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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 14:00

 

Maillots, c'est LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE proposé par Sherry.

 

Mot polysémique1, comme il est de coutume avec Sherry.

 

Justeme,nt, je me demandais pourquoi on ne les avait pas vu depuis le début de cette période où des maillots par groupe de onze courent en tous sens sur de vastes pelouses vert fluo. 

 

On n'avait pas vu qui ?

 

Elles, Les militantes aux seins nus

 

Le documentaire dure un peu moins d'une demi-heure, cela vaut le coup pourtant de le consulter jusqu'au bout.

 

Désolée de mettre le doigt sur quelque chose de peu connu, évidemment ne rien en savoir ne fait pas de vous des incultes, d'ailleurs, avec l'âge, j'admets volontiers, avec Jean Gabin, que "Maintenant je sais", mon ignorance.  

 

J'en ai entendu parlé ce matin ou cette nuit, sujet trop sensible ? autocensuré ? manipulé ? 

On peut pourtant craindre le pire après un nouvel enlèvement musclé de militantes, signalé par l'Express le 16 juin, et après l'évènement de décembre 2011, décrit par Le Nouvel Obs.

Un procès a eu lieu récemment, la justice ukrainienne n'a retenu ni harcèlement ni torture, ni arrestation illicite (je ne mets pas de lien le traducteur automatique est très fantaisiste)

 

petit apparté, n'en déduisez rien sous le pretexte que c'est un avocat du FN qui s'est emparé de la défense de plaignantes dans une affaire concernant un notable. Je trouve déplorable, et même fort handicapant pour la lutte contre des comportements inacceptables de toutes sortes et d'où qu'ils viennent, d'avoir des soutiens ausi encombrants, dont le seul but est de se faire de la publicité sur les misères des gens et de les détourner à leur profit, en les enterrant d'ailleurs la plupart du temps.

 

Pour en revenir à des considérations plus légères, me trouvant à Lisbonne au moment de la coupe du monde 1998, (c'était aussi l'exposition universelle), j'ai pu constater que certains portugais, le lendemain, n'avaient pas le même fair play que des brésiliens.

N'étant pas fan de foot, je n'avais pas fait attention au planning de nos visites.

Ce lendemain, à notre programme, entre autres, la visite du pavillon du Brésil.

 

Sauf que mon fils cadet, arrivant à la dernière minute pour monter en voiture, se présente avec sur le dos ...

                     ... un superbe maillot bleu de l'équipe de France !

 

Je n'ai pas réussi à le convaincre de le changer (j'ai essayé) et il était déjà tard.

Les placeurs du parking ont envoyé ma petite auto au fin fond avec une évidente mauvaise volonté, nous faisant même faire des trajets inutiles, et faisant passer devant nous les autos qui arrivaient après  ...

 

Je m'attendais au pire pour la visite du pavillon du Brésil, ce ne fut pas le cas. Le personnel des stands nous ont dit qu'ils auraient préféré voir gagner le brésil, bien sûr, mais se sont amusés de la tenue de mon ado et ont salué le beau match.

 

Somme toute, ces deux attitudes étaient pour mon jeune provocateur, chacune à leur manière, une belle leçon de vie. Je ne suis pas certaine qu'il en ait tiré le meilleur profit, mais peut-être lui ont-elles du moins évité de trop déraper.

 

1. Polysémique, adjectif qualifiant un mot ayant plusieurs sens ; à ne pas confondre avec polémique,  nom ou adjectif relatif à un débat d'idées et/ou d'opinions qui s'opposent.   

 

Ceci est le dos d'un défunt maillot de corps (T-shirt de son p'tit nom moderne) :

 

pour-illustrer-Sing-Sing.JPG

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:00

 

Est-ce la saison des élections législatives qui a donné l'idée à Sherry du "siège sous toutes ses formes ..." pour LE  CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE ?

J'ai visité en douce quelques uns des articles sans avoir besoin de faire le siège des blogs, OB est à nouveau fonctionnel après les péripéties de la semaine qui s'achève. Il y en a une fois de plus pour tous les goûts.

 

Je ne vais pas vous proposer cette chaise magique dont j'avais pris connaissnace dans un demi-sommeil en écoutant tôt la radioCe siège, dessiné par Carlo Bugatti, le père des célèbres bolides, m'évoque un confort ... très relatif pour les fondements fragiles.

