Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 06:30

 

En France, c'est traditionnellement la Toussaint.

Le lendemain est le jour des morts. Mais comme ce n'est pas un jour férié, sauf quand il tombe un dimanche, les gens ont depuis longtemps pris l'habitude de s'occuper des visites aux morts le 1er novembre.

 

Je n'ai pas besoin de me rendre physiquement sur les tombes pour y penser, mais ce rituel à date fixe permettait de rencontrer d'anciens voisins, d'anciens amis, en pointillés.

 

Je n'aime pas rouler ces week ends de Toussaint ou d'una autre fête, qui coïncident avec des vacances, des transhumances, et le souvenirs de pertes stupides sur la route.

La route, en dépit de ses défauts, de sa surcharge, de sa pollution et de ses encombrements, est devenue plus sûre que dans mon enfance et ma jeunesse. Mais j'ai toujours cette appréhension.

Alors je vais aux cimetières un peu avant, un peu après ... rencontrant à l'occasion de rares personnes qui font comme moi.

 

Le 1er novembre. c'est aussi la date de la mort de mon frère aîné. La camarde l'a choisi ce jour-là alors qu'il était malade depuis de longs mois. 

Je pense à ma soeur aussi, qui voulait reposer dans un petit cimetière de montagne, mais si loin que je ne peux faire le trajet.

 

Le jeudi précédent, je suis allée au plus près, un immense cimetière parisien aux portes de la capitale. A l'heure du déjeuner.

Il y avait d'autres visiteurs.

 

 

allee-des-pensees---reduc1.JPG

allée des pensées, dans un cimetière de campagne

.

 

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 16:00

 

Tandis que je musardais près d'un verger de pommes, le bourdonnement d'une abeille flottait au vent.

Dans la lumière, je ne vis qu'à peine la toile qu'elle troua.

 

toile-d-araignee---reduc1.JPG

 

L’empirique, semblable à la fourmi, se contente d’amasser et de consommer ensuite ses provisions. Le dogmatique, tel l’araignée, ourdit ses toiles dont la matière est extraite de sa propre substance. L’abeille garde le milieu ; elle tire la matière première des fleurs des champs, puis, par un art qui lui est propre, elle la travaille et la digère.

Novum Organum, Francis Bacon

 

aster2 - reduc1

.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 08:00

 

Courage et témérité (1)

 

"Il suffit d'un instant pour faire basculer une vie"

Le Dieu des Petits RiensArundhati Roy, Folio 2012 page 272

 première édition 1997, Gallimard 1998(Fr)

 

[ ... ]

En août 2013, un retraité de 61 ans de Marignane (Bouches-du-Rhône) avait été tué en tentant d'arrêter les deux auteurs d'un braquage dans un bureau de tabac de la ville. Jacques Blondel, qui revenait de la plage en voiture avec sa femme et sa petite-fille de 15 mois*, s'était retrouvé nez-à-nez avec les malfaiteurs et avait tenté de les arrêter. L'un d'entre eux avait fait feu avec un fusil à pompe et le sexagénaire était mort dans la soirée à l'hôpital.

 

Les deux malfaiteurs, âgés de 18 et 22 ans, avaient été arrêtés, quelques heures après les faits pour l'un, un mois plus tard pour l'autre. Ce fait-divers avait provoqué la consternation à Marignane, ville de 34.000 habitants, dont 2.000 s'étaient rassemblés 4 jours après le drame pour un hommage à Jacques le "héros", conseil municipal en tête.

Le Point, AFP 29/07/2014, 21:32

* C'est moi qui souligne

 

C'est par ces deux paragraphes que se terminait en juillet dernier l'article du journal Le Point reprenant la dépêche de l'AFP.

Un nouveau braquage d'un bureau de tabac au village de Dolomieu dans l'Isère venait en effet de se solder par la mort d'un témoin semblant s'être interposé. Il n'y a pas d'autre témoin. Une seule balle a été tirée par le braqueur muni d'un fusil, mortelle.

 

Loin de moi l'idée d'une quelconque indulgence envers les braqueurs quels qu'ils soient et quoi qu'ils braquent.

