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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 08:20

Coucou dômi et les croqueurs de mots divers et variés, le programme du défi n°192 est ENFIN paru sur mon blog !!!!! J’avais juste oublié de mettre à l’heure la pendule de programmation et comme sur blogger la lettre d’info des parutions n’est envoyée qu’une fois par jour, vous la recevrez cette nuit 😡
Ceci m’a permis de voir que le blog participatif, peu utilisé c’est tout à fait vrai n’est plus (comment ils disent ? accessible ? valide ? je ne sais plus.) et je n’ai pas le temps de refaire le tour des popotes. J’espère que tu ne m’en voudras pas trop Amirâle, ne râle pas l’amie stp
bises et belle journée les aminautes. Prêts à souquer ferme avec vos plumes dans les eaux calmes des mots à croquer ? Et ne vous tuez pas à la tâche ! rien que du plaisir les jeux d’écriture, pas vrai ?

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 06:00

Réédition de mon défi n°114 mis en ligne le lundi 13 janvier 2014

La "vie" du monde s'est encore accélérée depuis lors mais mon petit texte n'a malheureusement pas vieilli

Le sujet du défi émis depuis ma barre pour les CROQUEURS DE MOTS se retrouve ICI

 

- Arrête donc de frotter, je suis sorti !

- Mais mais, qui es-tu toi ?

- Comment tu ne connais pas ? tu viens de briquer la lampe merveilleuse

- Celle d'Aladin ? Mais alors elle vaut une fortune !

- Tu devrais la garder, moi sorti, elle ne vaut rien ! En revanche ...

- Alors rentre !

- pourquoi ? tu ne veux pas de tes voeux ?

- c'est-à-dire ... combien

- trois

- trois quoi, c'est pas cher payé pour le mal que je viens de me donner ...

- trois voeux, j'ai dit t'es pas un peu sourd ou un peu benêt ?

- Ah c'est sûr si je pouvais tout entendre ...

- D'accord

- Quoi d'accord ?

- Pour que tu entendes tout. Mais je te préviens, tu vas le regretter.

Il vaut mieux ne pas tout entendre.

- Alors pourquoi tu me le proposes ? et d'abord, vire de mon fauteuil !

- T'es sûr ? où m'installes-tu alors !

- Dehors ouste ...

- tu es bien sûr ? si je sors je ne pourrai pas satisfaire ton troisième voeu

- Comment ça le troisième, je n'ai fait encore aucun voeu !

- Si !

- Non !

- Si ! premio) tout entendre

deuxio) que je sorte

- soupir !

- bonbon, j'annule mon deuxième voeu tu peux rester tant que tu voudras mais je ne veux plus t'entendre.

- ...

- tu m'entends ?

- ...

- mais pourquoi tu ne dis plus rien ?

- ... 

- Ah zut, et maintenant il n'y a plus de lumière. Comment ça marche ce vieux machin ?

- ...

Gladiator-Ollampe_licence-libre-BS-Thurner-Hof_2005.jpg
Lampe à huile romaine, musée germain-romain de Cologne,
cliché en licence libre GNU de BS Thurner Hof, 2005
.
Eh Génie, si tu m'entends, voici mes trois voeux :
1) que tout le monde sache s'écouter, s'entendre et se comprendre
- ...
le génie en apparté, eheh  cause toujours, en plus ça fait encore trois
.
2) que le monde rende les armes des combats.
avec mon premier voeu, ce devrait être possible
- ...
.
Le génie toujours en apparté : j'y crois pas ! son premier voeu n'a pas l'air de marcher. Elle n'arrive pas à m'entendre ?
.
3) Il faut que j'arrive à éclairer cette lanterne ... Ah Ca y est !
.
Le génie prend une mine désespérée ...
.
- T'en fais une tête Génie !
.
Le génie continue à penser ... : Je n'ai plus qu'à retrouver mon coin de feu, décidément, il y a encore des progrès à faire pour atteindre l'impossible, adieu ...
.
.
" L'impossible, nous ne l'atteignons pas
mais il nous sert de lanterne."
René Char, L'âge cassant, 1965
 
 
.Ce qui n'a pas changé non plus, mais même difficile cette résolution-là est plus facile à tenir :
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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 07:45
Oyez les croqueurs, mon défi n°143 ...

