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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 16:07

~ Billet 23 ~

That is the question.
Shakespeare se posait et posait au public cette question intemporelle dans Hamlet au tout début des années 1600, (première publication en 1603). Il ne doutait pas un seul instant sans doute que cette réflexion était prise dans le plus profond de la grande interrogation sur le pourquoi et le comment.
A-t-il supposé, craint peut-être,  que ce genre de pensée serait utilisée de manière tellement réductrice comme alibis par des négationistes de tout poil ? Du coup, il n'est pas possible d'émettre quelque doute sur le bien fondé de théories scientifiques à leur crépuscule. Dans le naufrage de la pensée économique néo-libérale de Milton Friedman, comme dans d'autres paradigmes dans des sciences plus dures, des idées neuves ont bien du mal à se faire entendre. Encore heureux que ces savants courageux mais muselés ne soient plus condamnés à mort ou emprisonnés à vie. Nos sociétés dites civilisées se contentent d'orchestrer voire d'organiser leur mort sociale tout en laissant une large place aux divagations créationnistes ou autres.
Il ne faudrait pas oublier qu'avant la reconnaissance du bien fondé de la pensée de Copernic et de Galilée, le dogme de la terre comme centre de l'univers, et l'univers comme seul monde dans l'espace, était La Vérité Scientifique.
Pauvre Marion Cotillard qui a dérapé "grave" sur la réalité d'évènements historiques incontestables dans notre réalité tangible en trois dimensions. Et pauvres êtres pensants dans notre monde d'images et de second life.

Dans mes réflexions,
         il y a  je sais
et je sais surtout que je ne sais pas grand chose.
        Il y a je crois
j'aime être crédule, faire confiance et je rage (rassurez-vous c'est très enfoui en mon for intérieur) quand je m'aperçois, bien plus tard souvent, que j'ai été bernée.
        Il y a je pense, je réfléchis et mes neurones sont encore en alerte.
     Il y a je rêve, j'imagine, je m'émerveille, et bien souvent ces voyages imaginaires débouchent sur de la poésie, un monde plus doux à vivre, une utopie sans doute irréaliste.

Et puis, il y a j'observe et dans la réalité du jour, dans la misère ou le ridicule, je glane une parcelle de joie et de lumière gratuite, fortuite, éphémère....

Pour le photographe, ce sont les oies qui sont dans l'enclos grillagé, avec mare et verdure et chemins. Leur espace était suffisamment grand et sans doute était-ce leur seul monde connu. Alors pour ces oies, qui étaient ces humains enfermés de l'autre côté du grillage ?

Penly23 aout08 - reduc1

 

Bof, quels curieux, ces humains. Nous , nous traçons notre route !

Penly24 aout08 - reduc1



C'est encore loin, j'ai l'impression d'être déjà passé par là ! Mais non ce n'est qu'un illusion, t'occupe, ils sont dans la télé.

.

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commentaires

H

C'est sûr que vu de ce côté-là...
On doit avoir l'air bête, derrière notre grillage!
Bon dimanche,
Hélène.


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J

Je le pense aussi
Belle semaine


Z

J'avoue que ma mémoire va mal !!!
Désolée, l'essentiel est de dire merci, plutôt deux fois qu'une ! 
Bisous Jeanne 


Répondre
J

Oui oui et même une troisième fois si tu veux
Bises Zip de Zoup


Z

Bien tournées tes reflexions... oui, il y a la poésie pour s'évader d'un monde décevant parfois et contradictoire... Nous savons bien que c'est un peu de couleur sur le gris environnant ! Mais on
en a besoin...
Je vois que tu as mis mon petit zoizo... merci Jeanne et gros bisous
Zoupie 


Répondre
J

Mais oui, pratiquement dès que tu me l'as envoyé. Et tu l'avais vu aussi mais le temps du blog est celui d'une étoile filante et je m'a perçois qu'en revanche, je ne t'avais pas répondu
personnellement. Excuse-moi.
Bises et belle journée


F
Tu crois qu'elles continuent à tourner sans fin ?
Répondre
J
j'aurais aussi pu évoquer ce billet dans le thème sur l'empreinte et le rattacher aux oies de Konrad Lorenz
Répondre
J

J'ai entendu hier matin le très beau nouveau texte d'Abdel Malek où il a tout compris de cette question fondamentale


J
Ces oies-là ne peuvent pas voyager ! Sont-elles domestiquées ?
Répondre
J


Dociles en tous cas !



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