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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:30

Une date que je ne peux passer sous silence, même si le temps fait son oeuvre non d'oubli et d'acceptation, mais d'estompe et je l'espère de résilience. Ce mot tellement utilisé dans les médias qu'il en devient lui aussi usé.

Quelques formules à bannir
« Il faut, tu dois »— Les personnes qui ont dû affronter des violences ne réagissent pas bien aux impératifs.
« Moi, à ta place »— Franchement, non. Juste. Non. Voilà le meilleur moyen de faire culpabiliser la personne en lui faisant croire que vous feriez mieux qu’elle.
« Absolument, à tout prix »et autres formules jusqu’au-boutistes.
« Je ne te comprends pas »— De loin la pire formule possible. Si vous vous confiiez sur un problème très dur à vivre, vous auriez vraiment envie qu’on vous réponde ça ?

Ministère des familles, de l'Enfance et des Droits des femmes

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27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 10:00

Encore et encore ...

Liste bien incomplète, trop impersonnelle, que je publie quand même dès maintenant par respect en attendant de la rendre un peu moins lacunaire, seulement un peu moins

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Une personne, un prêtre âgé, dans l'exercice de son sacerdoce en remplacement du titulaire de la paroisse en vacances (26 juillet 2016, Saint-Etienne du Rouvray, France)

Treize personnes, sans doute toutes somaliennes sinon on le saurait, sans doute toutes musulmanes, qui se trouvaient au mauvais endroit (26 juillet, Mogadiscio, Somalie)

Neuf personnes, handicapées mentales, dans leur sommeil, par un homme seul (26 juillet, non loin de Tokyo, Japon)

Une personne, jeune homme de 25 ans environ, interpellé pour avoir voulu s'interposer lors de l'interpellation de son frère, il n'y avait pas volonté de tuer, j'en suis convaincue, mais il est mort (19 juillet 2016, Persan-Beaumont)

quatre-vingt sept personnes, morts noyés aux corps échoués sur une plage (22 juillet, plage de Sabrata, Lybie)

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quatre-vingt-quatre personnes, de nombreux enfants, de toutes confessions, des pratiquants, des pas pratiquants, des athées, des agnostiques, juste là rentrant d'avoir admiré l'un des plus beaux usages de paix de la poudre, ailleurs utilisée dans les canons (14 juillet, Nice, France)

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et à toutes les autres victimes de forcenés qui n'ont d'autre religion que la terreur, d'autre de dieu que le Diable, d'autre maître que des diviseurs affamés de pouvoir.

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Pourquoi en faire par abus de langage des guerriers ? 

Pourquoi tomber dans ce piège et tant d'autres ? 

Ne faisons pas aux criminels cet honneur et cette gloire

qu'ils recherchent et réclament !

*

monument aux morts pacifiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, poème de Victorin Maurel

monument aux morts pacifiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, poème de Victorin Maurel

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 07:00
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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 10:11
Bécassine et moi

Oui, je sais, pour ceux qui ne connaissent pas (encore) ma Bécassine, un tel titre peut paraître prétentieux.

Pour ceux qui ne retiennent de bécassine qu'un symbole caricaturé dans un sens ou dans un autre, je n'arriverai pas à les convaincre.

Bécassine mérite pourtant mieux ...

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On dit que Bécassine a été conçue à la veille de sa naissance, le 2 février 1905 dans le premier numéro d'un journal destiné aux petites filles "La semaine de Suzette" et la vas vite par la rédactrice en chef et le premier dessinateur qui passait par là.

En s'emparant d'une maladresse de la petite bonne bretonne de la dame parisienne.

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On dit que c'est pour combler la page vide provoquée par la défection d'une publicité.

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On dit cela ...

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On dit aussi que ce projet a été mis en route en 1904 et qu'il était pensé.

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Mais peut-être je serai plus sage si je laisse la place à wikipedia - Bécassine, dont l'article est fouillé. Dommage qu'il n'en soit pas de même pour celui sur la revue.