.

... est visible depuis ce lundi matin sur Fadosi continue qui est mon nouveau port d'attache principal, notamment pour les jeux d'écriture.

il est la réédition d'un des vieux défis des CROQUEURS DE MOTS, le défi n°36 du 23 août 2010.

Je n'ai pas eu la tête à écrire un texte inédit. La matière ne me manque pas mais pour d'autres raisons que celle du billet que je remets en ligne, le sujet est sensible.

Je vais continuer quelque temps à faire ici cette piqûre de rappel, mais cela ne durera pas.

Alors n'oubliez pas maintenant :

rendez-vous sur Fadosi continue

.

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 07:00

Réédition pour le défi n°141 d'Enriqueta pour les CROQUEURS DE MOTS

à suivre aussi et surtout sur Fadosi continue

 

Première édition ~ Billet 459 Le berger qui préférait les contes, 14/06/2010 08:00 ~

 

Je programme, entre deux empêchements, le défi n°31 pour les Croqueurs de mots,

La barre y est fermement tenue pour la quinzaine par Hauteclaire, et vaille que vaille, nous surnagerons bien aux orages.

 

Mais si mon blog saute du  billet 456 au billet 458, c'est que je n'aurai pas pu programmer le casse-tête de la semaine. Il faut dire que les caprices de la météo ne s'invitent pas que sur la toile.

 

Mais revenons aux contes.

Certains de mes plus anciens visiteurs se souviennent peut-être du berger qui dévorait les livres.

Certes, il s'était attaqué aussi à des trucs sérieux causant de comptes. Il faut dire qu'il était faché avec l'orthographe et n'avait aucune notion de la valeur des choses. Ou alors, il avait des goûts de luxe.

 

Dévorer l'un des rares livres de la bibliothèque qui ait un peu de valeur ! Figurez-vous que je l'ai découvert seulement à l'occasion de cette mésaventure !

 

Ainsi donc, cet ami de l'homme habituellement docile n'aimait pas rester seul. Et pour tuer le temps, trouvant trop coriace les mots clés de l'univers fiscal de 1991, touchant à peine au manuel d'Excel, il décida de rééecrire à sa manière non pas un mais des contes de Charles Perrault et de Madame d'Aulnoy ...

 

collection du bleuet - reduc1

 

... avec une étrange prédilection pour les illustrations de Germaine Bouret ...

 

livre dévoré 2 - reduc1

cette croqueuse de gamines, un rien effrontées, un brin coquines et délurées, déclinant en pleine guerre une proposition de Walt Disney de rejoindre sa jeune équipe pour dessiner des collections d'images pour les pupilles de Pétain et plus prosaïquement faire vire, en France, ses propres imprimeries.

 

La question demeure aujourd'hui posée. Pour quelle sorte d'écrits tournaient les rotatives ?

 

On oublia. Après tout, ce fut aussi une parenthèse pour Coco Chanel et bien d'autres VIP de l'époque.

 

L'appétit pour les contes de notre berger fut sélective :

 

GBouret les fées - reduc1    

Respect pour les voeux desfées penchées sur le berceau ... La part de rêve ...

 

GBouret chat botté - reduc1

 

Le chat botté et le roi n'en ont perdu que quelques plumes du chapeau. Sans doute le berger avait-il deviné que dans notre monde post-moderne, ne survivent que les puissants et les débrouillards rusés.

 

Aucune pitié en revanche pour le pauvre Riquet à la Houpe dont la difformité l'excluait. Nous ne verrions plus ce genre de discrimination de nos jours, pas vrai ?

