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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 16:30

 

J'ai découvert cette semaine la poésie de Léon Dierx dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Comme beaucoup. C'est pourquoi je l'avoue sans honte.

Pourtant en son temps, il a été élu Prince des poètes pour succéder à Stéphane Mallarmé, avant d'être, à sa mort, remplacé par Paul Fort. Excusez du peu !

Il a fréquenté tous ceux que la notoriété a retenu pour leur postérité ... 

Guy de Maupassant lui a même, en 1883, dédié sa nouvelle, Regret.

 

J'hésitais, ces jours derniers, à mettre en ligne quelques uns de ses vers. Pas facile de faire un choix dans cette oeuvre sombre et dense.

 

Le sujet de la semaine 2 de Miletune m'y encourage. Ce tableau de 1920 par l'allemand Otto Dix est un écho magistral au poème de Léon Dierx, Les paroles du vaincu, écrit à la suite de l'armistice de 1871 imposé par Bismark aux français pour mettre fin à la guerre franco-allemande de 1870.

En voici le début et la fin. Sur wikisource, vous pouvez retrouver l'intégrale ICI

 

LES PAROLES DU VAINCU (extraits) Léon Dierx

 

I

 

Tu rêvais paix universelle !

Tu disais : « Qu’importe un ruisseau ?

Pourquoi le globe qu’on morcelle ?

La terre immense est mon berceau ! »

A présent, tu dis : « Hors la gaîne,

Le glaive à deux mains des aïeux !

Hors des cœurs le sang furieux !

Et vous, autour de notre haine,

Rangez-vous, impassibles Dieux ! »

 

[ ... ]

 

XIV

 

 

Dans les aurores, les vois-tu,

Montrant, l’une sa noire flèche,

L’autre ses murs toujours sans brèche,

Nos deux sœurs, ivres de vertu ?

Les vois-tu sortir dans l’aurore

Des bras dénoués du Germain,

L’une, allongeant sa maigre main,

L’autre, vierge farouche encore,

Nos sœurs, après l’horrible hymen ?

 

 

 

***

 

 

Hélas ! Dis-nous, chanteur cruel,

Quand finiront les cris de haine,

Quand cessera la gloire humaine

D’être un vain meurtre mutuel ?

Vainqueurs, vaincus, à tour de rôle,

Tous ont dressé, courbé l’épaule.

Quel jour enfin, par tous fêté.

Fera, d’un pôle à l’autre pôle,

S’unir en paix l’humanité ?

 

Léon Dierx, Les paroles du vaincu, février 1871

 

tombe-soldat-1870---reduc.JPG  

 

 

 

 

       tombe-soldat-1870.JPG

 

Voici sur miletune mes mots sur ce jeu de miroirs, par delà le temps

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 08:00

 

Rééditée pour Mil et Une sur l'image de la semaine 52 (je vous suggère sauf exception de prendre connaissance du texte avant de découvrir l'image support) j'avais à l'origine écrit ce poème pour les Parchemins de Bigornette, sur un tableau du peintre contemporain Didier Fleurantin et je l'avais réédité ICI pour les jeudis en poésie en juillet 2011

 

Belle exilée de ton monde aquatique,

Que pensais-tu trouver chez nous pauvres humains ?

Croyais-tu au réel de ta vie onirique ?

Laisse l'eau glisser, si douce, sur ta main

Et relier par d'invisibles fils

Nos vœux si différents, nos contrées et nos villes

En un clair idéal moins chimérique.

 

Jeanne Fadosi le 9 février 2009

sur une peinture de Didier Fleurantin

 

En bonus musical, Lili, de Pierre Perret, avec Les orgues de Barback et Pierre Perret

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 09:20

 

pour Mil et Une sur l'image de la semaine 50

pour comprendre les clins d'oeil, contrairement à mon habitude sur cet exercice, il vaut mieux visualiser l'image sur miletune, ou mieux encore sur le blog de son auteur Daniel Blaise.

 

Y a des hauts et des hauts

 

 - Hé Daniel ? C'est moi Pascal, je t'attends, t'es où ?

 - ouais chui en haut du Dome des Invalides et toi t'es où ?

 - en bas de la butte à côté d'une super nana qui me calcule même pas. J't'envoie l'image ...

 - au pied de la butte ? tu fous quoi là ? je t'avais dit au Puy de Dôme

 - la butte, le dôme, c'est pas pareil ?