Ou à cette page L'art de Joseph-Porphyre Pinchon (1871 - 1953)

La genèse de Bécassine y est expédiée sans prudence mais la suite vaut, me semble-t-il, qu'on la lise avec attention.

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Ma Bécassine à moi, elle s'est concrétisée très tôt dans une poupée en mousse de caoutchouc articulé fidèle à son modèle de bande dessinée, celle que mon grand frère m'avait rapporté de Brest à son retour (voir Retour d'un grand frère)

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Cette poupée-là, elle a longtemps encore égayé les jeux de mes neveux et nièces quand ils la retrouvaient dans mes vieux jouets pendant leurs vacances à la maison.

Jusqu'à ce que le temps, la chaleur, la sécheresse, ne viennent a bout de la mousse et qu'elle finisse à contre cœur à la poubelle.

ma Bécassine, que j'ai bien sûr aussi suivi en bande dessinée, c'est bien autre chose encore, l'un des médiums de mon éducation sociale et d'un certain regard sur le monde, tel qu'il était et se transformait.

peut-être à suivre

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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 09:10

Les oiseaux se cachent pour mourir, tel est le titre français d'un roman de Colleen McCullough, traduit et paru en France en 1978. Un roman devenu très vite un best seller qui m'a été offert cette année-là.

Son titre anglais est Thorn birds, du nom de ces oiseaux qui s'empalent sur une épine pour réduire leur agonie.

J'ai lu ce livre. Une lecture agréable. Oserai-je dire pourtant que je m'étonnais de l'engouement soulevé parmi les jeunes femmes de ma génération ? Je suis peut-être passée à côté.

L'auteur de ce livre vient de mourir le 29 janvier 2015 à 77 ans.

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A-t-elle choisi de partir en hiver ?

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Je me demande si maintenant, les humains se cachent pour mourir, quand ils sentent leur heure venue ou si ce sont les vivants qui se cachent la mort.

La mort des oiseaux

Le soir, au coin du feu, j’ai pensé bien des fois,
A la mort d’un oiseau, quelque part, dans les bois,
Pendant les tristes jours de l’hiver monotone
Les pauvres nids déserts, les nids qu’on abandonne,
Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.

Oh ! comme les oiseaux doivent mourir l’hiver !
Pourtant lorsque viendra le temps des violettes,
Nous ne trouverons pas leurs délicats squelettes.
Dans le gazon d’avril où nous irons courir.
Est-ce que ” les oiseaux se cachent pour mourir ? ”

François Coppée, Promenades et Intérieurs V,
Les Humbles, 1872

François Coppée, wikisource

Les oiseaux se cachent-ils pour mourir ?
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 17:40

 

Fait dans l'urgence pour mettre en ligne avant jeudi midi ... pour eux :

tristement mis à jour dimanche soir

 

Hommage-Charlie.jpg

 

Charlie hebdo 07-01-15

 

il faut rajouter à cette triste liste :

8 janvier vers 8h15 :

Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de 25 ans,

 

 dont on a su ultérieurement que la cible de la police était volontaire

9 janvier à partir de 13 h :

Philippe Braham, client,

Yohann Cohen, salarié du magasin,

Yoav Hattab, client,

François-Michel Saada, client

 

, lors de la prise d'otages d'un hyper-marché casher de la Porte de Vincennes à Paris.

 

Les tueurs de Charlie Hebdo et celui de Montrouge et de la Porte de Vincennes ont trouvé la mort lors de l'assaut simultané de leurs deux lieux de retranchement.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 16:25

 

colombe poignardée Apollinaire calligramme

Calligramme de Guillaume Apollinaire écrit sur le front pendant la première guerre mondiale

 

A deux hommes vivant le même nombre d'années, le monde fournit toujours la même somme d'expériences. C'est à nous d'en être conscients. Sentir sa vie, sa révolte, sa liberté, et le plus possible, c'est vivre et le plus possible. Là où la lucidité règne, l'échelle des valeurs devient inutile. Soyons encore plus simplistes. Disons que le seul obstacle, le seul "manque à gagner", est constitué par la mort prématurée. L'univers suggéré ici ne vit que par opposition à cette constante exception qu'est la mort. C'est ainsi qu'aucune profondeur, aucune émotion, aucune passion et aucun sacrifice ne pourraient rendre égales aux yeux de l'homme absurde (même s'il le souhaitait) une vie consciente de quarante ans et une lucidité étendue sur soixante ans.

Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, Gallimard, 1985

 

Cité par Bernard Marris, Antimanuel d'économie, 2 Les cigales, Editions Bréal, 2006, p 33

premier des textes choisis de l'Introduction, L'Espérance de vie

 

Je ne sais pas si j'ai réussi à transmettre à certains de mes élèves mon enthousiasme envers tes textes sur l'économie, bien avant la publication de ces antimanuels.

 

Tes interventions sur France Inter me manquaient déjà depuis la rentrée de septembre car le vendredi matin tu y parlais trop tôt et maintenant il n'y a plus de possibilité d'un retour

Tu vas nous manquer Oncle Bernard !

 

Toi qui achevait le premier tome de ton antimanuel ainsi :

 

La gratuité et la solidarité laissent augurer que ce que pourra être la société de demain, lorsque le problème économique aura disparu. Il se peut que l'idéologie économique règne jusqu'à la fin des temps : Orwell, Huxley ont raconté la fin de l'histoire et l'éternité de l'horreur économique bien avant Fukuyama.

Mais faisons un rêve : lorsque l'économie et les économistes auront disparu, ou du moins auront rejoint l'"arrière-plan", auront aussi disparu le travail sans fin, la servitude volontaire et l'exploitation des humains. Règneront alors l'art, le temps choisi, la liberté. Qui rêvait ainsi ? Keynes, le plus grand des économistes.

Bernard Marris, Antimanuel d'économie, 1 Les fourmis, Editions Bréal, 2003, p 150

 

A tes frères de rire de Charlie Hebdo, dont Cabu, Charb, Wolinski, Tignous, au cinq autres dont on ne connait pas les noms, aux deux policiers qui ont payé de leur vie la mission de vous protéger.

 

En des temps plus légers, nous aurions pu voir en ce premier jour des soldes quelque chose comme cela :

 

soldes-Cabu.jpg

Cabu, dans le canard enchaîné, 2008

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 11:00

Se souvenir d'Anne-Sophie

 

les yeux dAnne-sophie

et de ses 145 compagnes d'infortune en 2010, 122 en 2011,

148 en 2012, 121 en 2013

25 novembre journée contre les violences faites aux femmes

et tous les jours contre toutes les violences

      ONU 15 mars 2013  enfin un texte signé

contre les violences faites aux femmes et aux filles

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20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 17:00

 

20 décembre 2014

Hier ... il y avait trente ans, le 19 décembre 1984, dans le silence et la solitude d'une chambre d'hôtel anonyme, un homme dont les créations continuent de nous charmer les oreilles à l'occasion d'un film, qui a permis certaines des musiques les plkus connues des années 1960-70-80, dont le nom ne dirait rien à presque tous, un homme à qui l'on allait prendre ce qu'il avait édifié, ce qui cristallisait, ce qui représentait sa vie, qu'il perdait, spolié, utilisé, par des profiteurs qui n'en ont d'ailleurs rien fait, un homme, dans un ultime geste de désespoir prémédité, tirait sa révérence à la vie à l'âge de 54 ans, avec les médicaments qu'il avait précieusement accumulés au cours des mois précédents.

 

Il avait pourtant déjà tout reconstruit au début des années 1960 après l'incendie qui, outre les dommages matériels, avaient détruit tous les originaux de ses enregistrements et de ses partitions. Se relever encore, repartir encore de presque rien était devenu au-dessus de ses forces.