Un nom désuet, j'en conviens, moins cependant que le siège, qui dans ce sens-là, lui est synonyme.

Je pourrais mettre des liens vers une définition, mais aujourd'hui, j'ai envie de vous laisser chercher et je vous laisse aussi le choix d'un siège confortable.

 

Voilà, vous êtes bien installé(e)s ?

 

Bon, je vais éviter les sujets qui fâchent, qu'il s'agissse de fauteuil(s) ou de prises de citadelles ...

 

Ah si, quand même : je suis absolument ravie que le fauteuil de Claude Lévi-Strauss à l'Acadamédie Française soit maintenant honoré d'y recevoir le siège de l'un de mes écrivains préférés, plus que cela même, car c'est à la lecture et à la relecture en boucle Du jardin de lumière, que je dois de n'avoir pas sombré complètement à la période la plus douloureuse que j'ai eu à vivre.

La prestigieuse belle endormie y trouvera assurément une nouvelle vigueur.

 

De cet écrivain, vous connaissez peut-être plus les titres qui ont été couronnés de prix, tels Léon l'Africain, qui l'a fait connaitre du "Grand Public", comme si il y avait aussi un "petit" public, Samarcande ou Le rocher de Tanios.

 

Il a aussi été le président du jury du livre Inter en 2011.

 

En acceptant d'asseoir son siège sur le velours du fauteuil de l'Institut de France, Amin Maalouf nourrit une ambition généreuse et d'une bien grande difficulté :

 

 

 

"Mesdames et Messieurs de l’Académie,

Quand on a le privilège d’être reçu au sein d’une famille comme la vôtre, on n’arrive pas les mains vides. Et si on est l’invité levantin que je suis, on arrive même les bras chargés. Par gratitude envers la France comme envers le Liban, j’apporterai avec moi tout ce que mes deux patries m’ont donné : mes origines, mes langues, mon accent, mes convictions, mes doutes, et plus que tout peut-être mes rêves d’harmonie, de progrès et de coexistence.

Ces rêves sont aujourd’hui malmenés. Un mur s’élève en Méditerranée entre les univers culturels dont je me réclame. Ce mur, je n’ai pas l’intention de l’enjamber pour passer d’une rive à l’autre. Ce mur de la détestation − entre Européens et Africains, entre Occident et Islam, entre Juifs et Arabes −, mon ambition est de le saper, et de contribuer à le démolir. Telle a toujours été ma raison de vivre, ma raison d’écrire, et je la poursuivrai au sein de votre Compagnie. Sous l’ombre protectrice de nos aînés. Sous le regard lucide de Lévi-Strauss."

 

Final du discours de réception à l'Académie francçaise, Amin Maalouf, jeudi 14 juin 2012

 

 

Voilà une élection dès le premier tour qui me redonne ma fierté d'être de langue française.

voir aussi les articles du Monde ou du Figaro

 

***

Revenons aux sièges que je voulais vous montrer ... 

 

de très beaux sièges ...

 

 

baigneuses Chateau Chenonceau - reduc

 

Mais non ! ce n'est pas ce cabinet chinois du château de Chenonceau, levez plutôt les yeux vers le tableau ...

 

... Qui s'apprêtaient à prendre un bain ...

 

bain de siège - reduc

 

un objet que l'on ne rencontre plus guère que dans les musées comme ici dans le château du haut du Domaine de Villarceaux

 

Une autre époque où même les puissants de ce monde n'avaient pas l'eau courante et où, à défaut de prendre un bain chaque jour, on prenait des bains de siège.

.

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 16:30

Sherry a dit, les lignes et les angles, vous êtes trop forts. Alors LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE, c'est bac

Moi, j'ai juste voulu vérifier ce que le navigateur dominant restituait de ces trois petites lettres à quelques jours de cet examen emblématique.

Vous me croirez si vous voulez, mais cela fout les jetons quand même ! 

 

recherche google bac

 

Comment vous ne voyez pas ?

Je m'attendais à voir des pages et des pages vantant des cours de dernière minute pour le baccalauréat, des pistes pour après le bac ou même sans le bac, des conseils nutritionnels, des conseils aux parents pour destresser ...

 

Mais pas un lien encyclopédique sur la B.A.C. dès la deuxième occurrence !!!

j'avais tapé bac en minuscules !!!

 

La deuxième page m'a orienté vers Bac -wikipedia avec en résumé bac récipient, caisse ...