 - et pourquoi pas la place du tertre ? On n'est pas dans la même dimension !

 - OK, m'en veux pas mec, mes pensées sont en apesanteur 

 - ah ouech, j'te vois devant le tag de TREK. Il s'est pas foulé hein ?

 - Ma photo n'est encore pas partie comment tu le sais ?

 - Je viens de recevoir celle de Marie-line. Elle s'en désole que tu la calcules pas.

 - Qui ça ?

 - Marie-line Blaise qui d'autre ? Ya jamais de hasard ...

 - hmmm, p'têt ben

 - bon qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

 - On se donne rendez-vous dans une année-lumière au Puy du Fou,

 - OK, ça roule, désolé pour le malentendu ...

 - et ne me fais pas le coup de Sisyphe la prochaine fois ...

 

Si j'avais écrit ce petit billet malicieux juste quelques heures plus tard, j'aurais plutôt donné rendez-vous au Phare du Bout du Monde ou au pied de la tour de la Grosse Horloge, porte ouverte à d'autres rendez-vous manqués ...

oui mais ... non, car je l'aurais dédié à Jean-Louis Foulquier et là, depuis Montmatre qu'il fréquentait dans ses étapes parisiennes, vous auriez tout de suite pensé à La Rochelle.

 

Montmartre

Puy de Dôme

Blaise Pascal

Baromètre

Jean-Louis Foulquier

La Rochelle

Grosse Horloge ; à ne pas confondre avec Gros Horloge

Phare du Bout du Monde ; Phare du bout du monde

 

Montmartre orgue de Barbarie - reduc1

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 06:00

 

Pour Mil et Une

 

Pour mon envoi à Mil et Une illustrant le sujet de la semaine 49 (à voir à votre choix tout de suite ou après lecture), j'avais assorti mon texte, avant de lui trouver un titre qui aille avec l'image, d'une phrase d'introduction.

 

Préambule : l'image de la semaine m'a renvoyé à un texte que j'avais écrit en 2009. Celui qui suit en est un raccourci.

 

Elle écarquille, incrédule, ses yeux devant la vitrine.

Sur le côté, en retrait, une épinette* sans doute hors d'âge, hors de prix, probablement désaccordée, mais tellement gracieuse sur ses pieds galbés trop chétifs et ses semis de fleurs peintes sur la laque crème craquelée.

Et au milieu de cette joyeuse pagaille savamment organisée, il est là, trônant tel un trophée ! Avec une étiquette « Réservé ».

Une moue de dépit !

Le maître des lieux est occupé avec un familier, un vieillard aux blancs cheveux et aux doigts de pianiste.

Elle reste un moment dans le rai de lumière. Un hum ! Leurs regards l'évaluent.

Pas le vêtement d'un acheteur potentiel ! Tout est rare ici. D'exception, onéreux.

- Vous souhaitez voir quelque chose en particulier ?

- Oui, ce coffret beige ...

- Il est réservé, Madame,

- J'ai vu le carton mais cet objet m'est familier. Je voudrais juste le toucher !

- c'est que ... il est en excellent état et le contenu en est fragile.

Le vieux monsieur invite son ami à le lui montrer.

Elle caresse délicatement le grain toilé du couvercle entre beige et gris.

Les pochettes de papier sont jaunies, elle commence à faire glisser ...

- d'un geste, il l'interrompt : c'est fragile, je vous ai dit.

-oui, mais pas en parfait état, le quatrième ou le cinquième était rayé, ...

- Ce doit être le quatrième, tenez, regardez là cette strie, l'aiguille sautait toujours à cet endroit dès l'origine !

Les deux compères se regardent de connivence.

- Aucun doute, vous êtes la personne que nous attendions.

- Mais ...

- Mon ami en est le vendeur, mais il y a mis une condition ...

- C'est possible, cela ?

L'homme aux mains de pianiste a dit doucement, oui, les objets ont une âme vous savez. Celui-ci vous a appartenu et il vous revient.

Il a délicatement refermé le coffret.

- Prenez, je vous dis, ce carton était mis pour vous.

 

Jeanne Fadosi

 

Le texte original, écrit fin mars 2009 pour Les parchemins de Bigornette se retrouve Chez l'antiquaire

 

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 07:00

 

Pour Mil et Une, sur l'image de la semaine 45

(nb, si vous cliquez tout de suite vous verrez l'image support avant de découvrir les textes qu'elle m'a inspirés. A vous de voir si vous préférez la découvrir avant ou seulement après).

