957 débute par ces mots écrits :

« L'HOMME, hanté par les bruits, par l'agitation mécanique, crie sa peur ...

emmuré vivant, menacé par la foule anonyme, il ne trouve plus dans l'amour un refuge

pour échapper à l'anéantissement total, il lui faut s'évader, s'élever, atteindre ... »

film Symphonie pour un homme seul, voir ci-dessus

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 18:13
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 18:00

Je remonte des profondeurs de ce blog un article mis en ligne le 26 avril 2012, en écho à celui de Quichottine, Virtuels réédité ce matin de dimanche 8 janvier 2017 et faisant suite à une réédition de Commenter

 

le thème proposé par Enriqueta nécessitait de déborder dans les coulisses de la réflexion. Ma participation pour les CROQUEURS DE MOTS se trouvait dans mon billet intitulé   Fragments d'une chronique japonaise, de Ryoko Sekiguchi.

 

C'est pour ces envies d'à côtés par rapport aux consignes des défis, jeux ou exercices des communautés, et pour m'en tenir (dans le billet principal) à leurs consignes autant que possible, que j'avais créé Coulisses et contrechamps de nos blogs, (vite abandonné par manque d'échos : le concept était je crois mal compris).

 

Pour compléter ou revenir sur un billet plus ancien aussi, préciser ou modifier ce qui y avait été présenté.

 

La possibilité d'y mettre en lumière autrement les commentaires suscités était vite apparu.

Mais peut-être que ces "coups de projecteur" intimidaient-ils : les commentaires se sont raréfiés.Sans décourager les commentaires importuns. Chacun "apprivoisait" les possibilités des blogs et autres moyens d'Internet, leurs inconvénients aussi et les administrateurs des plateformes tatonnaient comme leurs utilisateurs. (ajout du 08/01/2017)

Enriqueta nous avait donc proposé pour ce jeudi en poésie le nom ou l'adjectif  "virtuel"

Voilà un sujet vaste, polysémique, et en pleine mutation en ce qui concerne l'espace numérique qui essaime toujours plus dans nos vies et notre planète.

 

Quand j'ai ouvert mon blog, je l'avais écrit dès mon billet d'accueil comme l'un de mes objectifs ...

 

"Une réflexion sur le réel et le virtuel que je voudrais plus visible."

 

Le nez dans le guidon des itinéraires des communautés que j'aime  suivre, j'ai depuis trop longtemps perdu de vue cette intention ...

 

Pour le jeudi en poésie "virtuel" proposé par Enriqueta pour le défi n°80 des CROQUEURS DE MOTS, j'avais utilisé cette photo pour illustrer quelques fragments d'une "chronique japonaise", de Ryoko Sekiguchi   

 

bureau-tsunami1 - reduc1

 

Une photo prise en France, le 11 mars 2011, loin du littoral et de tout risque de tsunami, bien plus loin encore du Japon.

Elle m'avait été envoyée vers la fin de janvier 2012 pour illustrer les mots que je posais à la fin de mon auto-portrait.

à propos des mille petits riens de la vie,

du monde comme il va

des moyens de chacun pour se protéger un peu

et bâtir son cocon.

 

Je n'avais pas encore lu, ni même acheté, peut-être, "Ce n'est pas un hasard".

 

Quelques jours plus tard, je recevais de la même provenance ceci :

Cette photo reçue en pixels

dans ma boite à courriels,

accompagnée de quelques mots

 

(j'ai resserré le cadrage des deux photos)

 

hiver2012_reel-et-virtuel---reduc1.JPG

 

"la neige va tenir

cette photo pour illustrer le réel et le virtuel"

 

Ce n'était pas écrit exactement comme cela.

 

Ici ce ne sont que des images. Avec fleurs et désastre sur la première, avec neige et vol d'oiseau sur ciel d'été pour la deuxième. 

En haut simultanéité des temps, incompatibilité des événements, arrêt sur image qui figera l'instant tant que des outils permettront de lire l'image prise à ce moment-là, qui n'est plus.