 

Même si par ailleurs, je n'hésiterai pas à continuer à dénoncer ces commerces de poisons qui m'ont privés de connaître mes grand-pères et m'ont privés, trop tôt, de mon père, d'un frère, d'ami(e)s ...

Ce n'est pas le sujet.

 

Le malheureux père de famille tué fin juillet 2014, n'a-t-il écouté que son courage en s'opposant aux malfaiteurs ? Nul ne le saura mais je peux comprendre qu'il ait oublié dans l'élan, qu'il n'ait pas réfléchi au fait qu'il pouvait priver ses enfants de leur père et sa femme ou sa compagne de son conjoint.

Le grand-père de 2013, lui, qui a fait du rodéo en poursuivant le scooter, provoquant sa chute dans l'affolement, qui est descendu sciemment de sa voiture avec batte de base ball et bombe lacrymogène, a mis en danger non seulement sa vie mais celle de sa propre fille et de sa petite fille, un bébé !

Pour quelques billets et quelques paquets de cigarettes ...

Soit dit en passant, il n'a pas fait pire que ceux qui doublent en franchissant allègrement les lignes blanches au volant de leur voiture pleine de passagers familiers.

J'en ai encore klaxonné un hier, qui, il est vrai, ne mettait que sa vie en jeu puisqu'il était seul dans sa voiture, plus la mienne qui était seule aussi dans mon auto qu'il dépassait ainsi, plus celle des occupants du véhicule qui aurait pu se trouver en face de nous au détour du virage.

 

Mais revenons à nos moutons, enfin, à nos shérifs.

Ce n'est pas anecdotique si ceux qui sont officiellement chargés du maintien de l'ordre reçoivent une formation pour neutraliser les malfaiteurs en minimisant les risques pour eux et leurs collègues d'intervention. Ce n'est pas anecdotique si les directeurs d'agences bancaires avaient aussi des formations et des consignes pour ne pas agir inconsidérément lors des braquages, fréquents dans les années 1970.

Ce n'est pas anecdotique si on recommande aux expatriés qui vont dans certains pays jugés plus dangereux que d'autres de ne pas résister quand ils se trouvent dans la situation de l'équivalent du désuet

"La bourse ou la vie"

si par aventure, ils s'y trouvent malgré les autres recommandations pour ne pas se retrouver dans une telle situation.

... en évitant d'aborder des montres de prix par exemple ...

 

Moi, je choisis la vie.

à suivre ...

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 05:00

 

Sujet posé par mon professeur de philo en bac blanc il y a quelques ... dizaines d'années. Un sujet qui lui avait été inspiré par son camarade de classe Jean-Pierre Beltoise, coureur automobile célèbre, maitrisant la vitesse sur les circuits, et par ailleurs militant auprès de la prévention routière.

 

Je regarde l'heure et le jour où j'ai commencé ce brouillon : samedi 24 août 2013 à 12 h 51. Pas vraiment raisonnable de commencer un sujet si sérieux alors que je n'étais même pas prête pour le déjeuner ...

 

C'est que la veille au soir, je l'avais passé à Beauvais pour voir le spectacle de son et lumière sur la façade de la cathédrale et que je m'étais couchée tard.

Et donc levée plus tard ce matin-là.

J'avais projeté de chercher sur Internet qui était cette Jeanne Hachette qui avait sa statue et sa Place Jeanne Hachette devant l'Hôtel de Ville.

Le nom nous disait bien quelque chose. L'une de mes comparses disait que ce devait être une sorte de Jeanne d'Arc. J'étais dubitative. La mettant plutôt du côté de la défense du peuple que des rois. En tous cas, je ne la voyais pas du côté des inspirés par la religion.

 

Quand je vous aurai résumé son histoire, vous serez étonnés comme moi de ce nouveau téléscopage.

 

Pour l'heure, je me contente d'évoquer ce qui m'a incité à commencer cette réflexion : L'impression de malaise persistant que me causait depuis ce navrant et regrettable fait divers les éloges faites à un homme mort en jouant les sherifs*.

Je ne voulais pas non plus publier ce texte avant la marche blanche qui avait été organisé pour lui.