 

GB riquet a la houpe - reduc1

 

Notez bien que notre berger a un faible pour les scalps de dames. Il a bien entamé la mie de Riquet et s'est délecté de la chevelure de la soeur Anne.

 

GBouret Barbe bleue - reduc1

 

Il est curieux de le voir bien plus respectueux des enfants : laissant  intact le petit poucet,

 

le petit poucet Germaine Bouret - reduc1

 

il a dû trouver l'ogre plus en chair et à son goût !

 

D'ailleurs, c'est le loup qu'il a croqué, épargnant le petit chaperon rouge

 

GBouret petit chaperon rouge - reduc1

 

semblant dire ainsi combien il en avait assez de cette réputation infondée de férocité héritée des contes et de ce lointain ancêtre.

 

berger conteur1 - reduc1    

 

Comme le bon vieux Georges*, je suis prêt à lui manger dans sa menotte, parole de berger !

 

* Georges Brassens, 1921 - 1981, Je me suis fait tout petit, chanson de 1956

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14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:50

mon nouveau port d'attache pour les jeux littéraires se trouve sur

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 06:00

 

Avec le mot Résistance, enriqueta ouvre grand les portes de l'expression pour ce défi n°139 des CROQUEURS DE MOTS en précisant en fin de présentation :
" Toutes les résistances, de toute nature, de tout lieu et de toute époque sont acceptées pour ce défi."

 

Passée la tentation de s'en tenir à la Résistance avec un R majuscule, nom propre qui désigne (sic le dictionnaire wiktionnaire) "Ensemble des mouvements et réseaux clandestins qui durant la Seconde Guerre mondiale ont poursuivi la lutte contre l'Axe et ses relais collaborationnistes sur le territoire français depuis l'armistice du 22 juin 1940 jusqu’à la Libération en 1944." le nom commun offre un nombre étonnament grand de polysémies, des sciences dures au vivre ensemble ... ou pas.


Des sens qui relèvent tous, dans des champs sémantiques très différents, de la "qualité" (encore un nom qui prête à toutes les confusions) de qui ou quoi s'oppose avec plus ou moins d'efficacité à l'action d'un autre (humain, animal, groupe, objet etc). Autrement dit et pour simplifier à l'excès, la résistance qualifie l'attitude de forces qui se confrontent.


Quelquefois aussi, à l'instar de la définition de la Résistance avec un R majuscule, le nom résistance glisse vers le dispositif qui permet la ou les actions de résistance.


Je m'en tiendrai à la résistance électrique, qui dans mon souvenir d'enfant, désignait le joli ressort du radiateur d'appoint qui rougeoyait dans la nuit et celles du grille pain ou du four, bien avant mes premières notions d'électricité. J'aurais pu alors y ajouter les diodes ou les transistors du poste de TSF, et même le joli filament blanc des ampoules électriques qui un jour finissait par casser. Et plus tard, les circuits imprimés puis les puces électroniques de plus en plus miniaturisées qui permettent ou non le passage du courant électrique.


J'aurais sans doute, avide d'apprendre sur l'électricité, alors que mon père, électricien, m'en tenait à distance sans explications, comme mes soeurs, mais non mes frères, j'aurais pu apprécier les cours de physique de seconde, mes premiers cours puisque j'avais pris une voie d'études classiques, si le programme avait commencé par là.
Au lieu de cela, l'étude a d'abord porté sur les forces mécaniques et leurs oppositions. Allez savoir pourquoi dès lors mes neurones ont opposé une telle force de résistance à l'apprentissage de la physique !