 

épisode 1  ;   épisode 2

 

Quelque temps plus tard encore ...

 

Paris, le de l'an 18 ..

Cher monsieur Zola,

Je ne vous serais jamais assez reconnaissant de m'avoir en son temps permis cette activité alimentaire qu'est le portrait photographique. Elle m'a laissé assez de loisir pour que je puisse continuer et perfectionner mon art.

Et c'est avec fierté que je vous adresse cette invitation pour deux personnes à l'inauguration de l'exposition de 18 où le comité d'organisation m'a fait l'honneur de retenir ma toile représentant des mariés et leur noce chez leur photographe.

...

 

Fin

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 07:00

 

Pour Mil et Une, sujet de la semaine 45

(nb, si vous cliquez tout de suite vous verrez l'image support avant de découvrir les textes qu'elle m'a inspirés. A vous de voir si vous préférez la découvrir avant ou seulement après).

 

Episode 1

 

Quelque temps plus tard ...

 

Montmartre, le de l'an 18..

Cher monsieur Zola,

 

Je pensais que ma lettre n'avait eu que le peu d'écho d'un demandeur prétentieux d'entregens et je ne méritais pas mieux.

Mais dans le journal de la semaine dernière j'ai été enthousiasmé par la description de la visite que vous faites faire au Louvre à la noce de Nana.

Mon annonce figurait en bonne place. J'ai reçu depuis beaucoup de demandes que je ne peux satisfaire. Il semble en effet qu'il y est un enthousiasme tout neuf pour les portraits photographiques.

...

 

Paris, le 18 ..

Cher monsieur,

 

Mon dernier roman est maintenant paru en librairie avec le succès populaire que vous savez. 

Bien sûr les critiques continuent à m'agonir des insultes les plus basses mais les rentrées financières sont plus que confortables.

Aussi vous trouverez ci-joint une lettre de crédit d'un montant qui vous permettra de vous procurer une chambre noire et tout le matériel le plus moderne nécessaire à l'exercice de la photographie professionnelle.

...

 

à suivre ...

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8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 17:00

Pour Mil et Une, sujet de la semaine 45 

(nb, si vous cliquez tout de suite vous verrez l'image support avant de découvrir les textes qu'elle m'a inspirés. A vous de voir si vous préférez la découvrir avant ou seulement après).

 

Montmartre, le de l'an 18...

 

Monsieur Zola,

 

Pardonnez mon impertinence à vous adresser cette requête.

Je suis un jeune peintre venu à Paris pour y trouver une clientèle plus fortunée.

Hélas, on ne fait guère appel à mes services.

J'admire les feuilletons que vous faites paraitre dans la Gazette.

Si vous intercédiez en ma faveur auprès du directeur du journal pour appuyer ma demande de réclame, vous multipliriez son efficacité en introduisant dans l'un de vos prochains épisodes la visite d'une noce dans un musée. et pourquoi pas au Louvre ?

Croyez, Monsieur Zola en ma déférence inépuisable ...

Votre dévoué

 

 

Paris, le de l'an 18..

Cher monsieur,

 

Vous trouverez dans le prospectus ci-joint la démarche pour adresser au journal une annonce classée ou une promotion. Je ne peux que vous souhaiter bonne chance dans le développement de votre clientèle.

Je crains cependant que l'invention de Niepce ne signât à moyen terme la disparition des peintres d'événements familiaux.

...

 

à suivre ...   

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 08:00

 

Pour Mil et Une, sujet de la semaine 38 (voir l'image du sujet, suggestion, lire le texte avant de découvrir l'image)

 

Je ne sais plus quel était le nom de l'hôtel.

Mais les méandres d'Internet m'ont ramené à ce souvenir.

En cherchant tout bêtement « hôtel ou auberge du paradis ».

En voulant retrouver, si longtemps après, cet endroit improbable, un hôtel confortable au milieu de nulle part, au bout d'un sinueux chemin empierré de plus d'un kilomètre qui descendait vers un ancien moulin transformé en auberge. J'en avais suivi l'indication au-dessus de la pancarte indiquant le nom du hameau : Le paradis. Je revenais de Perpignan et j'avais décidé de faire étape vers six ou sept heures du soir. Était-ce vers Le Blanc où j'aimais m'arrêter ? Plus près de mon point d'arrivée que de départ. M'y sentant encore un peu en vacances ?