Ca me perturbait et me perturbe toujours. Est-ce du courage ou de la témérité ?

 

* un homme de 61 ans a pris en chasse avec sa voiture, dans laquelle se trouvait des membres de sa famille dont une fillette de 2 ou 3 ans (sa fille et sa petite fille de 15 mois), le scooter de personnes ayant apparemment commis un braquage.  la suite, vous la retrouverez dans cet article du Monde du 23/08/2013, avec le dérapage médiatique qui s'en est suivi. Sauf que moi, je me posais la question, déjà. Celle qui m'avait fait écrire les premières lignes de ce billet.    

Liens :

Jeanne Hachette

Charles Le Téméraire

Jean-Pierre Beltoise

 

complété quelques jours après mais quand (?), créé et archivé au brouillon le 24/08/2013 à 12:51

      à suivre ...

colimaçon en bugatti

.

Partager cet article
Repost0
28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 05:00

à publier sous le double chapeau des CROQUEURS DE MOTS pour les fenêtres et de LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE pour illustrer la chance et aussi contre-chants et contrechamps pour la réflexion et les coulisses de la mise en ligne et SCALP comme complément à nos deux billets (Valdy et moi)

 

Ouvrir les oeuvres de Baudelaire, c'est comme ouvrir une boite de Pandore.

 

Cet écrit, bien plus encore que les Fleurs du Mal, est, pour reprendre les mots du poète, "de la poudre à côté d'une allumette".

 

Salutaire au lecteur qui sait, antérieurement, lire avec la distance nécessaire, elle nécessite les garde-fous qui permet la sublimation et les fantasmes et retiennent les passages à l'acte.

 

Je ne suis pas tout à fait sûre que notre société actuelle, qu'elle se croit protégée par les discours fous des ultra-orthodoxes ou le laxisme débridé des libertaires comme des libertariens (ces deux communautés d'action, en dépit de la proximité des mots, sont aux deux extrêmes du champ idéologique) soit préparée à ces devissages délétères. Que ce soit dans les micro-sociétés familiales ou amicales ou dans les groupes sociaux plus conséquents, jusqu'à la taille d'Etats, de continents, du monde ...

 

La question que je me pose à l'époque actuelle est la suivante, et je n'ai pas de réponse à cette question :

l'étude raisonnée du texte ci-dessous aurait-il empêché un individu comme le tueur de l'ile en Norvège cet été d'agir ou l'aurait-il conforté dans sa folie meurtrière ? et que dire des événements de cet été, auxquels, j'ai cette impression et cette crainte, il semble que l'on s'habitue.

Avec bien sûr en arrière pensée, toute ma perplexité sur la liberté d'expression et la censure ou l'auto-censure. Réflexion qui découle de celle que je me pose sur ma responsabilité de blogueuse à faciliter, même de manière infinitésimale, l'accès brut à un tel tel dont l'écriture, belle et simple, pour peu qu'il soit lu en diagonale, comme on a appris à le faire dans la deuxième moitié du XXème siècle, c''est-à-dire sans s'attarder sur les subtilités et les mises en garde de l'auteur, comme une chronique de vie ordinaire et comme une blague de potache anodine reproductible.

 

Réflexion interrompue ici sans le texte de Baudelaire et archivée en brouillon le 22/01/2012 à 10:21 à l'exception de la partie en italique surlignée de jaune complétée le samedi 28/06/2014 et de vert le lundi 04/08/2014

 

Le texte lu par André dussolier

.

Partager cet article
Repost0
27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 05:00

 

Exhumé de mes brouillons, archivé le 24/06/2013 10:39 sous le nom de sedum âcre, rien de tel pour intriguer ... et complété par les images. Voici une fiche en bon français

 

pour ne pas l'oublier, voici ce qu'en disait wikipedia.en traduit (plus ou moins approximativement, c'est le moins que l'on puisse dire ...) au moment où je faisais ce brouillon

 

Sedum acre , communément connu sous le nom d'orpin Goldmoss , Goldmoss Sedum , Orpin Mordre , wallpepper , et le nom pittoresque Bienvenue mari à la maison si jamais ivre , est une plante vivace plante originaire de l'Europe , mais aussi naturalisé en Amérique du Nord . Cette plante pousse en rampant couverture du sol , souvent à sec et sablonneux sol , mais aussi dans les fissures de maçonnerie . Il pousse bien dans les sols pauvres, sable, rocaille et riche terre de jardin, sous une variété de niveaux de lumière. Toutefois, il ne se développe pas dans l'ombre dense avec de l'eau limitée.