J'aurais pu laisser mes pensées vagabonder sur d'autres illustrations des résistances, j'aurais pu. Il faut bien que je résiste à la tentation de continuer ce billet déjà trop long. Je sais que j'en ai déjà perdu en route qui n'ont pas résisté à l'ennui et à l'envie d'aller lire ailleurs ce qu'en écrivent d'autres croqueurs de mots.
J'ai toujours regretté de ne pas avoir étudié sérieusement les sciences, mais je n'ai jamais regretté ce que j'ai appris d'autre. Le temps d'un élève n'est pas extensible et je mesure ma chance, par rapport à mes soeurs ainées, d'avoir pu faire des études dites supérieures, en dépit de la force de résistance redoutable de l'atavisme familial.
 

Quand on considère l'espèce de domination que, de tout temps, les hommes ont tenté d'exercer sur les femmes ; la résistance qu'elles n'ont cessé d'y opposer ; le peu de moyens qu'ils ont de se garantir de leur influence, et la parfaite compensation établie entre leurs facultés et leurs devoirs, on finit par se convaincre que toute idée de supériorité d'un sexe sur l'autre est vaine et illusoire, et que cet instinct d'autorité, qui semble inhérent aux hommes, ne leur a pas été donné pour que nous fussions dominées par eux, mais, au contraire, pour qu'ils ne fussent pas dominés par le genre de pouvoir et de séduction qui est notre partage.

Pensée de la princesse Constance de Salm (autrement appelée Constance de Théis), probablement extrait de De la condition des femmes dans une république, 1800

Constance de Théis

Défi n°139 : Résistance

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Constance de Théis, 1767 - 1845, poétesse et femme de lettres française

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Défi n°139 : Résistance

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 06:00

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Oui C'est en image que lilousoleil nous propose le défi n°138 des CROQUEURS DE MOTS

Je vais juste vous proposer une image que vous traiterez comme vous le souhaitez
Une inspiration ou pas, une prose ou des vers, une langue belle, ou une langue verte
Faites vous plaisir, faites-vous plaisir.
Vous utiliserez l’image dans son entier, ou des morceaux ou des couleurs…

lilousoleil

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En image ... et de chair et d'os

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L'image est une page de sélection du cahier de l'OBS. Intention graphique pour objets très chers et impossibles à utiliser dans la vraie vie.

Si le bonnet étam est à 12,90 euros, une minaudière Prada vaut 1500 euros.

Une minaudière ? je connaissais l'objet entrevu à la main des peoples dans des magazines ou aux cérémonies de remises de prix. Je découvre le nom. Pour quoi faire ? Minauder avec le diable ?

Je pensais que ces objets n'avaient que la fonction d'être montré sur papier glacé.

Pourtant ...

Elle a une silhouette menue de femme-enfant, un visage triangulaire entre chat et souris qui rappelle celui de Françoise Sagan, jeune, des cheveux blonds et aussi fins que sa peau est claire, un trois-quarts en fourrure de léopard ou de panthère, ou d'ocelot. vraie ou fausse fourrure je ne sais. Je ne vais pas lui poser la question. Aux pieds de ses jambes d'adolescente, une paire de converses dorées à semelle, parements et lacets blancs.
J'allais oublier un phone à housse genre mynnie mouse, ou kytie, je ne sais plus ... Elle avait des oreilles en peluche en tous cas et je crois qu'elle était rose gamine.
L'égérie d'une Une de magazine, en chair et en os. Les visiteurs de l'exposition sont rares en ces lendemains de tragédie. Nous goûtons amèrement le silence et l'espace laissé par les classes qui ont dû annuler leurs sorties.
Je ne savais pas que l'on pouvait, en vrai, s'habiller ainsi. Et pour personne puisque apparemment, elle est seule.
Barbarella ? espionne ? ultra-riche désoeuvrée ou créatrice de mode ?
Moi qui croyais que ces objets n'étaient fait que pour figurer dans les pages promotionnelles des journaux, du moins ceux qui vendent ainsi, sans trop y regarder, aux marchands du temple, le prix de leur autonomie éditoriale.

Je ne sais s'ils peuvent ainsi préserver leur liberté d'expression. Ne dit-on pas que le diable se cache dans les détails ?