En bas, rencontre de l'hiver et de l'été, d'un jardin de ville et d'un ciel maritime, par la médiation d'un outil informatique. Réunion dans une même image de deux temps et de deux lieux ...

 

Quelques liens pour pour alimenter la réflexion 

virtuel (wikipedia)

réalité virtuelle (wikipedia)

 

et si vous avez envie d'aller encore plus loin l'ouvrage en ligne de Pierre Lévy Sur les chemins du virtuel

Attention !

A l'époque, je ne modérais les commentaires qu'exceptionnellement. Mais le premier m'a mené à une minutieuse vérification que je commente en réponse.

C'est un spam publicitaire avec lien pour mener à un site aux élucubrations aussi suspectes que trompeuses sous une apparence scientifique.

Je ne peux malheureusement pas le supprimer car dans l'administration, l'accès aux commentaires n'a pas de pagination (ce qui sature la mémoire de mon navigateur puisqu'il faut charger tous les commentaires plus récents) et il n'est pas prévu non plus de pouvoir désactiver leurs liens.

Voilà, s'il en était besoin, un aperçu de ce qui nécessite la modération des commentaires dès lors que l'on ne peut les suivre à la seconde* et que l'on aborde le moindre sujet qui peut être sensible.

* Même ainsi, ne jamais perdre de vue que ce qui a été rendu public ne serait-ce que quelques secondes est susceptible d'être relié sur la Toile même si on l'efface.

 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:30

Une date que je ne peux passer sous silence, même si le temps fait son oeuvre non d'oubli et d'acceptation, mais d'estompe et je l'espère de résilience. Ce mot tellement utilisé dans les médias qu'il en devient lui aussi usé.

Quelques formules à bannir
« Il faut, tu dois »— Les personnes qui ont dû affronter des violences ne réagissent pas bien aux impératifs.
« Moi, à ta place »— Franchement, non. Juste. Non. Voilà le meilleur moyen de faire culpabiliser la personne en lui faisant croire que vous feriez mieux qu’elle.
« Absolument, à tout prix »et autres formules jusqu’au-boutistes.
« Je ne te comprends pas »— De loin la pire formule possible. Si vous vous confiiez sur un problème très dur à vivre, vous auriez vraiment envie qu’on vous réponde ça ?

Ministère des familles, de l'Enfance et des Droits des femmes

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 14:22
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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:00
Comment or no comment ?

Et vous qu'en pensez-vous ?

Quand j'ai ouvert ce premier blog, j'ignorais tout de ce qui m'attendait sur la Toile. Je pensais juste tester un nouvel outil de communication et ouvrir un espace qui soit une bulle salutaire et sans conséquences dans la grisaille chaotique de mon quotidien. J'avais aussi l'illusion qu'il me servirait de lien avec quelques uns de mes proches utilisant ces nouveaux outils et c'est tout.

J'avais choisi cette plateforme pour le bon compromis entre une présentation adaptable et une prise en mains facile. Je n'étais pas armée pour lutter contre certaines pratiques commerciales encourageant le "bloging" quelquefois jusqu'à l'addiction. A l'époque, pour développer la fréquentation sur les blogs, il leur fallait notamment susciter le dépôt de commentaires. Avoir une bonne note de blogrank permettait sur les blogs gratuits d'accéder à une bien meilleure capacité de stockage et à d'autres options que celles de la formule basique.

J'ai vite pris mes distances. D'ailleurs, je ne me suis aperçue qu'avec retard que je bénéficiais de ces avantages. C'était avant que la publicité qui finançait cette offre de gratuité ne devienne trop envahissante.

Ce classement a fort heureusement disparu avant même le grand changement d'Overblog.

Depuis, il est vrai, le développement d'autres réseaux sociaux et de modes d'expression encore plus expéditifs ont favorisé les like et autres joyeusetés.

Je reviendrai sans doute formuler ici quelques unes de mes réflexions sur la pratique de commenter. Tiens, il n'y a pas de mot dans la langue pour dire cette pratique de déposer et d'échanger par des commentaires. Étrange, non ?

Aujourd'hui, mon propos est plus immédiat.