On progresse ! A tous les coups, ils vont évoquer aussi les bacs à sable.

 

chateau-de-sable-annees30.jpg

oh pardon, là c'est un très grand bac à sable, lors des premiers congés payés en famille

Mais oui, c'est sans doute à partir de ce moment-là que l'idée est venue de mettre des bacs à sable dans les jardins d'enfants.

Jusqu'à ce que ceux-ci posent tant de problèmes d'hygiène et de santé ou d'entretien qu'ils ont bien souvent disparu des cours de récré des maternelles.

 

J'étais pourtant partie à l'assaut des routes du Vexin français, sur le parcours d'un roman de Pierre Luneval, pour vous ramener quelques photos d'un bac un peu particulier.

 

Le bac de Vétheuil - Lavacourt, qui fonctionne le vendredi matin et le samedi et le dimanche pendant la "belle" saison.

 

Si vous pensez bac pour relier deux rives, vous pensez sans doute bateau permettant de faire passer des autos.

Vous aurez raison la plupart du temps, encore que les bacs existent depuis un temps bien antérieur aux voitures automobiles. 

Donc le bac de vétheuil est un bac pour les piétons, les vélos et les poussettes.

 J'aurais pourtant aimé vous concocter un reportage "maison" sur le bac de Vétheuil. J'avais pris mon appareil photo. Des péripéties m'y ont fait renoncer.

 

Alors oui, je n'ai plus dans mes archives que des photos du bac de Quillebeuf, l'un des huit bacs en aval de Rouen qui sont encore en fonctionnement entre les deux rives de la Seine.

 

bac de Quillebeuf

 

Avec la nostalgie du bac d'avant le pont de l'Ile de Ré, préférant retenir les belles traversées plutôt que les attentes des entrées ou des retours de vacances, quand il n'était pas possible d'éviter ces dates.

Ainsi que ceux des fjords norvégiens, sur des petites routes, ceux-là même qui avaient tant mis à mal nos budgets en dépit de la rusticité de ces embarcations (à l'époque). Ai-je encore dans un vieux carton à chaussures, des diapos en train de perdre leurs couleurs ?

Bon allez, nostalgie pour nostalgie, je vais aller faire la lessive dans la nouvelle lessiveuse en zinc de ma maman.

bibi lessive

C'est tout de même mieux qu'un baquet (petit bac)

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 09:30

Après l'arithmétique, la géométrie ... Sherry a-t-elle médité la ligne dans les courbes et les aspérités de la lande qu'elle nous fait visiter virtuellement depuis son retour de randonnée.

 

A moins que ce ne soit sur la ligne de Crête des Monts d'Arrhées chers à ses pas j'en suis convaincue.

 

Lignes et/ou angles, c'est en effet LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE !

 

Aujourd'hui, j'ai sur mon bureau, juste à côté de mon ordinateur, un livre superbe, qui n'avait pas besoin de me réconcilier avec les maths, mais qui le pourrait peut-être pour certains.

 

pickovermathbook

 

Clifford A. Pickover a, avec talent, le désir de faire partager le goût des maths, en reprenant le chemin des arts graphiques, en lignes droites ou sinueuses. Je suis toujours désolée quand j'entends ou je lis que les mathématiques sont un souvenir ou un présent difficile. 

 

Il y a tant de chemins pour y trouver un réel plaisir ...

 

Aujourd'hui, et ce n'est peut-être pas un hasard, sur son site personnel (en anglais et la traduction automatique n'est pas terrible mais c'est mieux que rien), il met en ligne  

côte à côte deux photos de lignes courbes.

 

Je vous les laisse découvrir ici : (05/31/12) ou en français (31/05/12). C'est à dessein que je n'écris pas le titre. Vous ne trouverez peut-être pas la réponse exacte sans vous reporter à la page de Cliffoerd A. Pickover, du moins pour la photo de gauche.

 

Ce n'est pas un hasard ? vous disais-je. Aujourd'hui en effet le 31 mai 2012, c'est la 25ème journée mondiale sans tabac.

Il faut dire qu'un poumon abîmé fait plutôt taches et de moins en moins lignes ...

 

    poumon-cancereux-wiki.jpg poumon-avec-tumeur-source-wikipedia.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Alors; c'est vrai que la fumée fait en montant dans la lumière de si jolies courbes en volutes, histoire d'adoucir les angles, croit-on à dix-sept ans.