Jeanne Fadosi, dimanche 8 février 2015, pour Croqueurs de mots.

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 11:00

 

Début ici --->

 

Revenues à la surface, comment trouver son chemin à la sortie de la bouche de métro ? le quartier quadrillé de rues à angle droit avait fait place à une série d'immeubles de grande hauteur, de placettes, de rues piétonnes en arcs de cercle, de passages joliment carrelés, fleuris de corbeilles retombantes ... Un décor pimpant tout droit sorti de l'imagination d'un architecte talentueux. C'était original, surprenant, beau. Bien vite elles s'étaient rendu compte qu'elles venaient de passer pour la troisème ou la quatrième fois au même endroit.

Leur plan était récent et ce "quartier" dans le quartier, derrière lequel on devinait des logements modernes et confortables derrière les portes à digicode y figurait bien. Le sens de l'orientation de son amie n'avait pas de prise dans cette logique qui leur échappait. Sans doute les habitants avaient-ils pris leurs marques et se mouvaient dans cet espace comme chez eux. Mais les deux amies, fatiguées, en sueur sous ce soleil d'été ravageur, sentaient monter un malaise indéfinissable. Elles sont sorties de ce décor futuriste et minéral sans comprendre comment. Soulagement de retrouver des rues, des trottoirs, des boutiques, des noms de rues évocateurs. A deux pas de cette architecture à la fois belle et dépersonnalisante, elle retrouva avec soulagement ses repères.

Un soulagement étonné. Le quartier de l'enfance de sa maman, celui où elle venait en vacances et en visite chez ses tantes, n'avait pas vraiment changé. Les jardins devant les immeubles avaient rétréci ainsi que le square. Mais tout était là, propret, paisible, souriant sous le soleil, rafraichissant sous la ramure des arbres centenaires. Il ne manquait plus que les mômes en blouses grises se bagarrant dans la poussière pour un calot contesté dans un jeu de billes, l'orchestre du dimanche sous le kiosque, les amoureux timides immortalisés par Peynet, Doisneau, Izis ou Willy Ronis ...

 

Paris-XV_1---reduc1.jpg

HBM1de la fondation Rotschild, Groupe Bargue, 1912

 

1.- habitation à bon marché, loi Siegfried du 30-11-1894

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 06:00

 

Défi 137 des Croqueurs de mots piloté par Martine35 depuis son Quai des rimes sur le THEME "RETROUVAILLES" 

Racontez en prose ou vers des retrouvailles qu'elles soient voulues, de hasard ou même imaginaires avec : 

soit une personne ( ancien ami, amour passé, proche, connaissance) 

soit un objet, un lieu ou une perception visuelle, olfactive, auditive…

les participants pourront être affichés sur le blog participatif des CROQUEURS DE MOTS s'ils se font connaitre à Martine

 

J'avais beaucoup d'hésitations à ce sujet et je craignais aussi la panne de mots devant des afflux de sensations, des ressentis difficiles à traduire en mots. et puis j'ai les mots maladroits en ce moment.

Finalement, je n'arrive pas à raccourcir ce que j'ai commencé au brouillon. alors je vous le livre en deux billets

 

Elle se demandait bien ce qui l'avait motivé lorsqu'elle s'était mis en tête de revenir dans ce quartier. Une promenade sans guide vert à la main, le nez au vent avec juste les traces de sa mémoire. L'envie de partager un peu de son enfance avec cette amie qui ne connaissait de Paris que leurs quartiers d'étudiants et les lieux offerts aux vacanciers. Tourisme ? Il y avait un peu de cela bien sûr. Elles ne boudaient pas leur plaisir de voir certains lieux célèbres dans le monde entier. Le mot tourisme ne lui convenait pourtant pas. Non pas pour la condescendance du regard des nouveaux habitants de la capitale. Leurs promenades urbaines prenaient le temps de la redécouverte, à pied souvent, avant la fatigue, sur les pas d'un Paris moins couru des grands "tour operators". celui où il n'y avait pas de musée à visiter au pas de course ou de boutiques de souvenirs à dévaliser.Et puis après tout, ces "bobos" comme on les appelait, vu de leurs provinces ou d'autres pays, ne les considérait-on pas aussi avec un certain dédain dont ils pouvaient s'offusquer ?