Les feuilles sont simples, lisse à bords, et succulent . Les fleurs sont de couleur jaune, printemps-floraison, dans les bombes tenues au-dessus du feuillage. Il se propage lorsqu'ils sont autorisés à le faire, mais il est facilement contrôlé, étant enracinement superficiel. Il est utilisé dans des paniers suspendus et les jardins de conteneurs , comme un accent traînant , dans les frontières , ou comme couvre-sol.

 

coeur en sedum acre - reduc

 

Dans ces petites adventices poussant anarchiquement dans mes graviers, j'y ai vu :

 

coeur-en-sedum-acre---dessin-reduc1.JPG

 

La rentrée des défis des CROQUEURS DE MOTS est prévu pour le début septembre. Rendez-vous sur le Blog des Croqueurs de mots et la rentrée des prénoms du mercredi se fait aussi début septembre. Jill Bill nous a déjà concocté une liste jusqu'à fin octobre. Les mardi Entre ombre et lumière reprendront également leur rythme hebdomadaire. Et je ne crois pas me tromper en anticipant le retour chaque samedi de l'image - source de nos mots pour miletune.

.

Partager cet article
Repost0
24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 08:20

 

Nous sommes tous dans la boue, mais certains d'entre nous regardent les étoiles

Oscar Wilde, L'éventail de Lady Windermere, théâtre, première en 1892

 

Citation glanée en accueil du blog Almanachronique des villes et des campagnes

 

***

 

La boue, cela m'a renvoyé à plusieurs chansons bien différentes, mais toutes, dans leur genre, sont des chansons à texte. Encore faut-il y prêter attention.

 

On croirait qu'ça t'gêne de marcher dans la boue

Michel Delpech, Le Loir-et-Cher, chanson 1977

 

"... j'suis ici, j'suis ici, j'suis ici ...

... Où ça, où ca, où ça ? ..."

Et un vieux crapaud qui disait : " dans la boue, dans la boue, dans la boue ..."

Et un très vieux grand père qui chantait presque : " enlèv'le, enlèv'le, enlèv'le ..."

Et une toute petite grenouille qui disait : "j'peux pas, j'peux pas,j'peux pas !"

Steve Waring, La chanson des grenouilles

 

Je me souviens qui je faisais enrager quand je la chantais à mes enfants, petits, qui eux aimaient beaucoup Steve Waring et m'en redemandaient.

 

Et puis surtout, cette magnifique et cruelle chanson de Linda Lemay,

 

Maintenant bien sûr tout est limpide

Il me remonte des indices

Y'avait d'la honte à pleins visage

Dans tes yeux tristes

Lynda Lemay, La boue dans les yeux, 2011, inédit du best of

 

pour regarder encore le ciel en miroir, les pieds dans la boue et la tête dans les nuages, avec William Sheller

 

Dieu fait des images avec les nuages

La pluie fait des miroirs dans la boue

William Sheller, Les miroirs dans la boue, 1987

 

 

 

Van Gogh -La nuit étoilée

Van Gogh La nuit étoilée, 1889

 

Oscar Wilde, 1854 - 1900, écrivain britannique d'origine irlandaise

Vincent Van Gogh, 1853 - 1890, peintre néerlandais

 

 

Allez, je vais me refaire quelques minutes de frissons en réécoutant William Sheller, un CD sur lequel il y a Les Miroirs dans la boue.

Partager cet article
Repost0
22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 05:00

 

PPS pour Power Point Software, un des plus célèbres progiciels de Microsoft.