 

A quelques battements d'ailes de la route où, des années plus tôt, il avait pris en stop celle qui allait devenir la femme de sa vie.

 

A quelques battements d'ailes du tribunal qui le chassait de son Domaine. Un Domaine connu du monde entier pour l'excellence de ses studios en résidence.

 

A quelques battements d'ailes de mon lieu de vie à une époque où j'ignorais jusqu'à l'existence de ce haut lieu de la musique vivante du moment ...

 

En hommage, réédition de ce qui suit (première édition 20/08/2013 07:00)

 

Un lieu un an après était le sujet de la semaine dernière Entre ombre et lumière.

Ici, ce sera plutôt un lieu un siècle après ...

 

Je ne sais comment était ce lieu il y a un an, sans doute à peu près identique. J'en ai entendu parler cet été sur les ondes avec beaucoup de nostalgie sans le situer. 

 

Petite fille, c'est ainsi que j'aurais imaginé l'entrée du château où la Belle au Bois Dormant s'était endormie pour cent ans

 

Herouville-16-08-2013---reduc1.JPG

 

L'écrin de la belle endormie fut construit en 1740 et fut longtemps un relais de poste. Je ne sais ce qu'il sera dans 100 ans, mais sur une vieille carte postale, il avait fière allure. Pourtant, c'est dans les années 1960 et 1970 qu'il connut ses heures les plus prestigieuses.

 

CARTE25_chateau-Herouville.jpg

 

Pour en savoir plus : Château d'Hérouville (wikipedia pour le minimum) ; Télérama La folle histoire d'Hérouville

découvrir ou se rappeler la raison de son actualité Clic

Pour voir une photo du château dans les années 1960 Clic

 

et pourquoi pas lire cette page en écoutant l'un de ceux qui ont enregistré dans ce lieu de légende endormi depuis près de trente ans maintenant pour avoir échappé à un projet qui allait le dénaturer et effacer ce qui faisait sa renommée. Je ne vous imposeerai pas mon choix, mais je viens de découvrir cette émouvante vidéo de l'INA avec le maître des lieux en personne : CLIC.

 

ou juste un aperçu de son talent CLIC (chère Hélène) ou CLIC (requiem des barricades pour le film de Robert Hossein Les misérables)

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 11:30

 

Une vedette de cinéma et de théâtre de grand, très grand talent.

Une femme d'une beauté douce et généreuse. De celles dont on se dit c'est possible. l'anti-beauté pin-up. De celles qui irradient non seulement la grâce mais la douceur et la bonté, sans la mièvrerie qui en accompagnait souvent (et même encore maintenant) l'image.

 

Je l'avais déjà vue dans des comédies légères. J'en ai découvert la densité et la profondeur dans Les grandes gueules, avec Lino Ventura qui découvrait aussi une nouvelle facette de son talent et Bourvil, qui n'avait plus à démontrer ses multiples capacités et leur grand coeur engagé.

 

Je l'ai vue de film en film, toujours avec le même bonheur et bien sûr le regret de ne pas la voir plus souvent jouer.

 

Dans La grande vadrouille par exemple ou Ce sacré-grand père ou encore dans le serpent.

Je l'ai vu encore dans Mon oncle d'Amérique, entrevu une dernière fois dans Les caprices d'un fleuve.

 

Elle a longtemps tu sa maladie et mené de front son combat contre la sclérose en plaques et sa carrière jusqu'au moment où la maladie ne lui a plus permis d'apparaître sur les écrans pour des rôles importants. Elle s'est alors engagée en 2001 pour la lutte contre la sclérose en plaques. Est-ce à ce moment-là qu'elle a aussi rendu public cette maladie qui la minait depuis environ ses 25 ans ?

 

j'ai appris sa mort jeudi matin 16 octobre 2014, survenue la veille au soir dans la maison de retraite qui l'accueillait.

 

tele-7-jours_0996.jpeg

 

Une belle personne, vraiment.

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