 

volutes-de-fumees.jpeg

 

La photo est belle. A l'époque, la question de la dangerosité du tabac n'était pas tout à fait occultée et depuis longtemps, mais elle paraissait si abstraite ...

 

C'est sans doute plus facile de ne pas fumer si l'on ne commence pas*, mais j'en connais plein qui ne fument plus, et depuis longtemps**.   

 

* j'ai eu cette chance-là, plus que la sagesse : mon aversion pour le tabac était plus fort que l'envie d'imiter les copines.

** Certains volontairement, notamment quand ils ont eu des enfants. D'autres lorsque l'alerte santé s'est posée sur un proche ou sur eux.

Alors oui c'est possible, et même indispensable. Comment vous en persuader ?

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:18

CHIFFRE, NOMBRE, NUMERO ... au choix, c'est ce qu'a écrit Sherry quand elle a annoncé LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE.

 

Comme j'ai d'autres sortes de chiffres à additionner sur un imprimé familier, ma première tentation a été de rééditer pour la 2ème fois le n°1 des môts de tête de Brunô au moment où il a créé les CROQUEURS DE MOTS, l'autre communauté pour laquelle j'use chaque semaine quelques centaines ou milliers de neurones. Je me garderai bien de les mettre en concurrence et de les classer. J'ai autant de plaisir à aligner des mots en nombre plus ou moins important, assortis d'images, mais là, je vais bientôt me heurter à un maximum, celui accordé par OB pour y ranger mes documents.

 

Bref, j'avais, le beau temps m'y aidant, la tentation d'en faire le minimum : un copié-collé en trois clics

en me donnant la peine de quelques compléments.

 

Un 1 et un 0 (zéro) font toujours 101

 

Zéro ! Nulle idée, nulle sève,
Pourtant une tête et du rêve,
Et deux pieds pour l'ancrage au sol.
Trois dimensions pour s'épanouir
Quatre directions où partir
Cinq sens qui font sentir le monde
Six frontières à l'hexagone.
Sept figures pour le silence,
Huit notes pour la mélodie,
Neuf muses pour l'inspiration,
Dix sages2 pour la contenir.
            Jeanne Fadosi, le dimanche 6 septembre 2009

 

 

1.- Titre en petit clin d'oeil à cette grande dame qu'est Stella Baruk, au risque assumé de dérouter plus d'un pédagogue, mais dans l'espoir que certains chercheront à comprendre pourquoi la compréhension des nombres et de la mathématique ne va pas forcément de soi.

 

agecapitaine.jpg

 

 

 

 

Stella Baruk
L'âge du capitaine
Editions du Seuil, points Sciences, 1992
en couverture, photo Robert Doisneau, archives Rapho

 

2.- le nombre dix (ou douze ou ...) est souvent associé à des assemblées de "sages". Je ne faisais pas ici spécialement référence aux dix sages (ou martyrs) de la tradition hébraïque. On retrouve cette idée un peu partout dans les traditions , de la Chine aux amérindiens, de l'Afrique aux inuits, comme dans diverses assemblées .

voir comme exemples bien différents ICI (pour régler sagement un problème de frontière) et ICI (pour se pencher sur le manque de succès d'un football national)

 

Et terminer au besoin par une citation en pied de nez, trouvé dans les innombrables méandres de la Toile ...

 

Proverbe mongol :

"Un imbécile peut demander plus que dix sages ne peuvent répondre"

 

Voilà, c'est fait !

 

Mais vous me connaissez, je n'ai pas toujours de suite dans les idées et le sujet des nombres m'a toujours intéressé.

Pourquoi ? Une question que je me pose souvent et depuis longtemps mais que j'écarte très vite pour laisser place à l'intuition, au sensible, à cette part de mystère qui laissent les idées s'associer dans le cortex et avec d'autres zones, hors de notre maîtrise.

 

l'idée m'est alors venue de rechercher dans mon blog les articles où figuraient les occurrences suggérées par Sherry

J'ai commencé par nombre ! Drôle d'idée d'Ob qui m'affiche en premier "Dans la pénombre du vestibule ..." !

 

Nombres à la pelle,

nombres à la peine

Pis que des nombres

Le nombre pi

nombre en pénombre

monnaie des papes

payez payez

vos charités

prenez de l'air

dans l'air des prés

comptez les pêts

sans manquer d'air

pétaradant

en particules fines

sur quatre roues

d'un quad vain

Vivement l'ère

des nombres en paix.