 

Nouveau brouillon archivé le 24/02/2011 à 12:04 et faisant en partie double emploi avec Dans les coulisses du poème Liberté. (à partir de CECI (le visionnage [ ... ]). Mais il ne me semble pas inutile de répéter ces mises en garde contre la manipulation de la pensée, ou plutôt, dans les méthodes sur lequel je pose le doigt, sur une douce anesthésie de la pensée, notamment par hypnose.

 

Les pps, vous en recevez probablement dans votre boite aux lettres électronique, transférées par l'un de vos amis et ou correspondants parce qu'ils lui ont plu et qu'il souhaite vous faire partager son intérêt.

Ce peut être un outil pédagogique utile, comme le résumé de mon enfance dans les manuels scolaires.

Mais ce peut être aussi un outil redoutable de prêt à penser ...

 

Qu'est-ce qu'un pps ?

C'est une suite de diapositives, éventuellement animées et sonorisées, montées grâce à un progiciel de présentation né dans les années 1980 à des fins de présentation pour des conférences professionnelles et ou commerciales.

 

Sa "relative" facilité d'utilisation, la diffusion large de stages de formation en ont fait son succès et sa popularité.

 

C'est un support technique (considéré comme le plus performant à ses débuts) pour remplacer le célèbre rétroprojecteur des années 1970 qui n'avait jamais réussi à remplacer le tableau classique dans les salles de cours, qu'il soit noir (ou plutôt vert) avec des bâtons de craie, ou blanc avec des feutres ou le tableau de papier comprenant plusieurs feuillets (le fameux paper board des salles de réunion).

 

CECI (le visionnage prend quelques minutes mais si vous voulez comprendre ma "surprise", il faut aller jusqu'à la fin (vers les 7 minutes et quelques) et mettez le son sur votre ordi car il démarre dès l'ouverture du lien).

Bon j'ai désactivé le lien aboutissant sur le message que la page n'existe plus sur le site de cette organisation qui se dit libertaire mais qui est en jouant sur les mots plus que libertarienne, ultra-libérale. Retour au billet mentionné en préambule pour retrouver des liens valides (en anglais et en français) mais solidement prévenus contre la virtuosité du bourrage de crâne.

 

Mais avant d'ouvrir ces liens, quelques précautions pour ne pas se laisser convaincre car la vidéo est un modèle de propagande habile à l'instar des ultra-libéraux qui, effectivement sont, au sens littéral de l'expression, des libertaires (mais non en son sens politique ou ils se rapprochent plutôt de ceux qui se revendiquent libertariens).

On pourrait se laisser convaincre en effet par ces soi-disant belles idées 

SAUF

Que le consentement mutuel et librement consenti est toujours un leurre, le consentement est toujours le résultat d'un jeu de séduction dans lequel le plus convaincant l'emporte. Ce n'est pas répréhensible en soi, tout dépend des circonstances, des enjeux et des conséquences.

Que la libre concurrence est impossible : là encore c'est le résultat de rapports de force où il y a toujours des perdants dans une économie de marché comme dans les autres systèmes essayés.

Que la propriété découle de l'appropriation privée qui dans l'histoire, a initialement été une captation d'un individu ou d'un groupe sur le collectif de l'humanité, soit dans le cadre d'expéditions offensives de rapine, soit à des fins défensives, le puissant sous lequel les humbles demandaient protection s'appropriant le bien commun en échange de cette protection ou unilatéralement comme allant de soit au vu de son offre de protection.

On a pris parce qu'on pensait que cela appartenait à personne et donc pouvait lui appartenir.

D'autres sociétés n'appréhendent pas l'usage de la terre mère selon ces "valeurs" qui ne sont que celles formées au cours des siècles dans nos civilisations dites occidentales.

 

archivé en brouillon le 24/02/2011 à 12:04

.

Partager cet article
Repost0
18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 05:30

 

Dans la saga, j'exhume mes brouillons. Celui-ci va bien avec mes réflexions précédentes (Dire ou se taire ? ... (1), (2), (3)

 

Ce poème1, je l'ai vu publié par un ou même des CROQUEURS DE MOTS pour le jeudi en poésie.
Il fait partie de mes poèmes fétiches, pas seulement pour avoir été la parole des résistants de cette époque, mais pour son intemporalité, l'espace infini, indéfini aussi de sa plainte et de sa force de vie.