Ayant décoché l'autorisation de mettre des commentaires sur le billet qui présente mes autres blogs, sans autre action de modification sur le paramétrage des commentaires, mes visiteurs d'hier n'ont pas trouvé le formulaire permettant de déposer des commentaires.

J'espère que mon nouveau paramétrage rétablit les choses. Je rappelle que pour tout un tas de raisons qui ont évolué au fil du temps, les commentaires sont systématiquement modérés.

Ce qui implique que vos commentaires paraissent souvent avec un décalage de quelques heures, car je me refuse à céder au tout tout de suite et à la connection permanente et sur tous supports. Je continue à privilégier une vie sans Internet, sans minimiser l'importance de certains partages à travers mes blogs et les vôtres.

Doit-on parler d'amitié ?

Amitié virtuelle certainement pas. Si le Web a dématérialisé les échanges, les outils sont bien réels (demandez à ceux dont l'ordi ou le smartphone tombe en panne) et de part et d'autre de la Toile, ce sont de vraies personnes bien réelles, qui aiment ou n'aiment pas, rient ou pleurent, respirent, dorment, mangent, boivent, ... vivent ...

Amitié ? J'ai une définition très restrictive de ce sentiment partagé et je compte mes amis sur les doigts de la main, allez, des deux mains en desserrant un peu.

Les autres mots pour désigner la sympathie durable qui lie deux ou plusieurs personnes ont vu leur sens perverti ou dévalué ou distordu vers d'autres sens

camaraderie ; copinage ; fraternité ...

à suivre ...

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:41

.

... bis repetita ... là il me faudrait un émoticom de circonstance !

J'en viens d'abord à l'essentiel. Décidément, "to be or not to be ..." me vaut bien des bêtises ! 

La traduction de Hamlet n'est pas de Victor Hugo mais de son fils François-Victor Hugo (avec la participation de son père)
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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:00

 

Avec le mot Résistance, enriqueta ouvre grand les portes de l'expression pour ce défi n°139 des CROQUEURS DE MOTS en précisant en fin de présentation :
" Toutes les résistances, de toute nature, de tout lieu et de toute époque sont acceptées pour ce défi."

 

Passée la tentation de s'en tenir à la Résistance avec un R majuscule, nom propre qui désigne (sic le dictionnaire wiktionnaire) "Ensemble des mouvements et réseaux clandestins qui durant la Seconde Guerre mondiale ont poursuivi la lutte contre l'Axe et ses relais collaborationnistes sur le territoire français depuis l'armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la Libération en 1944." le nom commun offre un nombre étonnament grand de polysémies, des sciences dures au vivre ensemble ... ou pas.


Des sens qui relèvent tous, dans des champs sémantiques très différents, de la "qualité" (encore un nom qui prête à toutes les confusions) de qui ou quoi s'oppose avec plus ou moins d'efficacité à l'action d'un autre (humain, animal, groupe, objet etc). Autrement dit et pour simplifier à l'excès, la résistance qualifie l'attitude de forces qui se confrontent.


Quelquefois aussi, à l'instar de la définition de la Résistance avec un R majuscule, le nom résistance glisse vers le dispositif qui permet la ou les actions de résistance.


Je m'en tiendrai à la résistance électrique, qui dans mon souvenir d'enfant, désignait le joli ressort du radiateur d'appoint qui rougeoyait dans la nuit et celles du grille pain ou du four, bien avant mes premières notions d'électricité. J'aurais pu alors y ajouter les diodes ou les transistors du poste de TSF, et même le joli filament blanc des ampoules électriques qui un jour finissait par casser. Et plus tard, les circuits imprimés puis les puces électroniques de plus en plus miniaturisées qui permettent ou non le passage du courant électrique.


J'aurais sans doute, avide d'apprendre sur l'électricité, alors que mon père, électricien, m'en tenait à distance sans explications, comme mes soeurs, mais non mes frères, j'aurais pu apprécier les cours de physique de seconde, mes premiers cours puisque j'avais pris une voie d'études classiques, si le programme avait commencé par là.
Au lieu de cela, l'étude a d'abord porté sur les forces mécaniques et leurs oppositions. Allez savoir pourquoi dès lors mes neurones ont opposé une telle force de résistance à l'apprentissage de la physique !