Jeanne Fadosi, vendredi 25 mai 2012

 


J'étais bien prête de jeter l'unique éponge avec l'eau du bain quand l'idée m'est venue d'une série de casse-tête de Lajemy portant sur les cinq continents

cinq ou six, c'était mon casse-tête de l'époque. Cette semaine pourtant, la radio a rappelé à ma conscience écologique la formation d'un septième continent

 

L'article date pourtant de 2008, information qui m'est peut-être parvenue dans le multitude d'infos de l'époque, submergée par d'autres. Le défi de Jill Bill évoque les poissons, ça tombe bien.

 

fond-marin-peint-a-4-mains.jpg

post-it de 9 cm sur 10 mis en ligne une première fois pour illustrer "La mer qu'on voit danser..."

 

Bon, réconciliés avec les nombres ? On essaie ? Combien de traversées à la nage doit faire Philippe Croizon pour relier entre eux les cinq continents ?

J'espère plus de dix réponses.Et si vous ne savez pas. Ce n'est pas la fin du monde.

 

Belle fin de semaine !

.

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 18:00

 

Il y a tout juste un mois (un tout petit peu moins c'est vrai, vous n'allez pas pinailler, c'est si peu important ...) je mettais en ligne ce billet

Ces petits riens ... 

qui font le sel de ma vie (clin d'oeil au titre du dernier petit ouvrage de Françoise Héritier "Le sel de la vie".

 

La description d'une journée ordinaire jalonnée de ces minuscules événements où je puise, à chaque instant, mon plaisir de vivre.

 

"Qu'est-ce qui te fait plaisir ?????" (sic avec tout plein de points d'interrogation), c'est en effet LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE que nous a proposé Sherry pour la semaine qui s'achève.

 

Le plaisir, encore un sujet et une question vastes comme une thèse de doctorat et vieux comme le monde !

 

Alors oui, il y a tout au long des jours ces petits riens ... et ces rencontres de connivence quand le regard croise d'autres regards inconnus, attentifs et réactifs aux mêmes petits riens. 

 

Mais il y a aussi ces moments rares, de ces rendez-vous d'affection pour lesquels on s'habille le coeur à l'avance, comme le renard apprivoisé attendant le Petit Prince*.

 

Trois mots dans un message, "à ce soir", qui auraient pris dix secondes, qui auraient habillé la journée de soleil.

Un message qui n'est pas parti, ou qui n'est pas arrivé ...

 

Et le souci tout bête qui perdure tout le jour, qui empêche de goûter les petits riens habituels.

Et si elle ne venait pas ?

 

Qui flotte dans la tête malgré la circulation fluide, malgré la place de stationnement trouvée du premier coup. C'est pourtant si rare.

 

Qui empêche aussi de remarquer le carton sur la grille de métro, à trois mètres de la voiture. Mais qui rend tous ces complets sombres, l'oreille collée à leur mobile banal ou à leur ordiphone, étrangement présents et absents, tels des fantomes, indifférents à ce qui est sans doute un décor habituel dans leur paysage urbain.

 

Enfin le sms tant attendu.  

 

Ce soir-là, je vais au théâtre. Nous allons au théâtre.

A Paris. voir "Deshabillez mots". Pouvu que ça lui plaise. J'ai fait le tour des rues, retiré les billets réservés.

C'était quand déjà, la dernière fois ? 

 

Le coeur plus léger maintenant. L'oeil plus attentif. Quelques piécettes dans le gobelet tendu par un homme aimable, qui passerait inaperçu parmi les passants, s'il ne quêtait pas. Nous échangeons même quelques banalités.

 

J'ai fait le tour du quartier. Retour près du Crazy Horse devant lequel j'ai trouvé à me garer. J'avise le carton et une jambe qui en dépasse, toute menue.

Dans un pantalon de ville en tissu léger, qui cache la chaussure. 

Les hommes en costume devant le cabaret y sont indifférents. La jambe bouge légèrement comme pour me signaler qu'un peu de vie l'habite dans son sommeil.

 

Je prend la brioche et la bouteille d'eau. Il est encore trop tôt et je n'ai pas faim. Cette fois je vais vers le fleuve.