 

J'ai donc demandé à gogole "Le Blanc lieu-dit le paradis"

Oui, je sais ma requête était vaseuse ... je ne sais toujours pas causer clairement aux machines ... aux humains non plus, souvent, d'ailleurs.

Et bien sûr, la machine ne m'a pas du tout conduit là ...

 

Toujours est-il que la machine m'a suggéré « hôtels près du Paradis Blanc »

Ça existe donc ? Je croyais que c'était juste une chanson sur le Grand Nord en danger !

En explorant imprudemment les pages gogole, je suis tombée dans l'enfer d'une avalanche de liens (je n'ai pas cliqué) ramenant presque tous vers un institut de beauté de Cahors, sur la route de Laroque.

 

Laroque ? Tiens. Et de cliquer sur le lien "hôtels etc"

Laroque des Arcs mais c'est bien sûr !

Je me souviens ! La petit chapelle sur la falaise au-dessus du Lot.

 

L'hôtel simple mais confortable, la table savoureuse même pour les « pensionnaires ». Deux ou trois semaines où curieusement il faisait moins chaud qu'ailleurs. Il y a même plu quelquefois. C'était l'année de la canicule et de la grande sécheresse de 1976.

Un lieu paisible comme un petit coin de paradis.

J'y avais emmené maman, ainsi que notre marraine et notre parrain. Avec ma petite voiture.

Juste ce qu'il nous fallait pour nous permettre d'apprivoiser en douceur, sans nier le chagrin, sans mesurer que le chemin serait long, l'absence définitive d'un époux, d'un père, d'un cousin. Presque un frère pour mon parrain le clown1 et pour ma marraine sœur de cœur de ma maman.

Ne disaient-ils pas tous deux, avec un léger rire, mi figue mi raisin. (ils avaient presque le même âge)

"Quand l'un de nous deux cassera sa pipe, l'autre pourra cirer ses bottes"2.

Avec nos sensibilités et nos croyances ou non, avec nos tempos pas raccords qui conduisaient quelquefois à des petites frictions.

Avec nos éclats de rire, mais oui, malgré nous, quand par exemple Parrain, maladroit avec la pince à escargots, avait envoyé une coquille au cœur de mon décolleté.

Avec notre capacité d'émerveillement devant la beauté du Quercy, qu'il soit blanc ou noir ...

Jeanne Fadosi, sur l'image de Mil et une pour la semaine 38 de 2013

 

 

post scriptum : Je dédie ce souvenir plus particulièrement à Jill Bill et à ses proches, et aux proches de Patriarch.

 

 

1. Mon parrain était le clown de music-hall Rogerly

2. J'ai publié sur ce blog le petit texte que je lui avais écrit pour son décès,

C'était il y a trente ans

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 15:00

 

Pour le sujet d'été semaines 34 - 35 de Mil et Une

 

Cette lettre imaginaire est inspirée par la publication le même jour, en un écho involontaire, de mon billet Un lieu au fil du temps et de la lettre À... de ABC. J'ai eu l'idée de broder sur l'histoire qui se cache derrière cette grille mystérieuse.

Hérouville 16-08-2013 - reduc

 

Remarque : Pour ne pas perdre le fil de ce petit texte énigmatique, ne vous préoccupez pas, en première lecture, des nombreuses notes. Dans un deuxième temps, elles vous permettront de mieux comprendre ce courrier.

 

Mon cher Mimi,

 

J'ai reçu avec grande émotion la partition. C'est mademoiselle Pincenez1 qui va être étonnée de me voir reprendre goût au piano. Je ne sais pas pourquoi vous dédiez ce morceau à ce prénom2 qui sonne moins bien et beaucoup trop solennel à mon oreille que les doux "mimi" que nous nous échangeons et qui ne sont que de nous. A moins qu'en écho à Hélène, je vous susurre Riri3

J'aurais rêvé plus enjoué comme déclaration, un peu comme la lettre à Elise4 ...

Mademoiselle Pincenez1 prétend que Ludwig avait écrit cette bagatelle à une certaine Thérèse.