J'aurais pu laisser mes pensées vagabonder sur d'autres illustrations des résistances, j'aurais pu. Il faut bien que je résiste à la tentation de continuer ce billet déjà trop long. Je sais que j'en ai déjà perdu en route qui n'ont pas résisté à l'ennui et à l'envie d'aller lire ailleurs ce qu'en écrivent d'autres croqueurs de mots.
J'ai toujours regretté de ne pas avoir étudié sérieusement les sciences, mais je n'ai jamais regretté ce que j'ai appris d'autre. Le temps d'un élève n'est pas extensible et je mesure ma chance, par rapport à mes soeurs ainées, d'avoir pu faire des études dites supérieures, en dépit de la force de résistance redoutable de l'atavisme familial.
 

Quand on considère l'espèce de domination que, de tout temps, les hommes ont tenté d'exercer sur les femmes ; la résistance qu'elles n'ont cessé d'y opposer ; le peu de moyens qu'ils ont de se garantir de leur influence, et la parfaite compensation établie entre leurs facultés et leurs devoirs, on finit par se convaincre que toute idée de supériorité d'un sexe sur l'autre est vaine et illusoire, et que cet instinct d'autorité, qui semble inhérent aux hommes, ne leur a pas été donné pour que nous fussions dominées par eux, mais, au contraire, pour qu'ils ne fussent pas dominés par le genre de pouvoir et de séduction qui est notre partage.

Pensée de la princesse Constance de Salm (autrement appelée Constance de Théis), probablement extrait de De la condition des femmes dans une république, 1800

Constance de Théis

Défi n°139 : Résistance

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Constance de Théis, 1767 - 1845, poétesse et femme de lettres française

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Défi n°139 : Résistance

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:11
Bécassine et moi

Oui, je sais, pour ceux qui ne connaissent pas (encore) ma Bécassine, un tel titre peut paraître prétentieux.

Pour ceux qui ne retiennent de bécassine qu'un symbole caricaturé dans un sens ou dans un autre, je n'arriverai pas à les convaincre.

Bécassine mérite pourtant mieux ...

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On dit que Bécassine a été conçue à la veille de sa naissance, le 2 février 1905 dans le premier numéro d'un journal destiné aux petites filles "La semaine de Suzette" et la vas vite par la rédactrice en chef et le premier dessinateur qui passait par là.

En s'emparant d'une maladresse de la petite bonne bretonne de la dame parisienne.

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On dit que c'est pour combler la page vide provoquée par la défection d'une publicité.

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On dit cela ...

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On dit aussi que ce projet a été mis en route en 1904 et qu'il était pensé.

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Mais peut-être je serai plus sage si je laisse la place à wikipedia - Bécassine, dont l'article est fouillé. Dommage qu'il n'en soit pas de même pour celui sur la revue.

Ou à cette page L'art de Joseph-Porphyre Pinchon (1871 - 1953)

La genèse de Bécassine y est expédiée sans prudence mais la suite vaut, me semble-t-il, qu'on la lise avec attention.

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Ma Bécassine à moi, elle s'est concrétisée très tôt dans une poupée en mousse de caoutchouc articulé fidèle à son modèle de bande dessinée, celle que mon grand frère m'avait rapporté de Brest à son retour (voir Retour d'un grand frère)

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Cette poupée-là, elle a longtemps encore égayé les jeux de mes neveux et nièces quand ils la retrouvaient dans mes vieux jouets pendant leurs vacances à la maison.

Jusqu'à ce que le temps, la chaleur, la sécheresse, ne viennent a bout de la mousse et qu'elle finisse à contre cœur à la poubelle.

ma Bécassine, que j'ai bien sûr aussi suivi en bande dessinée, c'est bien autre chose encore, l'un des médiums de mon éducation sociale et d'un certain regard sur le monde, tel qu'il était et se transformait.

peut-être à suivre

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 09:00

~ réédition du Billet 166 du 07/08/2009  17:44 ~

Notamment pour remettre en avant un petit livre publié en décembre 1998, à une époque où nous étions bien peu à tirer le signal d'alarme


Si Dana a choisi "le marron" comme  thème de la semaine, son blog vous plongera dans toutes ses nuances joyeuses dès sa page d'accueil.