 Assis sur le parapet, en surplomb du parking d'autocars, des jeunes gens attendent sagement, le visage las et joyeux, sacs à dos à leur pieds. Dans le soir, les bateaux de croisière se croisent. Les tables nappées de blanc y ont remplacé les rangées de sièges en plastique.

 

De l'autre côté de la Seine, je me souviens d'une promenade et de quelques bancs. Près de l'entrée pour la visite des égouts de Paris. Tiens, c'est vrai, je ne les ai jamais visités. Faut-il le faire avec une pince à linge sur le nez ?

Une évocation qui suffit à me faire sourire. Comme ça ... Un jeune couple s'est photographié, l'ordiphone à bouts de bras.

Sourire intérieur à leur bonheur affiché.

 

Devant la Seine qui ondule dans la lumière déclinante, je relis "Le sel de la vie" de Françoise Héritier en grignotant ma brioche. 

 

Sans même un carré de chocolat noir.

 

Tout à l'heure, j'attendrai, confiante, m'étonnant en les admirant de l'élégance de certaines tenues. Le plaisir de s'habiller pour sortir. Me souvenant de cette époque pas si lointaine où "s'habiller" pour sortir au spectacle, était pour certains lieux une obligation. Un obstacle de plus pour ceux qui n'avaient pas les moyens d'ajouter au billet le luxe de tels vêtements.

 

La montée vers le studio n'en finit pas. Je comprend l'ascenseur que j'ai étourdiment snobé tout à l'heure.

Quelques mots échangés. Je raconte les vitrines des grands couturiers. Elle grignote une tranche de brioche.

Les lumières s'éteignent ...

 

Ce soir, le plaisir du spectacle se partage, dans un silence bienveillant et attentif, entre sourires et rires.

Ce soir, les applaudissements, chaleureux,restent suspendus jusqu'à la fin du spectacle, comme pour ne pas rompre le charme bienveillant du silence**, entre deux strip-texte.

 

      Un soir entre parenthèse, avant de retrouver ces petits riens quotidiens qui habillent la vie ...

 

*Le Petit Prince, Antoine de saint Exupéry, .

** Eléonore Chaix et Flor Lurienne nous en  proposent l'écoute (du silence tel qu'elles le déshabillaient déjà avec talent en 2008) sur leur site officiel.

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 14:00

"Ponts*", c'est LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE proposé par son animatrice Sherry.

 

Sans doute en raison du joli mois de mai et de ses "ponts" entre deux jours fériés.  

pont du 1er mai, pont du 8 mai, bientôt pont de l'ascension ...

 

Je pense plutôt aux ponts qui relient et réduisent les distances.

 

A ceux dont l'élégance

pont de l'ile de ré - reduc

 

fait rêver de jeunes bâtisseurs en herbe

pont en galets Ré - reduc

 

et bien sûr à ce "pont-chateau" singulier que j'ai revu il y a une dizaine de jours, par une journée ensoleillée.

Chenonceau 1 - reduc

Le Chateau de Chenonceau enjambant le Cher

Chenonceau galerie sur cher - reduc

ci-dessus gros plan sur la galerie, casse-tête s'il en ait pour les SS comme pour le gouvernement de Vichy.

Le chateau de Chenonceau est en effet construit à cheval sur la ligne de démarcation (frontière entre « la zone libre » et la zone occupée). La résistance utilise le château** comme passage. Une batterie allemande vise Chenonceau pendant toute la guerre prête à détruire le château. Heureusement les Allemands battent en retraite sans avoir eut le temps de bombarder Chenonceau. 

 

Il avait déjà échappé à la démolition et à la confiscation des excès de la révolution française, sa propriétaire d'alors, Madame Louise Dupin, elle-même roturière quoique fort riche, ayant su lancer des ponts entre l'élite intellectuelle du siècle des Lumières (Voltaire, Rousseau, Montesquieu, Buffon, ... fréquentaient les salons qu'elle y tenait) et les villageois (elle eut l'idée de transformer la chapelle en resserre à bois).

 

Je pense aussi à d'autres ponts qui me bluffaient devant la grâce et la souplesse de la roumaine Nadia Comaneci aux jeux olympiques de 1976. J'ignorais tout alors des soufrances infligées aux jeunes gymnastes (elle avait 14 ans) de ce pays et d'ailleurs (et pas seulement à l'est !) pour arriver à cette virtuosité.