Rassurez-vous je vous taquine. Je préfère mille fois ces notes savoureuses à des bonbons5. Vous auriez été capable de m'adresser le mot d'accompagnement à "ma chère Germaine"4. j'ai aussi horreur des sucettes à l'anis6 et ne m'appelez plus jamais France6,7. J'espère que c'est de l'histoire ancienne et j'ai hâte de venir au château.

Aucun risque de déclencher une nouvelle guerre de Troie3 de mon côté. J'ai bien quelques flirts sans conséquence qui papillonnent de leur côté. Rien de sérieux. Promis, je ne ferai plus de stop2. Vous avez eu raison de m'en décrire les risques mais comment aurais-je rencontré mon prince charmant2 ?

A très bientôt,

votre Mimi

Jeanne Fadosi pour Miletune

 

1. Vous n'allez pas me croire et c'est pourtant vrai, j'avais dans le flou de ma tête un sketche des années 1950 ou 1960 d'un humoriste concernant la personne qui tenait l'harmonium  pour la messe, tout en n'arrivant pas à me souvenir ni du nom de l'humoriste, ni de celui du sketche. C'est Emma qui m'a rafraichi la mémoire dans son commentaire. Avouez que mademoiselle Pincenez n'était pas mal trouvé ! Pour faire écho à Mademoiselle Lelongbec, à l'harmonium de la messe de Un mariage en grandes pompes, de Fernand Raynaud.

2. Ce texte est écrit dans le prolongement de mon billet Un lieu au fil du temps ... à la fin duquel je mets en lien le morceau de piano écrit et joué par Michel Magne et intitulé Ma chère Hélène, ce thème étant la BO du film Fantomas se déchaïne.

En 1970, sur la route de Rouen, à la sortie de Pontoise, une jeune fille est prise en stop par le propriétaire du château d'Hérouville qui n'est autre que le compositeur déjà célèbre pour ses musiques de film (Un singe en hiver, Le repos du guerrier, Les tontons flingueurs, les Fantomas, les Angelique, ...). Ils se marient deux ans plus tard avec pour témoins Jean Yanne et Nicole Calfan

3. Riri pour Pâris, le prince troyen qui enleva la Belle Hélène, femme de Ménélas, roi grec, déclenchant ainsi La Guerre de Troie (conflit légendaire ou réel de l'antiquité)

4. La lettre à Elise, Bagatelle en la mineur Wo0 59, de Beethoven, 1810. (l'Ecouter)

5. Clin d'oeil à Jacques Brel et à sa fameuse chanson "J'vous ai apporté des bonbons". Clic

6. Cette fois il s'agit de la chanson écrite par Serge Gainsbourg pour être interprêtée par France Gall Les sucettes, 1966 (l'écouter)

7. Ne m'appelez plus jamais France est une chanson de Michel Sardou en hommage désolé à ce qu'était devenu le paquebot France.  (écouter la chanson)

 

 

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:00

 

Pour le sujet d'été 32-33 de Mile et Une 

 

Incognito

- Bonjour Parrain ! Le boss vous attend dans son bureau

- chut Petit ! ne m'appelle pas ainsi. Nous sommes là incognito.

- Ben heu ... les kalach ... c'est pas très discret.

- hvouai ! Passons sur ton insolence. Mai n'y reviens pas.

C'est juste pour montrer nos muscles, depuis que des amateurs jouent aux marioles avec des joujous. Laisse les bagages dans le coffre. Tout est sur cette clé USB. Dans les sacs, c'est le matos pour la fête de ce soir. Le régisseur a bien réservé les accompagnatrices ?

- La quoi ? Ah oui la teuf ! Oui Parr... Toutes diplômées : histoire de l'art, art du massage, kamasutra ... Et c'est quoi le matos, alors ?

- De quoi faire la fête. Tu es décidément trop curieux. Tu diras au régisseur de m'organiser la même chose à NY pour dans trois semaines. Il sait sur quel smart me contacter. Allez les gars, à toute ...Rentrez vos machins, je crois que les p'tits bras ont compris. Juste le temps de dispatcher la recette sur nos comptes off shore.

- OK Par ... pour la com, je vois avec le régisseur ?

- C'est ça petit ! comme d'hab ! Et mets-toi un peu de plomb dans ta cervelle si tu ne veux pas en recevoir de mes gars.

- Bien Pa... OK P...mmm, j'ai compris

Jeanne Fadosi, pour Mil et Une, dimanche 11 août 2013

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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

Profitez des instants de la vie :

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