Heureusement, car j'élimine tout de suite l'association du brun au pire, à cause de la folie des hommes. Les chemises brunes, certains en ont à peine entendu parler, d'autres pensent qu'elles appartiennent au passé.
Peut-être devrait-on continuer à méditer à partir de ce petit fascicule.

couvmatinbrun - reduc

Matin brun
de Franck Pavloff 

Editions Cheyne, 2002.
ISBN:2.84116.029.7
Dépot légal : 3me trimestre 2002


Loin de moi l'idée qu'il faille tout autoriser ! J'apprécie les trottoirs de nos villes et de nos villages débarrassés de ces traces que laissaient impudemment les chiens de toutes couleurs. Les amendes encourues sont peut-être plus dissuasives que l'éducation ...

Mais de là à inciter wikipédia à mettre un bandeau déroulant avec la mention "ces photos sont masquées, leur vue pourraient choquer certaines personnes sensibles" (sic !), si si, je vous assure, c'est bien ce que j'ai vu quand même, par curiosité, à l'article marron de wikipédia, à moins que ce ne soit de l'humour, peut-être ... (aujourd'hui, vous ne verrez ni les images masquées ni le bandeau, elles ont complètement disparu ...)

Bon tant pis pour les yeux sensibles, je n'ai pas d'outil info pour un menu déroulant. Attention les yeux ...

 

crottin de cheval - reduc


J'ai quand même fait quelques efforts en ne l'affichant pas en grand format. Ce crottin de cheval échappe sans doute à la sanction. Pas facile certes de dresser les intestins des chevaux et encore moins facile de descendre de selle pour ramasser la chose.
D'ailleurs, jusqu'à une période récente, cet engrais "presque" naturel ne restait pas bien longtemps sur le trottoir, aubaine d'un jardinier amoureux de ses rosiers.
Seulement voilà, depuis, le jardinier a appris que cet engrais contenait les insecticides et vermifuges ingérés par l'animal.

Bon, les excréments sont traditionnellement des engrais qui rendent la terre plus fertile.

engrais naturel - reduc1


Et là encore, même si l'apport répond au cahier des charges bio, je me serais autocensurée si l'appareil photo en avait capturé l'odeur. De ce côté, c'était supportable, mais une fois dépassé cet endroit ...
Ne riez pas, je suis sûre que le procédé existe au moins au stade du laboratoire ! Le parfum d'une rose ou du jasmin, ce serait sympa, non ?

La couleur marron est partout dans le minéral, le végétal, l'animal (au sens large englobant les humains).
Couleur de la décomposition, elle est aussi celle de la terre et de la vie en germe.

Elle m'évoque la rouille et les feuilles mortes.
Et l'automne de Prévert.


Sauf que ces deux escargots n'ont pas l'air d'aller à un enterrement !

deux escargots gris - reduc1
 

Encore qu'ils soient bien imprudents, sur cette petite route de campagne.


Désolée, Sherry, j'espère que ce n'est pas celui que tu avais vu !


crapaud applati - reduc1


Sont-ils insouciants, inconscients des dangers multiples qui les guettent, ou impuissants devant des prédateurs dont nous faisons partie ?

deux papillons - reduc


Dans tout petit d'homme
Se projette à l'infini
L'espoir du mieux vivre

                                Jeanne Fadosi, 7 août 2009


bebe michael Kamber - reduc1


Cette coupure de journal est avec d'autres petits clins d'oeil,depuis des années tenus par des magnés sur la porte du réfrigérateur. Je ne sais par quelle magie cette image, tout en jaunissant, ne semble pas vieillir.
Je ne sais pas comment joindre le photographe et le Journal car le cliché original n'est sans dout pas libre de droits. Si cela pose problème, je la retirerai de cet article.
Et je vous demande de ne pas l'enregistrer.



Vendredi 7 août 2009, journée mondiale de l'éducation


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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

trop vite ou trop lentement,

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