La pollution n'était pas la même. Devenue presque inodore, elle s'insinuait maintenant partout, dans les sinus, les bronches, les yeux. L'épuisement les gagnait plus vite et pas seulement à cause de l'âge. Alors elles prenaient le métro pour raccourcir leurs efforts. Lui aussi, il avait changé. Plus confortable malgré la brusquerie de certains conducteurs, plus silencieux. Dans ce ventre de Paris elles n'y regrettaient pas l'âcreté des odeurs qui y régnaient dans leurs années de jeunesse. L'étonnement venait aujourd'hui de ces immenses courants d'air qui vous transperçaient la couenne malgré les manteaux à vingt mètres sous terre pourtant.

Fallait-il regretter les immenses couloirs gris antracites carrelés de blanc, les portillons se refermant à l'approche des rames qui avaient remplacé les poinçonneurs (et poinçonneuses) ? Les rames vertes de deuxième classe et celle du milieu de première classe,rouge et qui offraient le privilège de pouvoir s'asseoir même aux heures de pointe et d'être entre soi ? Avec partout les mêmes banquettes en lattes de bois verni et les places prioritaires ? L'omniprésence des grandes affiches publicitaires qui avaient progressivement recouvert les murs des stations et des couloirs ? La foule compacte se hâtait et se bousculait comme naguère. Le vêtement différait sans déroger à l'uniforme terne. Les écrans tactiles et les casques avaient remplacé les journaux mais on ne se parlait pas davantage. Sauf peut-être au moment des grandes suppositions sur les épisodes à suivre de Janique aimée ou de l'homme du Picardie. Elles se surprenaient, comme il y a quarante ans, à presser le pas, happées par la cadence.

à suivre --->

 

place-saint-Sulpice---reduc1.JPG 

bouche de métro Saint Sulpice

 

Générique du feuilleton Janique aimée

un p'tit coup de nostalgie avec l'homme du Picardie ou Janique aimée ?  

On n'oublie rien, Jean Marais

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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 09:00

 

Qu'on se le dise, qu'on fasse circuler cette information capitale !!!!

 

C'est Martine qui prend la barre lundi matin 19 janvier 2015

depuis son Quai des rimes

pour le défi n°137 des CROQUEURS DE MOTS

sous la supervision depuis son lieu de détente du capitaine Dômi ,

soutenue de loin par l'âmirale Tricôtine

 

le sujet m'intéresse fort, c'est mon inspiration qui est à la peine en ce moment, à l'unisson de mon désarroi et de mon humeur chagrine.

Alors, pour m'obliger à écrire et ne pas être tentée par la paresse de la réédition, je vous invite aujourd'hui à lire ou relire ce que j'avais écrit pour les Mots de tête de Brunô, avant qu'il ne structure cet atelier d'écriture informel en créant CROQUEURS DE MOTS dans ce que Over-blog a appelé de ce beau mot de "communautés"* :

 

Retour d'un grand frère

 

gerard-marin-seul1.jpg

 

* communauté : substantif féminin, (de mon temps on disait nom commun, étonnant non ?)

État, caractère de ce qui est commun à plusieurs personnes. Communauté d'intérêts, de sentiments, de vues

Ensemble de personnes vivant en collectivité ou formant une association d'ordre politique, économique ou culturel ou ...

voir définitions du cnrtl, du Larousse, de wikipedia

voir aussi les définitions de l'adjectif qualificatif commun, commune (cnrtl)

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(clic sur son regard pour comprendre ... un peu)

 

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