Alors, je suis comme toujours allée à la recherche de liens pour en enrichir le billet.

J'ai fait ces promenades un lundi après midi, et comme j'avais mis le son pour entendre les récitations, j'entendais les jingles de ma boite aux lettres me signalant de nouveaux commentaires sur le Rien de Félicité.

Hier, je n'ai pas eu beaucoup d'effort à faire pour laisser dérouler les facéties de ce petit billet sur le métier imaginaire de Félicité. Son prénom m'était venu comme ça ces jours derniers, je ne sais pourquoi, avant même l'idée du rien.
Au coeur de la nuit, quelques petites notes avaient sussuré à mon oreille, avec la voix de Fernandel ...

Félicie aussi ... J'ai hésité. J'ai gardé Félicité. Pourquoi ? 

Et là ! hasard ? Il n'y a pas de hasard, écrit Kri en entête de son blog, je découvre que son nom de résistance et de plume, il le doit à sa grand-mère Félicie Eluard !

Je n'étais pas au bout de mes trouvailles.

Troublée par la reproduction sur plusieurs sites d'un vers qui ne correspondait pas à mon cahier, je voulais voir sur le sable sur la neige, tel qu'il est d'ailleurs récité par Gérard Philippe et Jean-Louis Barrault et d'autres.

J'ai suivi quelques liens, (mes doigts ont trébuchés et j'avais tapé niens, comme j'aurais pu pianoter riens)

et à partir d'un blog éphémère d'un """""""libertarien""""""", j'ai découvert un lien dont le visonnage m'a une fois de plus interpelé sur le danger des images et de la manipulation de slogans sommaires dans un montage pps.

 CECI (le visionnage prend quelques minutes mais si vous voulez comprendre ma "surprise", il faut aller jusqu'à la fin et mettez le son sur votre ordi car il démarre dès l'ouverture du lien).

 

complément du 17 août 2014. Le lien sur CECI ne fonctionnant plus, j'ai retrouvé d'abord la vidéo en anglais, puis grâce au titre et à Google (pardon pour la pub mais c'est pour l'instant le moteur de recherche le plus efficace), la vidéo "La Philosophie de la Liberté" en français. Il faut attendre 7 minutes pour comprendre que tout ce qui précède n'a qu'un but : l'apologie de l'économie de marché sans aucune régulation.

"Comprendre" est un verbe bien trompeur. Bercé par toutes ces belles expressions auxquelles il est tentant d'adhérer, le lecteur se laisse imprimer ce dictat directement dans son cerveau sans y prendre garde et se donner le temps de réfléchir sur la pertinence. Et comme il est plus difficile de faire adhérer au rejet des fonctionnaires, c'est la technique publicitaire de la répétition qui est utilisée à leur encontre. Sans oublier les écrans que j'ai eu à peine le temps de lire mais que j'ai sans doute enregistrés dans mon cerveau.

Précision : cette vidéo a été mise en ligne en 2007. Il n'est peut-être pas inutile de regarder dans le rétroviseur pour faire le point sur les conséquences depuis lors de la mise en pratique de la dérégulation.

Je recommandais quelques précautions : elles étaient bien nécessaires.

 

Mais avant d'ouvrir ce lien, quelques précautions pour ne pas se laisser convaincre car la vidéo est un modèle de propagande habile à l'instar des ultra-libéraux qui, effectivement, sont, au sens littéral de l'expression, des libertaires.

On pourrait se laisser convaincre en effet par ces soi-disant belles idées 

SAUF

Que le consentement mutuel et librement consenti est toujours un leurre, le consentement est toujours le résultat d'un jeu de séduction dans lequel le plus convaincant l'emporte. Ce n'est pas répréhensible en soi, tout dépend des circonstances, des enjeux et des conséquences.

Que la libre concurrence est impossible : là encore, c'est le résultat de rapports de force où il y a toujours des perdants dans une économie de marché comme dans les autres systèmes essayés.