 

Je ne vais pas vous le cacher, même le pont de base de l'épreuve de gymnastique du bac, je ne l'ai jamais réussi. J'en avais sans doute la souplesse alors (c'est un passé lointain) mais j'étais paralysée par la peur.

En furetant sur le Net, j'ai vu sans surprise que ce pont-là aussi faisait toujours rêver : par exemple souplesse dos urgent.

 

Et moi, je continue à rêver à ces ponts ...

 

partage-a-fleur-de-peau--mains.JPG

(clic sur les mains)

 

 

* pont : définitions du cnrtl (centre national  de recherches textuelles et lexicales)

** domaine privé appartenant à la famille Menier depuis 1913, date à laquelle Henri Menier l'acquit.

 

 

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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 05:00

 

Papier ...c'est LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE proposé par Sherry pendant quelle continue à crapahuter sur la lande de la verte Erin. Et c'était aussi le seul mot de mon titre programmé et paru ce matin.

 

Un peu sec, noyé dans la masse, je me méfie des expressions, et pourtant, il le faut bien et j'en use, comme les autres.

Mon  titre vous semble bien énigmatique. Vous êtes pressé(e) de comprendre ? 

Voici peut-être pour la fleur (allez jusqu'au poème LE DESSIN si vous ne le connaissez pas) et pour le fruit.

Mais même en ayant suivi le lien, je ne sais toujours pas pourquoi les formats français de papier font référence à un fruit.

 

 

Une envie de laisser Régine vous décrire les p'tits papiers (j'ai comme l'intuition que je ne vais pas être la seule à y penser)

 

Il y a bien longtemps, un temps qui me semble être une autre vie, j'ai commencé ma vie professionnelle en enseignant l'informatique.

 

Une époque de tous les possibles où le micro-ordinateur n'existait encore que dans le laboratoire d'une petite entreprise française (mais si, absolument !) c'était avant le premier Apple et l'IBM PC.

 

Une époque où certains futurologues prédisaient l'ère du zéro stock, zéro défaut, zéro délai et zéro papier.

 

Je vois que certains qui n'étaient encore que virtuels (dans les talons de leur père comme s'amusait à dire le mien quand il me parlait du temps d'avant ma conception) sont en train d'ouvrir de grands yeux d'étonnement.

 

Une époque où nous savions lui, maman, moi et mes proches, que son temps dans notre réalité ne se comptait plus qu'en mois.

 

Quand la parole l'a quitté, il a encore communiqué quelques jours à l'aide d'un carnet et d'un crayon, avant que ses gestes ne le trahissent à leur tour.

Quelques petits mots inscrits et figés grâce au papier, que nous avons pu garder, ou non.

 

L'oral ne reste que dans la mémoire de celui qui se souvient, et de celui (ou celle bien sûr) qui a recueilli ce souvenir s'il l'a transmis jusqu'à ce qu'il s'oublie dans l'usure du temps.

 

Le papier, c'est le support de la pensée écrite, un défi à cette perte de mémoire ... mais parallèlement un apauvrissement de la capacité à se souvenir de l'oral.

 

Cette année-là, je me suis retrouvée, dans le désarroi de cette perte, dans la ville que la météo disait la plus chaude de France, en plein début de la canicule de 1976, pour mes obligations professionnelles.

Rester ou rentrer pour un aller retour de 700 kilomètres entre le samedi et le lundi. J'avais choisi de rester et de tromper ma solitude et mon chagrin.

 

Si j'évoque ces quelques jours si particuliers, c'est que, bravant l'intensité du soleil et mon envie de disparaitre sous terre, j'y ai visité le Moulin du Verger de Puymoyen, en Charente, un moulin à papier artisanal que le maître des lieux avait plaisir à nous en montrer les étapes de fabrication, avec passion.

 

Par la magie d'Internet*, je vous invite à entrer dans l'univers de ce lieu hors du temps avec Laurent Meynier qui vous le conte bien mieux que je ne pourrais le faire.

 

Si vous avez un peu plus de temps, et l'envie de remonter le temps de l'histoire du papier et des papetiers, vous trouverez plein de renseignements sur le site de Papetiers, filigranes, moulins à papier.

 

Je ne veux que des fleurs

une page du cahier noir que mon père tenait pendant son service militaire à Agadir dans les années 1920. Il y notait les paroles des chansons qu'il entendait sur la radio naissante, que j'avais présenté ICI.