Que la propriété découle de l'appropriation privée qui dans l'histoire, a initialement été une captation d'un individu ou d'un groupe sur le collectif de l'humanité.

"On" a pris parce qu'on pensait que cela n'appartenait à personne et donc pouvait lui appartenir.

D'autres sociétés n'appréhendent pas l'usage de la terre mère selon ces "valeurs" qui ne sont que celles formées au cours des siècles dans nos civilisations dites occidentales.

 

archivé en brouillon le 25/02/2011 à 11:45

 

1.- Liberté, de Paul Eluard, Poésie et vérité, 1942

Le poème dit par Paul Eluard

2.- Paul Eluard, poète français, 1895 - 1952

liberte-de-Paul-Eluard---reduc1.jpg

.

Partager cet article
Repost0
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 12:29

 

Toujours dans la série j'exhume mes brouillons et pour faire suite à l'article précédent (clic)

 

C'est le genre de petite phrase qui, à priori, s'énonce plutôt comme une certitude faisant consensus.

La musique est un langage universel.

Dit comme cela oui, j'étais dans un premier élan absolument d'accord avec cette affirmation.

 

C'est sans doute ce qui a servi de moteur à François Sudre, musicien de formation et professeur, pour créer ce qu'il voulait être un système universel de communication

Mais je reviendrai à Sudre de façon distincte. Il le mérite bien, lui que j'ai découvert fortuitement en faisant une recherche sur mon pseudo, choisi pour d'autres raisons plus basiques, et en toute ignorance de sa signification en Solrésol.

 

La musique est-elle un langage universel ? 

Si je me place du point de vue de celui (ou celle) qui la reçoit, force m'est de constater que je ne perçois pas la techno-trans de la même façon que l'un de mes fils et que s'il a la politesse de ne pas éteindre ce que j'écoute (il n'a pas toujours eu ces égards), nos "play lists" n'ont pas d'entrées communes.

 

Et je n'évoque pas le niveau sonore, ni la balance des sons, leur réverbération, etc ...

 

Que dire, à la sortie d'un même concert, entendu d'à peu près la même place, du ressenti des uns et des autres.

L'un va y mettre des paysages, d'autres des personnages, un troisième des ambiances ou des sentiments, souvent discordants d'un auditeur à l'autre ... quand ce n'est pas l'érudit qui va décortiquer la partition entendue ou l'oreille absolue qui va s'étonner d'avoir entendu à tel endroit un ré naturel au lieu d'un ré dièse ...

 

Archivé en brouillon le 21/10/2012 à 11h52

 

Si la musique semble une production humaine qui remonte à la nuit des temps, elle est, elles sont plutôt, comme tous les langages, multiples et porteuses de tant de sens et de contresens. 

Ce n'est pas un motif pour l'interdire ou en interdire, solution radicale terrifiante plus néfaste que bénéfique.

 

jazzmenJackieLottin - reduc1

huile sur toile de ma soeur Jacotte

 

Bonus émission de France Inter de Didier Varrod avec François & the Atlas Mountain (si vous êtres pressés au moins le passage de la minute 10 à la minute 13)

.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Fa Do Si
  • : Au fil de mes réflexions, en partant du quotidien et ou de l'actualité, d'une observation, ou à partir de thèmes des communautés de blogs ...
  • Contact

Sur les blogs, les jeux d'écriture témoignent de la vitalité

de la langue française sans tapage

Recherche

 

 Ephéméride de ce jour

 

et chaque jour

je n'oublie pas Anne-Sophie

les yeux dAnne-sophie

et ses compagnes d'infortune :

145 en 2010 ; 122 en 2011 ; 148 en 2012 ; 121 en 2013 ; 118 en 2014 ; 122 en 2015 ; 123 en 2016 et en 2017 ; 121 au moins en 2018 ; 150 en 2019 (au moins 122 confirmés)

(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

le temps s'écoule à sa cadence,

trop vite ou trop lentement,

sans retour possible

N'oubliez pas que

"Tous les matins du monde sont sans retour"

Métiers improbables

TheBookEdition - Les anthologies Ephémères

La 6ème anthologie est parue en mai

Informations sur 

 Les anthologies éphémères