Un cahier à couverture noire, avec des pages de papier quadrillé et la fine écriture en pleins et déliés de mon père, que je garde précieusement.

 

* et par la magie d'Internet, cette recherche à propos du papier me conduit vers un site qui explore une réflexion sur "la réalité et l'imaginaire photographique", une nouvelle piste pour alimenter la réflexion sur le réel et le virtuel en l'élargissant à l'imaginaire. 

 

 

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 16:25

Sherry, avant d'aller crapahuter dans les landes d'Irlande, a lancé en guise de  LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE

les mots Portes et accessoires

 

Cette semaine, je vais m'amuser à détourner le sens de ces deux mots en les reliant par un trait d'union. C'est l'occasion qui m'en a donné l'idée.

 

Mais quel est l'accessoire ? celui qui porte ou celui qui est porté ?

 

Hier soir, en allant pousser des volets dans la pénombre, j'ai laissé un pied en suspens au-dessus d'un drôle d'objet qui a manqué me faire trébucher. Heureusement que je me suis faite toute légère, car en me penchant, voilà ce que j'ai découvert

 

transport-collectif.JPG

La différence de taille m'interpelait. En y regardant de plus près ...

porte-bébé colimaçon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photos sans trucage. La première image est le cliché sans retouche, la deuxième, j'en ai resserré le cadrage et amélioré légèrement la netteté

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 12:00

Réédition mise à jour du Billet 90  publié en 1ère édition le samedi 11 avril 2009 à 14h

Ce rendez-vous hebdomadaire avec le thème de la semaine était devenu familier pour jouer et surtout pour découvrir l'imagination des compagnons de Dana et de sa Tribu.

Quel drame si cela finissait ! Car Elle prenait un risque Dana, avec l'audace des purs candides.

 

Ce ne fut pas un drame, grâce à Lajemy qui prit la succession du thème de la semaine, créé entre-temps, avec LE CASSE-TÊTE DE LA SEMAINE, repris depuis par la vaillante Sherry. Et le casse-tête de cette semaine, L'oeuf ou la poule ? correspond pile poil, désolée pile plume ... au sujet de ce billet.

Un photographe patient, il y a quelques dizaines d'années, en avait surpris une dans le jardin de ses ancêtres.


et avait même réussi à visualiser son auréole.

 

Normal après tout, c'était bien sur le trajet entre Rome et Villedieu-les-Poëles.
Oui, on y fabrique pas que des poëles, des cloches aussi.

Et en début de semaine, par un clair matin, j'en ai vu une aspirée par un nuage lumineux, comme ça, là, un petit détour dans le répertoire des onomatopées de BD serait utile. OEuuuffffffffff, ça le fait, non ?

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

Même qu'avec une deuxième cloche, elle a dessiné dans l'azur devinez quoi ... ?

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

   Une croix céleste bien sûr !

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

Et si elles n'allaient pas dans la même direction, aucune importance !
Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome ?

Alors, promis, je ne vais pas traquer leur retour, plutôt veiller à ces merveilles de promesses de vie que sont les oeufs.

Et si un imprudent, par mégarde, réalise le voeu de Dana, s'il te plait Dana, ne fais pas disparaître ton blog ! Pas pour de vrai !
 

cliché pris en juin 2008

cliché pris en juin 2008

Dans ce nid déchu, il y a eu

des oeufs

des oeufs

sans doute des oisillons ...

sans doute des oisillons ...

qui ont, je l'espère, grandi

qui ont, je l'espère, grandi

Mais on ne sait toujours pas dans un raisonnement cause effet conséquence, percer le mystère de l'origine.

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

Les photos qui précèdent viennent d'un livre lu et relu et gardé précieusement pour d'autres enfants

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

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C'est de ce livre que j'ai fait au pastel sec : craies, carrés conté et crayons pastels ce qui m'a servi de bannière

Des cloches et des oeufs (ré-édition actualisée)

Depuis, en juin 2010, une merlette et son merle m'ont fait le joli cadeau de m'accepter discrètement dans l'intimité de leur couvaison.

Pour les pressés voir Le nid de merlette ; résumé 1 ; résumé 2

Mais si vous voulez revoir jour après jour le début est ICI

Mais vous savez quoi ? Je ne sais toujours pas qui de la poule ou de l'oeuf ...

Et à vrai dire, est-ce si important ?

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